Burkini pour noyer de gros poissons

plageC’est la polémique incontournable de l’été. Un concours de zizi sur le dos des femmes… qui envenime le sujet.


 

Cet été, des femmes s’exposent sur les plages en burkini et réveillent la polémique ouverte au mois de mars dernier, lorsque des marques de vêtements ont mis ces nouveaux costumes sur le marché. Tout part à vau-l’eau dans un savant jeu de chaises musicales de victimes – de racisme ou de terrorisme. Les femmes, concernées au premier chef, sont juste les instruments de la polémique.

En Haute-Corse, à Sisco, une bataille entre une famille maghrébine et de jeunes Corses a d’abord été rapportée par la presse locale comme étant causée par le port du burkini. Puis il a été dit que l’objet du courroux était l’occupation de l’espace ou des photos de femmes prises par les jeunes Corses et par des touristes. Bref c’est confus.

Toujours est-il que, dans la foulée, les maires de plusieurs villes allant de la Corse au Pas-de-Calais ont interdit le port du burkini sur les plages avec des arguments qui semblent parfois mettre de l’huile sur le feu. Thierry Migoule, directeur général des services de la ville de Cannes explique au Parisien : « Il ne s’agit pas d’interdire le port de signes religieux à la plage, mais les tenues ostentatoires qui font référence à une allégeance à des mouvements terroristes qui nous font la guerre. » Sur France TV info, il ajoute que se baigner sans se découvrir, est, à ses yeux, “un signe ostentatoire d’adhésion à un mouvement qui nous combat, au jihadisme”.

Voilà qui ressemble fort à un concours de zizi instrumentalisant les femmes sur un mode « tu leurs mets le burkini, je les oblige à l’enlever et on va voir kikalaplusgrosse ».

En attendant, ce sont les femmes qui sont verbalisées, condamnées et pas les prêcheurs décidant de ce qu’il doit advenir de leur corps. En jouant la carte du rapport de force, ces maires offrent un boulevard aux promoteurs de la burqa et autres tenues dites « pudiques » pour se placer en victimes. Le risque est de fausser le débat en mettant dans le camp des racistes et anti-musulmans toute personne opposée au port de vêtements dissimulant le corps des femmes pour le soustraire à la concupiscence supposée des hommes. Et faire taire les arguments contre la burqa.

Faut-il rappeler qu’être contre la burqa ou même le voile ce n’est pas être hostile aux femmes qui le portent mais au symbole que ces vêtements représentent pour les droits des femmes ? On peut être contre la pauvreté mais pas contre les pauvres, être hostile à la prostitution mais pas aux prostituées, souvent victimes de traite des êtres humains…

Faire du contrôle du corps des femmes un sujet de rapport de force entre hommes politiques est assez contre-productif. C’est à l’école, dans les œuvres culturelles, dans les médias d’information nourrissant l’imaginaire collectif qu’il faut parler d’égalité des sexes. Sans arrière-pensée politicienne. (A noter : pendant ce temps des parlementaires manœuvrent en douce pour éviter la loi sur le non-cumul des mandats, une loi qui permettrait à davantage de femmes d’être élues.)

 

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26 réflexions au sujet de « Burkini pour noyer de gros poissons »

  1. Sur la question du burkini et les nombreuses interventions masculines, j’ai retenu la passe d’armes ziziesque entre Raphaël Enthoven et Mathieu Potte-Bonneville. Partant d’un tweet d’Enthoven ainsi rédigé : “les partisans du burkini défendent-ils, au nom de la tolérance qu’ils invoquent, le port du string sur les plages saoudiennes ?” voilà nos deux compères philosophes discourant, à coups de références et de tournures démontrant toute l’étendue de leur brillante culture, sur le parallèle string/burkini, le peu ou le trop de tissu, les Lumières versus l’Obscurité, les différences de moeurs, de coutumes d’un pays à l’autre, sans JAMAIS faire état ou interroger un paramètre qui crève pourtant les yeux : rien de ce qu’ils décrivent ne les concerne ou ne pèse sur eux, hommes. Ils raisonnent, ils raisonnent, ils raisonnent, en bon petits soldats de la Patriarquie, sans voir qu’ils tournent finalement dans le même bocal androcentré que leurs compatriotes saoudiens, au moins dans leur manière de s’extraire, en tant que genre masculin, de la problématique des injonctions genrées. Ils évoquent tranquillement une règle du jeu pesante ou contraignante, dont ils savent qu’elle ne les concerne pas, qu’elle ne remet aucunement en cause leur liberté à eux de se vêtir comme ils veulent où qu’ils soient, sur une plage à Nice ou à Al Khobar : avoir un pénis les exempte à jamais de choisir leur camp entre le saint et le salop.
    La palme de la phrase misogyne revenant à Enthoven (je cite) ” C’est la façon dont nous préférons couvrir les femmes ici, que les déshabiller là-bas.” Il n’a pas osé écrire “nos” femmes, mais j’ai quand même une folle envie de le haïr. Comment peut-on se permettre d’écrire une pareille phrase, sans être persuadé de la «naturelle» supériorité du masculin, induisant la propriété des corps féminins, à habiller/déshabiller comme on jouerait avec des poupées passives et sans volonté propre ???

    1. Il y a deux choses qui me choquent dans ce débat sur le burkini

      1 Beaucoup d’hommes prennent la parole. Comme vous, je ne vois pas bien en quoi ils sont concernés. Dans les deux cas, ils voudraient imposer aux femmes une manière de s’habiller. Je trouve que c’est particulièrement grave comme dérive démocratique.

      2 Si on impose le non port du burkini (ou de tout autre vêtement d’ailleurs), en quoi on est différent de ceux qui l’imposent ?

      Vouloir contrôler les vêtements des femmes c’est un réflexe sexiste dans les deux sens. Ca fait reculer les droits des femmes. Encore une fois.

      #JeNePortePasDeBurkiniMaisJeMeBattraiPourQueVousPuissiezEnPorter.

      1. on est différents de ceux qui imposent le port du burkini parce que quand on l’impose on entrave la liberté de toutes femmes. Au lieu de se battre pour que chacune puisse le porter, il vaut mieux se battre pour que partout dans le monde personne ne puisse insulter, lapider, agresser une femme qui ne le porte pas.

        1. Mais l’un n’empèche pas l’autre!

          Quand on impose de ne pas le porter, on entrave AUSSI la liberté des femmes !

          1. Et vous croyez vraiment qu’on peut permettre aux femmes d’être libre en les incitant à porter un vêtement qui les emprisonne et fait du tort à celles qui le le portent pas ? Libre de choisir ses chaînes en somme

          2. Il ne s’agit pas d’inciter qui que ce soit.
            Il s’agit de respecter le choix des femmes.
            Quel qu’il soit.

            je trouve assez sidérant que tout le monde se sente mieux placé que les concernées pour décider à leur place.
            le sexisme décomplexé et intégré à de beaux jours devant lui 🙁

          3. Vous confondez 2 cultures ,si un homme veut imposer à une française de culture française(je précise)le port d un vêtement ou l interdire et bien je lui souhaite bon courage il risque d en entendre des vertes et des pas mures les femmes de culture française on une longue histoire d indépendance vis à vis des hommes ce qui n est pas le cas d une femme de culture maghrébine qui elle depuis des générations est censée pour être une bonne épouse obéir à l homme etc…elles ne sont pas sur un pied d égalité à ce sujet.de plus le communautarisme l obligera à suivre même si elle le niera devant témoin pour ne pas passer pour une mauvaise épouse et une mauvaise musulmane.elle n aura pas un couteau sous la gorge c vrai mais plutôt une pression due à la communauté dont elle fait partie

  2. J’ai vu ça comme ça, au début. Puis j’ai aussi trouvé très désobligeant pour ces femmes, et pour les femmes en général, de décider que ce sont exclusivement les hommes qui instrumentalisent les femmes, ici, en France.

    Des femmes en burkini sont interrogées par la presse et elles disent qu’elles ont choisi. Et finalement quand un homme choisit l’intégrisme on ne remet pas en cause sa bonne foi. Les femmes politiques, et les femmes en général, musulmanes comprises, prennent la parole dans ce débat.
    Bref, c’est vrai qu’à la fin ce sont les femmes qui payent. Et c’est vrai aussi que les intégristes utilisent la burka comme symbole de leur idéologie, dispensant les hommes de cette dissimulation corporelle et cette exhibition politique. Mais finalement le problème majeur est qu’on discute de l’interdiction ou pas du burkini et personne n’ose argumenter avec les femmes qui le portent ou les hommes qui le promeuvent. Une fois qu’on est rassuré sur la liberté de leur choix, on s’en tient à “chacun ses convictions”. Or c’est bien sur le terrain du débat de fond qu’il faudrait aller.

    Quant à celles à qui ces tenues sont imposées, outre l’inutilité évidente de ces arrêtés anti-burkini, elles n’ont pas à mon sens un problème vestimentaire mais un problème hélas classique de violence domestique, avec les mêmes difficultés d’emprise, de peur, etc. que les autres. Ma seule incertitude étant de savoir ce qu’il adviendrait d’un dépôt de plainte d’une femme forcée par son conjoint à porter une tenue vestimentaire (burkini ou mini-jupe, d’ailleurs….)

  3. Le fond sur lequel la société et les politiques devraient réfléchir comme pour tout ce qui concerne le corps des femmes c’est uniquement la notion de “consentement libre et éclairé”…au delà duquel toute injonction serait une violence sexuée …le sexisme peut être autoportant pas la peine de l’accoler a un autre acte…la femme est la seule a pouvoir disposer de son corps et ce sont les hommes qui se soumettent a cette injonction…Il faut peut être écrire clairement dans la loi. Si ils doivent apporter eux même la preuve du consentement au lieu de toujours fixer les femmes voilées alors effectivement celles qui le souhaite pourront éventuellement s’émanciper car leur parole ou les témoignages suffiront.

    1. Pas tout à fait d’accord. Porter une burka parce qu’on est une musulmane pieuse ou une salafiste militante, c’est un consentement libre et éclairé. Car la liberté c’est aussi choisir ses chaines et l’éclairage c’est aussi choisir sa lampe. Pour ma part, l’augmentation du port de la burka dans les rues, librement choisi, me pose un problème. J’ai du mal à voir de plus en plus de femmes s’auto-enfermer ainsi, et je n’ai pas envie de considérer que la discussion est illégitime parce qu’elles ont choisi. Je pense qu’elles font un mauvais choix. Elles pensent sans doute aussi que je fais un mauvais choix. OK, argumentons.

      Il faut donc oser entrer dans le débat. Reparler, sur le fond, de la notion de pureté, de pudeur, du corps et du regard des hommes et des femmes. La République a des choses à dire, au-delà des principes. Il y a des philosophes, un corpus historique, littéraire. Après tout, nous avons établi tout cela au sein d’une société catholique qui avait des valeurs sexistes similaires. On a certes légiféré, et oui il faut admettre qu’on a parfois “libéré les gens contre leur gré” mais on a aussi convaincu parce qu’on a argumenté et illustré. Les féministes, que je sache, ont bien construit leur pensée en remettant en cause les contraintes sociales d’elles-mêmes, en trouvant de bonnes raisons de le faire.

      Et bien sûr, en interne à l’Islam, il y a un débat aussi à porter sur ces mêmes sujets et sur la notion de liberté dans la pratique religieuse. Je ne suis pas musulmane, je pense que ce débat existe mais je peux pas dire grand chose de plus.

      1. Nous sommes d accord mais les musulmanes le sont par naissance ,il faut donc interroger le consentement vis à vis d une soumission….La difficulter est de s emanciper des traditions que certains veulent faire passer pour sacrees…ont peut desirer avoir des chaines bien sur mais notre droit fondamental c est d avoir la cle du cadenas

        S

        1. C’est toujours difficile d’interroger le consentement vis à vis d’une soumission, ou même sans aller jusque-là, d’une éducation, et le rôle des responsables musulmans est important. Car il faut bien sûre redire qu’on peut être une musulmane remarquable sans voile.

          Cela n’a pas forcément de lien avec le fait d’être musulman de naissance. Dans toutes les religions, les convertis sont souvent plus militants et plus intégristes que les natifs. C’est le cas aussi avec l’Islam.
          En revanche il y a une difficulté à interroger le rapport de la minorité à la majorité, et de la foi à l’athéisme. Lorsqu’on est minoritaire, le besoin de reconnaissance amène aussi, souvent, à vouloir être plus visible, et à espérer devenir plus nombreux. C’est aussi une sécurisation psychologique.
          La foi religieuse, dans un pays athée et rationaliste comme le nôtre, est sans cesse interrogée dans son fondement (est-ce que tout cela est vrai? Qui a tord, qui a raison?). Les choix de vie qu’elle entraîne, aussi. Je trouve cela très sain, indispensable même, mais j’admets que cela peut être difficile, surtout quand le contexte tend à l’hostilité (et c’est le cas pour l’Islam actuellement). Faire groupe pour se soutenir, se rendre visible pour se reconnaître entre soi dans la rue, et se sentir moins seul, voire chercher à habiter à proximité, c’est assez naturel. Avec les effets positifs et les effets négatifs que cela entraîne.

          1. Justement c’est dans la difficulté qu’il faut se battre, trop sont nombreuses de croire tout acquis Ce que vous dites est au plus juste, à condition d’enlever toute les entraves, car si le Feminisme occidental c’est un peu perdu dans le post colonialisme , c’est bien le masculinislme qui n’est pas une recherche égalitaire qui prend peu à peu sa place Le consentement dont je parle n’est pas celui du choix religieux , d’ailleurs la religion et surtout l’islam ne sont que des idéologies politique puisque La Nature Divine est une simple croyance …Je parle du contrôle du corps des femmes , certaines acceptent de le négocier d’autre pas….mais les idéologies font pression sur ces dernières car la Nature Divine n’accepte pas d’être bafouée c’est son principe même , si vous êtes agnostique vous êtes vue comme une mécréante, si la religion vous indiffère pourtant elle s’infiltre partout dans le champ politique et remet systématiquement en question l’infériorité des femmes dans la création universelle qu’elle prétend représenter ….Nous pouvons choisir le communautarisme et fermer nos yeux sur ses victimes internes Ce n’est pas par la tolérance vis-à-vis de l’intolérance que nous avons réussi à changer les normes sociales dans nos pays c’est parce que des hommes surtout en soutenant nos revendications ont cru en une certaine justice décidée seulement par leur propre conscience …Effectivement nous devons nous enrichir de la spiritualité et l’islam remet en question la pudeur intime face à la logique libertaire du sexe qui a reproduit l’esclavage …Effectivement le débat de fond n’est comment on se comporte mais pourquoi ….mais je vois aussi que les lobby religieux font pression pour pourrir la vie des femmes libres de tout dogme , donc la liberté des unes contraint bien celles des autres…comme les lois sur l’avortement en Pologne ou en Espagne par exemple….que partout en Europe les intégristes progressent instituant sur le compte de nos libertés des « polices de la Charia « « crimes d’honneur » « mariages forces « » ségrégation sexuelle » Certaines filles dans nos quartiers sont prostitues si elle sont trop libres et ne veulent se soumette , que doivent elles attendre …vos minorités peuvent vite devenir majorité si elles savent manipuler un pouvoir trop faible pour un totalitarisme …l’histoire n’en est témoin …Inch Allah !!!

  4. Si j’en crois certaines ici les hommes n’ont pas a donner leur opinion…. si elles en sont pas musulmanes elles n’ont pas a donner leur opinion car non concernées, et si elles sont musulmanes non voilée et sans burkini qu’elles se taisent car pas concernées.
    C’est pratique de confisquer le droit à l’expression ça permet d’être d’accord avec soi même et ceux qui pensent exactement comme soi.
    Le féminisme moderne me fait penser a certains régime politiques ou l’on peut s’exprimer librement si on est d’accord avec le chef.

    1. Oui est quelle votre opinion sur l usage que vous faites du corps des femmes…..la soumission aussi est un consentement en quoi votre opinion peut influer sur nos propres désirs de femmes….céder n’est pas consentir. .
      Bien sûr que vous pouvez donner votre opinion mais restera une opinion vu des dominants pas un temoignage de femme voilée ou pas car nous avons toute le même corps biologiquement feminin

      1. Ah ah les dominants qui vivent sous les ponts vous saluent bien .
        Les féministes modernes sont formidables elles généralisent à tous les hommes a partir du cas d’une fraction de pour cent (violeurs, violents, grands bourgeois) et parlent des femmes comme si elles en avait reçu le pouvoir et excluent systématiquement du champ de leurs préoccupations une majorité de ces femmes qui ne les suivent pas. On est en pleine lutte des classe à ce stade. Donc oui les femmes doivent disposer de leur sexualité si c’est ce que vous évoquez, et les hommes aussi même si cela peut sembler inadmissible à certaines. Par contre quand elles demanderont un formulaire sur papier timbré à chaque étape d’une relation elles se retrouveront seules . Le consentement est une chose subtile, qui semble vous échapper. J’espère bien entendu que vos précautions valent pour les relations homosexuelles, ce qui n’est pas évident.
        Les corps biologiquement féminins ne forment pas une catégorie sociale, et il n’y a pas lieu de donner plus de droits et de privilèges aux femmes qu’aux hommes.
        De quel droit des femmes refuseraient aux hommes d’avoir un avis alors qu’elles assènent à ces derniers ce qu’ils doivent être et comment ils doivent se comporter?

        1. Je vois votre seule opinion, c est l antifeminisme. Bien sur les victimes c est les hommes qui ne pourrait plus dire aux femmes comment se soumettre a leur desirs…Oui nous voulons changer le regard des hommes sur nous mais pour le respect et la dignité de chacun…Si vous occultez les rapports de domination.Votre opinion , que je ne connais toujours pas,est a sens unique….Je soutient partout dans le monde celles qui veulent etre libres d OTER tout signes discriminatoires c bien d ELLES qu il est question.. La condition féminine est un ressenti commun à toutes les femmes du monde, votre opinion ne peut être que politique….et la je vois bien que vous mettez votre sexe bien en avant . …peut être un prix?

    2. C’est plus subtil. Si elles sont musulmanes non voilées elles ont a donner leur avis car elle sont très concernées, beaucoup plus que moi qui suis femme mais non musulmane. Je crois en effet que plus on est proche de la situation, plus il est bon de donner son avis.
      En tant qu’homme, vous pouvez bien entendu donner votre avis. Il sera moins écouté que le mien, et le mien sera moins écouté que celui des femmes musulmanes. C’est normal.
      Ce qui serait bienvenu, ce serait de donner votre avis d’homme sur ce qui concerne l’homme : son regard sur les femmes, son ressenti devant une femme en bikini ou en burka, comment gérer ses “désirs incontrôlables” (si toutefois il y en a) puisque c’est l’argument des pro-burka, comment en tant qu’homme vous avez été éduqué, ce que vous transmettez comme valeurs égalitaires, comme rapport au corps et à la sexualité. Pour le coup, c’est un sujet sur lequel les femmes ont peu de légitimité.

      Et globalement on entend plutôt des hommes intégristes parler de piété et de pureté…. des femmes. Peu d’hommes parlent (mais on leur demande peu leur avis) pour redire haut et fort que non, ils ne sont pas des animaux incapables de se contrôler, qu’ils préfèrent les femmes sans burka, que la notion d’impureté leur semle incongrue ou choquante, etc. Certes les médias tendent peu le micro, mais on a aussi besoin que les hommes respectueux parlent non des femmes, mais d’eux-mêmes.

      1. Merci Lili pour votre réponse bien plus posée et argumentee que mon agacement sur les donneurs de leçons. …mais il faut aussi de la solidarité, comme la Marche Mondiale des Femmes…nous sommes bien sûr toutes et tous les hommes qui veulent s interroger concernés par l Égalité FH et la rénovation des structures archaiques

      2. donc mon avis d’homme indépendant:
        la domination des hommes, dans notre pays est un mythe. La domination de quelques rares individus, dont une majorité d’hommes est une vérité.
        Il faut ne pas connaitre beaucoup d’hommes autrement que par les écrits théoriques de certains militants pour oser parler de domination masculine en 2016 en France. je vois quantité s d’hommes soumis à leur épouse et quantité d’hommes soumis à un systeme, j’en vois beaucoup dans la misère , sdf etc….
        Je n’ai pas d’avis politisé, ou militant je fuis ces mouvements hypocrites, j’ai un avis personnel qui en vaut bien d’autres:
        on peut avoir la tenue que l’on veut en général. Il est des lieux ou ce n’est plus vrai , ce sont les lieux ou cela choque par rapport a la destination du lieu: le bikini dans un lieu de culte, ou dans une chambre des députés, tout comme une burka dans un camp naturiste.
        La tenue en elle même n’est pas ce qui peut me gêner. ce qui me gêne c’est certaines choses: une tenue qui serait imposée par d’autres pour marquer une différence et une appartenance ou si vous voulez une soumission non voulue , ou bien une tenue portée pour affirmer de manière agressive et provocante une différence, ou enfin une tenue en total décalage avec les valeurs ou la culture des personnes du lieu. Ce qui me plait c’est en fait le respect.
        Et pour répondre a l’accusation d’anti féminisme: oui et non, je tire mon chapeau au juste combat mené pour l’égalité des droits, l’accès ouvert au même métiers etc.. et je déteste les résistantes de la dernière heure qui truquent allègrement les données et manipulent l’opinion pour apparaitre encore et toujours victimes et demander toujours plus en occultant totalement avec violence et mauvaise foi, les véritables problèmes de l’autre sexe, c’est profondément malsain et cela finira par leur exploser à la figure.

        1. Et bien voila, une opinion bien argumentee, merci d avoir répondu. ..j y retrouve en effet la position de mon père adoptif ….et moi qui avec ma petite cervelle si j ai bien compris…la différenciation sexuelle est donc un mythe et donc les feministes font bien de la combattre…pour ma part j ai été esclave sexuelle mais jamais victime…mais sans manipulation des chiffres qui ne servent pas à grand chose, il suffit de parler aux femmes du monde pour constater l évidente asymétrie du respect…par exemple quand une femme dit non ce n’est pas parce qu elle n a pas assez de subtilité pour comprendre le consentement …avant de juger les autres
          êtes vous bien sur que vous n’êtes pas un priviligie

          1. Je parle de ce qui se passe en France puisque c’est ce que je connais.
            J’ai assez de vécu pour vous dire que je ne suis pas privilégié sur le plan que vous indiquez par rapport à beaucoup de femmes.
            Je me considère néanmoins comme privilégié par rapports à l’ensemble des individus de mon pays, je suis en bonne santé, autonome financièrement et heureux.
            Votre histoire de consentement que vous voulez généraliser est limite. Toujours en France, vous faites comme la plupart des féministes une généralisations “aux hommes ” des problèmes dus a une infime minorité. Vous devriez étudier les courbes de Gauss, qui expliquent parfaitement que l’on ne peut pas généraliser à partir d’exemples pris aux limites.
            Je pense qu’il y a statistiquement des différences entre les sexes pour ce qui est des aspirations du caractère etc… mais qu’en observant sur les “côtés” du sommet de la courbe on voit des exceptions de moins en moins nombreuses quand on s’éloigne de la moyenne.
            J’ai tout à fait autant de respect pour les deux sexes, j’ai deux filles que j’adore et pour lesquelles j’ai tout fait pour qu’elles puissent devenir des adultes autonomes et fortes.
            Je ne sais pas ce que vous appelez être esclave sexuelle. Je sais parfaitement qu’il existe des hommes violents profiteurs manipulateurs, mais sachez que les femmes aussi peuvent violentes, profiteuses et manipulatrices, je sais j’ai beaucoup donné dans ce domaine. Malgré cela je continue a respecter les femmes et à ne pas généraliser à toutes ce que j’ai vécu avec une. J’ai aussi échangé avec des hommes nombreux qui ont souffert face à des femmes abusives. Ce que je reproche au féminisme d’aujourd’hui c’est de mentir pour nous présenter systématiquement les femmes comme des êtres pourvus de toutes les qualités et toujours victimes d’un systeme totalement dévoué aux hommes et présenter les hommes comme des profiteurs, violents manipulateurs, privilégiés….et de clouer le bec en criant toutes les insultes possibles à ceux et celles qui essaient d’aborder les problèmes très graves qui touchent plus spécifiquement un grand nombre d’hommes aujourd’hui.
            Je vous souhaite une bonne journée.

  5. Aujourd’hui je suis triste et j’ai honte: je viens de voir 4 policiers hommes obliger une femme qui porte simplement une tenue couvrante(de couleur!) sur une plage à se déshabiller!! Quelle tristesse, quelle lâcheté, quelle dérive grotesque! Au moins , en Iran, la police des moeurs est constituée de femmes pour contrôler les femmes!
    Qu’est ce que je vais faire sur les plages normandes, moi méditerranéenne qui ai toujours froid? On va m’obliger à retirer ma veste? et le foulard que je mets toujours pour protéger mes oreilles? Au secours!

    1. oui, et moi qui ne supporte pas la chaleur et le soleil, avec une predisposition familiale au mélanome, qui suis en jean et chemise et capeline sur la plage, et qui me baigne avec tee shirt et bermuda en licra vendues à decathlon, il va me falloir aussi un certificat medical?
      mon neveu ne supporte pas les femmes en voile sur la plage, ça le derange. mais il est tout aussi agressif sur les femmes moches et grosses qui osent se deshabiller sur la plage. en fait, c’est le regard masculin qui veut controler le corps des femmes,e t c’est pour ça qu’il faut defendre la liberté de s’habiller comme on veut sur la plage ou ailleurs. je suis terrifiée par l’abandon de notre loi sur la laicité qui nous a permis pendant pendant de 100 ans, de vivre dans un pays tolerant

  6. On passe vraiment pour des blaireaux au yeux du monde entier… tout cela à cause des hommes.

    En attendant mettons-nous(leur) bien dans la tête que la baignade à demi-nu(e) ou trois-quarts-nu·e est un usage bien “occidental”, dans nos sociétés érotisées.

    En effet dans le reste du monde, la majorité se baigne habillé/e, et souvent pour des raisons sans aucun rapport avec la religion : éviter les coups de soleil, se protéger de ce qu’lon trouve dans l’eau (méduses…), se rafraichir en emportant sur le dos la fraicheur de l’eau une fois sortiE de la mer… http://divers.accessibilisation.net/index.php?page=wackywet-wetforum-advice

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