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Les Nouvelles Brèves Créé le lundi 1 août 2011 17:23 Écrit par La Rédaction
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La féminisation des conseils d'administration en France avance à marche forcée. Mais ne profite pas vraiment à la promotion en interne. L'observatoire Ethics and Boards le confirme dans une étude : entre 2009 et 2011, le nombre de mandats détenus par les femmes dans les conseils d'administration du CAC 40 est passé de 60 à 119. Après avoir stagné pendant des années, la part d'administratrices a ainsi passé les 20% en moyenne dans ces CA.

Cette poussée signifie que les grandes entreprises, dans leur ensemble, ont anticipé la loi "Zimmermann-Copé" d'octobre 2010, qui les oblige à atteindre ce seuil de 20% avant 2014 (et 40% en 2017).

Pas de cocorico, pour autant, derrière ce chiffre encourageant. Car ce n'est pas en interne que les nouvelles têtes apparaissent : près de la moitié de celles qui ont été nommées cette année n'étaient pas de nationalité française, ou détenaient une double nationalité. Elles représentent désormais un tiers des administratrices du CAC40. Des personnalités qu'Alexandra de la Martinière, présidente d'Ethics and Boards, qualifie de « super vitrines ».

« Si l'idée, c'est de chercher les femmes ailleurs, plutôt que de les promouvoir en interne dans l'entreprise, c'est dommage. J'ai un peu de mal à croire qu'on ne trouve pas de femmes ayant les qualifications nécessaires en France », observe-t-elle dans une interview à Reuters. Autant dire qu'au delà de la loi, un changement de mentalités est sans doute nécessaire. « En France, le profil attendu d'un administrateur est souvent celui d'un dirigeant, alors qu'aux Etats-Unis ou en Angleterre, il s'agit souvent de non-exécutifs, voire d'universitaires », remarque Alexandra de la Martinière. « Si on ne cherche des administrateurs que parmi les directeurs généraux et les PDG, évidemment on ne trouvera pas beaucoup de femmes ».

« Le plus facile est fait : nommer des femmes déjà visibles. Il reste à faire le plus difficile : oser nommer des femmes moins visibles », nous confirmait il y a deux semaines Véronique Préaux-Cobti, directrice générale de Diafora.

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