2 novembre, fin de salaire pour les Européennes

Photo Image Money sur Flickr. Licence CC BY 2.0
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Cette journée symbolise les inégalités salariales entre hommes et femmes en Europe. Avec 16,3% d’écart en moyenne, c’est comme si elles étaient payées 59 jours de moins par an.


 

 

Une autre façon de percevoir les inégalités salariales entre hommes et femmes. « Lundi 2 novembre marque le jour de l’année où les femmes en Europe cessent de percevoir un salaire quand les hommes continuent d’être payés jusqu’au 31 décembre », rappellent trois commissaires européen.ne.s.

En effet, le salaire horaire moyen des femmes en Europe est inférieur de 16,3% à celui des hommes. Ce qui correspond à une différence de 59 jours de salaire sur une année.

Voir aussi la page de la Commission européenne consacrée à l’écart de rémunération entre hommes et femmes

Les commissaires rappellent que cet écart « n’est pas seulement injuste, injustifié et inacceptable à court terme », il l’est aussi à long terme puisqu’il « s’accumule au long des carrières des femmes et résulte en un écart de pensions de retraites encore plus significatif, les pensions des femmes étant inférieures de 39% à celles des hommes.

Ils soulignent encore qu’« au rythme actuel, les écarts de salaire entre sexes se réduisent si lentement que nous devrons attendre 70 ans, soit deux générations, pour atteindre l’égalité salariale ».

En France, l’écart de rémunération entre hommes et femmes est légèrement inférieur à la moyenne européenne, et a diminué davantage ces 5 dernières années, passant de 16,9 à 15,2%. Les Françaises travailleraient ainsi pour des prunes à partir du 6 novembre.

Lire aussi : Salaires hommes/femmes, le contre-modèle allemand

Dans un communiqué à l’occasion de ce 2 novembre, le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCE/fh) rappelle « quelques-uns des facteurs qui contribuent à cette inégalité des salaires dans l’ensemble de l’Union européenne :

postes à responsabilité essentiellement encore occupés par des hommes ;

partage inégal des tâches domestiques et de soins aux enfants ou parents âgés ;

temps partiel pour une femme salariée sur trois ;

– interruptions de carrière (grossesse, congé parental, accompagnement d’un parent…) avec incidence négative sur les salaires, les carrières et les retraites.

Par ailleurs, note le HCE/fh, « les emplois essentiellement occupés par des femmes sont dévalorisés, et la discrimination salariale, bien qu’illégale dans les 28 Etats-membres, persiste partout ». Et d’appeler la Commission européenne « à poursuivre et amplifier sa volonté de voir les Etats-membres prendre des mesures ambitieuses pour assurer l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ».

Les commissaires européen.ne.s rappellent de leur côté qu’une nouvelle feuille de route pour améliorer la conciliation travail/famille est au programme de l’année 2016. Mais il s’agit d’un programme plutôt frileux.

 

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Le salaire moyen en 2013 : 1943 euros pour une femme, 2399 euros pour un homme

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