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Civilisation
Mis en ligne le 19/08/11
Alors que la polémique sur des photos choquantes parues cet hiver a ressurgi au coeur de l'été, une marque de vêtements pour enfants vient à son tour soulever la question de la sexualisation des petites filles dans la publicité. POUR LIRE LA SUITE, UN ABONNEMENT EST NECESSAIRE : CLIQUEZ ICI POUR VOUS ABONNERLA SELECTION
Pub olympique pour la mère sacrificielleAttention, message très stéréotypé de la marque mondiale Procter&Gamble, sponsor des Jeux olympiques. |
SEXISME ORDINAIRE
Pour le chroniqueur du Point, une femme ministre est avant tout un objet sexuel.
Selon lui, légiférer sur le harcèlement sexuel revient à s'attaquer aux hommes blancs.
Revue de web
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Commentaires
oui Pierre, toutes ces histoires tentent de lever les tabous et témoignent de la totale irresponsabilit é des hommes et des femmes qui travaillent sur ces produits. Ceux qui les conçoivent, qui les fabriquent ceux qui les vendent et bien sur ceux qui les achètent; Utilisons notre pouvoir de consommateur. L'autre jour, j'étais dans un magasin pour acheter des culottes à ma fille de 11 ans. j'en trouve un simple et jolie (pas facile) et je m'apprêtais à la prendre lorsque je vois au rayon au dessus son assortiment sous la forme d'un soutien gorge (qui commence à la taille 4 ans) avec rembourrage. Je n'ai pas acheté la culotte et je n'achèterai plus jamais cette marque quelque soit le produit.
J'ai cru comprendre qu'elle intervenait dans le département du Finistère. Si c'est la cas, l'inspection académique pourra peut-être vous aider. Voici son site
ia29.ac-rennes.fr/.../Accueil
Vous pourriez par exemple vous adresser à l'inspectrice de l'éducation nationale chargée de l'information et de l'orientation qui a en charge (je cite) "les dossiers liés à l'information et à l'orientation des élèves et aux questions qui en découlent"
- par tél. au 02 98 98 98 17
- par mel : ce.iio29
Plus de détails en cliquant sur
ia29.ac-rennes.fr/.../...
Si Elisabeth PINO n'exerce pas dans ce département, demandez à la personne que vous aurez au bout du fil (la secrétaire de l'inspection générale, probablement) de vous aider à la trouver : elle sait, elle
Bonne chance! Tenez-nous au courant pour votre manifestation.
Comme suite à cette action, le planning du Gers va organiser dans les mois à venir un forum citoyen autour de cette problématique de l'hypersexualisat ion des petites filles.
Pour ce faire j'en appelle à votre aide: je cherche à contacter Elisabeth PINO, médecin de l'éducation nationale, pouvez-vous me donner une piste ? Je ne la trouve pas sur internet. Si vous connaissez un-e pédiatre, un-e sociologue mobilisé-es par ce thème, je suis preneuse. D'avance merci.
Lili, nos points de vue convergent. Et vous avez raison de souligner la responsabilité de tous dans cette affaire, et notamment des lectrices des revues dites féminines: si tous, nous n'achetons pas nous-mêmes ces médias, nous sommes nombreux à utiliser l'alibi de l'attente chez certains prestataires de services, les coiffeurs par exemple, pour les feuilleter en toute bonne conscience… Depuis que les salons de coiffure sont mixtes, j'ai observé la même tendance chez les clients hommes…
Je constate seulement que quand on leur donne ça, et alors qu'ils ont le choix (acheter autre chose ou ... ne rien acheter du tout, c'est quand même pas vital, Vogue), ils achètent quand même. Si les numéros à photos dégradantes faisaient moins de ventes que ceux respectant les femmes et les enfants, les magazines cesseraient d'en faire.
Les deux axes sont valables : 1/encadrer la pub pour manifester un choix social et politique : le respect des personnes, 2/ ne pas se cacher derrière son petit doigt concernant notre responsabilités de lecteurs-consommateurs.
Lili, quand vous écrivez « les lecteurs et les lectrices sont en fait totalement complices… », vous reprenez l’argument massue des publicitaires et autres gens de marketing qui, avec cynisme, s’abritent derrière les soi-disant attentes du lectorat et des clients pour lancer des campagnes dans lesquels ils sont prêts à faire tout et n’importe quoi pour VENDRE tout et n’importe quoi, y compris instrumentalise r des enfants sur un mode érotique dans des campagnes plus que douteuses.
Pierre Blanc-Sahoun a a raison de le rappeler : « érotiser les enfants pour faire vendre, c’est faire passer un message subliminal aux adultes fragiles qui leur dit que l’érotisme avec des enfants est finalement pas si tabou que cela, voire même pas si grave. »
L’attitude de Véronika Loubry qui projette sur sa fillette ses ambitions déçues de starlette médiatique montre que les parents sont parfois irresponsables et qu’on ne peut leur faire entièrement confiance. Un encadrement réglementaire plus strict de l’emploi des enfants dans la publicité et la presse est indispensable. A ce propos, je vous signale une pétition lancée par des médecins professionnels de l’enfance et destinée aux Pouvoirs publics concernés
www.petitionpublique.fr/.../
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