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Gamberge espagnole et tambouille française avant Copenhague PDF Imprimer Envoyer
Civilisation - Écrit par Arnaud Bihel - Lundi, 02 Novembre 2009 19:21   

Dernière étape officielle avant Copenhague : plus de 4000 négociateurs représentant 181 pays sont réunis toute la semaine à Barcelone . S'il apparaît presque certain désormais que la Conférence de Copenhague sur le changement climatique n'aboutira pas à un protocole contraignant, les délégués mondiaux vont tenter une dernière fois de produire le meilleur document de travail possible pour les discussions dans la capitale danoise, dans 5 semaines. L'enjeu essentiel reste de trouver un accord pour aider les pays pauvres à assurer leur développement tout en limitant leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

Vendredi à Bruxelles, la chancelière allemande Angela Merkel résumait ainsi la situation : « Il est réaliste de dire que nous ne pourrons pas conclure un traité à Copenhague. Mais il est important de créer un cadre de travail politique qui sera la base d'un traité. » Une annonce faite à l'issue du conseil des chefs d'Etat européens, qui ont fait de nouvelles propositions chiffrées : des aides mondiales de 5 à 7 milliards d'euros par an les trois prochaines années, montant progressivement pour atteindre 100 milliards annuels en 2020 – des aides moitié publiques, moitié privées. Une avancée minime, puisque l'Europe ne précise pas son investissement personnel dans ce financement, et que l'offre reste inférieure aux attentes des pays en développement et des ONG, qui réclament 100 milliards par an le plus rapidement possible.

Et pendant ce temps, la France sort une nouvelle idée. Dans le JDD, le ministre de l'Ecologie annonce un "plan justice-climat", qui sort du cadre des négociations actuelles. Avec l'aide de l'Allemagne ou du Brésil, la France entend fédérer la plupart des pays pauvres autour de cette nouvelle approche visant à soutenir les petites îles et faire de l'Afrique un leader des énergies renouvelables. Il s'agit aussi de tenter d'affaiblir les grands pays émergents, et intransigeants, que sont l'Inde et la Chine.

Les modalités de cette approche (incluant notamment l'idée d'une taxe sur les transactions financières) ne devraient pas être précisées avant la conférence de Copenhague. Voilà qui ne risque pas de pas simplifier les discussions. Mais seul Nicolas Sarkozy, avec ce plan, peut sauver Copenhague, proclame Jean-Louis Borloo. Problème : cette approche française n'a quasiment pas eu d'écho dans la presse mondiale. Et puis, si l'idée est louable, elle n'est pas réaliste, grince Greenpeace France. « Le seul défaut de ces projets qui se chiffrent à plusieurs centaines de milliards d’euros : ils ne sont assortis d’aucune proposition concrète de financements. »

A Barcelone, le responsable des Nations Unies pour le climat l'a rappelé ce lundi : «Les objectifs actuels (de réduction de GES) des pays industrialisés ne sont clairement pas assez ambitieux ». Pour Yvo de Boer, les pays riches doivent aussi se montrer « plus clairs sur leurs contributions précise » à l'aide aux pays en développement. Autant dire que tout reste à faire puisque ni les Etats-Unis, ni l'Europe, ni même la France avec son nouveau plan ne sont capables pour le moment d'apporter cette clarté nécessaire.

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Dernière étape officielle avant Copenhague. S'il apparaît presque certain désormais que la Conférence de Copenhague sur le changement climatique n'aboutira pas à un protocole contraignant, les délégués mondiaux vont tenter une dernière fois de produire le meilleur document de travail possible pour les discussions dans la capitale danoise, dans 5 semaines.

Pour ce dernier rendez-vous, plus de 4000 négociateurs représentant 181 pays sont réunis toute la semaine à Barcelone. L'enjeu essentiel reste de trouver un accord pour aider les pays pauvres à assurer leur développement tout en limitant leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

Vendredi à Bruxelles, la chancelière allemande Angela Merkel résumait ainsi la situation : « Il est réaliste de dire que nous ne pourrons pas conclure un traité à Copenhague. Mais il est important de créer un cadre de travail politique qui sera la base d'un traité. » Une annonce faite à l'issue du conseil des chefs d'Etat européens, qui ont fait de nouvelles propositions chiffrées : des aides mondiales de 5 à 7 milliards d'euros par an les trois prochaines années, montant progressivement pour atteindre 100 milliards annuels en 2020 – des aides moitié publiques, moitié privées. Une avancée minime, puisque l'Europe ne précise pas son investissement personnel dans ce financement, et que l'offre reste inférieure aux attentes des pays en développement et des ONG, qui réclament 100 milliards par an le plus rapidement possible.

Et pendant ce temps, la France sort une nouvelle idée. Dans le JDD, le ministre de l'Ecologie annonce un "plan justice-climat", qui sort du cadre des négociations actuelles. Avec l'aide de l'Allemagne ou du Brésil, la France entend fédérer la plupart des pays pauvres autour de cette nouvelle approche visant à soutenir les petites îles et faire de l'Afrique un leader des énergies renouvelables. Il s'agit aussi de tenter d'affaiblir les grands pays émergents, et intransigeants, que sont l'Inde et la Chine.

Les modalités de cette approche (incluant notamment l'idée d'une taxe sur les transactions financières) ne devraient pas être précisées avant la conférence de Copenhague. Voilà qui ne risque pas de pas simplifier les discussions. Mais seul Nicolas Sarkozy, avec ce plan, peut sauver Copenhague, proclame Jean-Louis Borloo. Problème : cette approche française n'a quasiment pas eu d'écho dans la presse mondiale. Et puis, si l'idée est louable, elle n'est pas réaliste, grince Greenpeace France. « Le seul défaut de ces projets qui se chiffrent à plusieurs centaines de milliards d’euros : ils ne sont assortis d’aucune proposition concrète de financements. »

A Barcelone, le responsable des Nations Unies pour le climat l'a rappelé ce lundi : «Les objectifs actuels (de réduction de GES) des pays industrialisés ne sont clairement pas assez ambitieux ». Pour Yvo de Boer, les pays riches doivent aussi se montrer « plus clairs sur leurs contributions précise » à l'aide aux pays en développement. Autant dire que tout reste à faire puisque ni les Etats-Unis, ni l'Europe, ni même la France avec son nouveau plan ne sont capables pour le moment d'apporter cette clarté nécessaire.

 

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