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Cafouillage Mis en ligne le 15/02/12 I Rédaction par La rédaction
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L'autorité britannique de régulation de la publicité retoque une pub sexiste de Ryanair. Son homologue française, elle, n'y avait rien trouvé à redire. Elle vient en revanche de confirmer que la campagne d'affichage du film Les Infidèles « renvoie à des stéréotypes éculés de la femme considérée comme un objet sexuel. »


Le gendarme de la pub britannique a encore frappé. L'Advertising Standards Authority (ASA) a interdit une campagne de publicité de la compagnie aérienne Ryanair, jugée sexiste. Deux visuels publiés dans des journaux britanniques montraient chacun une femme en sous-vêtements et ce slogan : « Chauds les prix... et l'équipage ».

L'autorité avait reçu 17 plaintes dénonçant une publicité « sexiste » et « objectisant les femmes », tandis qu'une pétition sur internet appelant Ryanair à « cesser de vendre son personnel » avait recueilli plus de 10 000 signatures.

Pour sa défense, Ryanair arguait que l'image provient d'un calendrier de charité, dans lequel des hôtesses ont posé de leur plein gré. Malgré cela, l'ASA juge que « la plupart des lecteurs ont pu interprêter ces images, avec le texte qui les accompagne... et les noms des femmes, comme associant le personnel de bord féminin à un comportement sexuel suggestif. »

Le regard n'est pas le même des deux côtés de la Manche... En France aussi, l'Autorité de régulation de la publicité (ARPP) avait reçu, en décembre 2011, deux plaintes à l'encontre de la même campagne de Ryanair, dont un visuel avait été publié dans le journal Le Monde. Mais son « bras armé », le Jury de déontologie publicitaire (JDP) a jugé en janvier que « si ces publicités peuvent être considérées comme confortant l’image traditionnelle des hôtesses de l’air, présentées comme particulièrement jeunes et jolies, elles ne peuvent être interprétées comme représentant des femmes avilies ou traitées dans le cadre de leur travail comme des objets sexuels. »

Les Infidèles : interdiction confirmée

En France, la dernière intervention de l'Autorité de régulation de la publicité remonte à quelques jours à peine, sur fond de polémique. L'ARPP a demandé le 1er février de faire cesser la campagne d'affichage du film Les Infidèles qui mettait en scène les acteurs Jean Dujardin et Gilles Lellouche, et des jambes de femmes, « dans des positions sexuelles explicites ». L'ARPP jugeait ces visuels contraires à ses recommandations, « en particulier les dispositions relatives au respect de la décence et de l’image de la personne humaine en publicité, tant bien même elles se rapportent au sujet du film, à savoir une comédie sur l’adultère. »

Le 13 février, la polémique est retombée mais le Jury de déontologie publicitaire (JDP), émanation de l'ARPP, confirmait cette interdiction : « L’image donnée sur chaque affiche, par l’ensemble constitué des accroches, de la position des femmes et des attitudes des acteurs, renvoie à des stéréotypes éculés de la femme considérée comme un objet sexuel. »

Dans son dernier bilan annuel de la « recommandation sur l'image de la personne humaine », en septembre 2011, l'ARPP constatait un « retour discret de la tendance du porno-chic, qui existe depuis le début des années 2000 et qui repose sur le concept 'violence-soumission-dépendance' » et « la relative persistance de la réduction de la personne à la fonction d’objet avec, cette année, une présence plus accrue de l’homme-objet. »

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Commentaires  

 
#4 DSK Nic le Mardi 13 Mars 2012 à 11:37
Les bonnes formules soulagent parfois . Ainsi celle citée dans un quotidien à propos du passage à Cambridge de DSK " spécialiste de l'économie de la prostitution"
 
 
#3 hic le Samedi 18 Février 2012 à 19:14
Ce qui m'a marqué, à propos des affiches de infidèles, c'est que entre les affiches interdites et celles qui ont été publiées après l'interdiction, il n'y a de différence que de degré, l'idéologie est la même. Sur la nouvelle affiche, on coupe la tête des femmes, et elles sont toujours présentées en tronc-objet sexuel à mater(et le double sens de mater me semble tout à fait intéressant).
 
 
#2 Clem le Mercredi 15 Février 2012 à 18:43
"elles ne peuvent être interprétées comme représentant des femmes avilies ou traitées dans le cadre de leur travail comme des objets sexuels"... Parce qu'insinuer qu'elles s'occupent en petite tenue de passagers habillés n'en fait pas des objets sexuels ? Quelle hypocrisie !
 
 
#1 Las Vegas le Mercredi 15 Février 2012 à 17:11
En France ils n'ont pas dû comprendre exactement ce que voulait dire:"Red hot fares and crew !!
 

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