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Cafouillage
Mis en ligne le 24/10/11
Lancée il y a un mois, la campagne pour la suppression du terme "Mademoiselle" des documents administratifs continue de susciter le débat. Un éditorial du magazine "Elle" prend la défense du paternalisme lubrique. Une éditorialiste de "Elle" prend la défense du terme « Mademoiselle ». Plume bien connue du magazine féminin, Alix Girod de l'Ain signait, le 19 octobre, un éditorial engagé contre la campagne « Mademoiselle, la case en trop », lancée il y a un mois par un collectif d’associations féministes. Une campagne pour dénoncer le sexisme ordinaire véhiculée par ce terme. « Il faut défendre mademoiselle », explique au contraire Alix Girod de l'Ain. Qui aime entendre « Mademoiselle » pour le plaisir de se faire draguer, « parce que quand le marchand de primeurs de la rue Cadet m’appelle comme ça, je ne suis pas dupe, mais je sens que je vais avoir droit à mon basilic gratuit ». En somme, vive le paternalisme lubrique ! Et l'éditorialiste d'enfoncer le clou en conclusion : « Mariées ou pas, jeunes ou vieilles, ce qu’il faut revendiquer, c’est notre droit inaliénable à être des princesses ». Cette prise de position a reçu en retour une volée de bois vert des internautes, dans les commentaires de l'article, dans la blogosphère et sur les réseaux sociaux. De « désolant » à « scandaleux », les commentaires fusent. En résumé : « Elle n'a rien compris ». Et voilà que ce lundi, cinq jours après la publication de l'article sur internet, les commentaires qui l'accompagnaient n'étaient plus visibles. Simple bug technique ou volonté de cacher la critique ? Dans ce dernier cas, cela aura été contre-productif, car les réactions outrées ont alors redoublé, fustigeant cette fois la censure. Et moins de deux heures plus tard, les commentaires réapparaissaient. Le débat ne fait sans doute que commencer. LA SELECTION
Pub olympique pour la mère sacrificielleAttention, message très stéréotypé de la marque mondiale Procter&Gamble, sponsor des Jeux olympiques. |
SEXISME ORDINAIRE
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Commentaires
C’est ce qu’il y a d’écrit dans ton tableau des échanges entre sexes ? Toutes les femmes ne font pas ces calculs d’épicier. J’en connais qui sont capables de répondre à l’offrande d’un brin de basilic par une fellation désintéressée, pour le simple plaisir de la relation humaine enrichissante et pas dans l’espoir d’obtenir de l’argent, des biens matériels ou une promesse d’investissemen t parental. Je leur en suis reconnaissant pour l’éternité. Elles ont su me montrer ce que c’était qu’une femme généreuse, profondément humaine. Tout le monde n’a pas ton esprit mercantile.
J'en conclus que vous n'êtes pas un homme influent donc.
Les femmes ne sont pas des choses, "enjeu" des hommes.
Les femmes choisissent autant qu'elles sont choisies. On ne s'échange pas, ne marchande pas les femmes entre hommes (dans nos sociétés au moins) et vous m'en voyez ravie.
"L'amorce" brin de basilic ne donne droit qu'à un sourire ou un merci.
Il m'arrive d'avoir des gestes amicaux de "don" pour le plaisir d'une interaction agréable avec des hommes ou des femmes, il ne s'agit pas d'une "amorce" dans le but d'obtenir des faveurs sexuelles, tout le monde ne conçoit pas les interactions humaines comme vous.
Vous êtes dans la projection, c'est vous qui voyez des ennemis partout "les autres hommes" et pas les féministes...
Sont-ce vos ennemis car vous considérez qu'ils vous volent votre "part" de femmes?
C'est bien triste pour les gens qui en sont réduits à payer pour une comédie d'amour ou pour du sexe.
J'ai eu la chance de rencontrer un homme qui m'a soutenue et aidée dans un moment difficile de ma vie en me servant de père de substitution pour le plaisir de la relation humaine enrichissante et pas pour "obtenir des faveurs sexuelles".
Je lui serais en serait éternellement reconnaissante ne serait-ce que pour le fait de m'avoir montrer ce que pouvait être un homme digne de respect et profondément HUMAIN. (je vous renvoie à la définition, je crains fort que ce concept vous échappe totalement).
Pourquoi crois tu que les hommes ont des attentions galantes proportionnelle s à la désirabilité de la femme?
Les hommes tissent des liens avec d'autres hommes, mais pas contre les femmes.
C'est pour être plus fort contre d'autres coalitions d'hommes.
Les féministes imaginent qu'il y a deux camps face à face et que les hommes complotent entre eux contre les femmes, mais c'est absurde.
Les femmes constituent l'enjeu, pas l'ennemi. L'ennemi ce sont les autres hommes.
90% des hommes influents sont féministes.
Les hommes se cooptent bien entre eux, deviennent des mentors, des maitres à penser, aident et poussent certains de leurs protégés sans que vous y voyez là la moindre arnaque. Le monde est fort complexe et les femmes n'ont pas inventé le piston.
Toute proportion gardée, le rapport est le même.
D’un côté on a une personne disposée à verser un acompte dans l’espoir que le "contrat" sera effectivement conclu : l’épicier a envie d’obtenir les faveurs de la demoiselle, il est si épris d’elle qu’il accepte de verser du basilic en acompte, bien qu’il n’ait encore rien reçu sinon un sourire séducteur et un battement de paupière équivoque ; de l’autre on a une femme qui veut se marier et qui accepte de coucher avant le mariage, une façon de rendre l’autre redevable. La galanterie est souvent une manière d’imposer une dette sexuelle à la femme qui en bénéficie (d’où le rejet de cette galanterie par certaines). Mais les femmes peuvent aussi exploiter la galanterie à leur bénéfice, ce que fait la journaliste.
La transaction entamée se fait de façon totalement informelle, sans garantie. Un(e) filou(te) peut empocher l’acompte et se barrer sans honorer sa part du contrat, qui restera enfouie dans les limbes d’un « malentendu ». La journaliste dit n’être pas dupe, et l’homme sait bien que sa fiancée espère qu’il l’épousera.
Les femmes peuvent obtenir beaucoup de choses des hommes en les menant ainsi par le bout du nez. Par exemple une jeune journaliste inexpérimentée, mais charmante, peut obtenir de longues interviews avec des hommes surbookés. Un jeune de 23 ans aurait-il réussi à écrire le premier livre de T. Banon ? Bien sûr que non.
Nous savons tous ce que le charme d’une jolie jeune femme peut faire lâcher à des hommes.
C’est à double tranchant, comme le prouve l’histoire de Banon.
D’ailleurs il semble qu’elle ait effectivement couché avec au moins un de ceux qu’elle avait interviewés.
un peu extrême comme comparaison ^^
C'est comme les hommes qui font des promesses de mariage pour coucher avec la demoiselle, et qui ensuite n'honorent pas leurs promesses.
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