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Civilisation
Mis en ligne le 26/10/11
Venues de Fidji, de Géorgie, du Sri Lanka, du Pakistan, des Philippines ou des Pays-Bas, onze militantes pour la paix (1) ont rejoint New-York cette semaine. Pour se joindre au mouvement "Occupy Wall Street" (OWS), et pour faire entendre leur voix au siège de l'ONU, où se tiendra vendredi 28 octobre un débat public du Conseil de sécurité sur « les femmes, la paix et la sécurité ». Le message qu'elles veulent porter : « Il est temps d'investir dans la non-violence et la démilitarisation ». Les militantes portent à l'ONU un autre message, plus consensuel : la nécessité de renforcer la participation des femmes dans la résolution des conflits. C'est le sens de la résolution 1325 adoptée en 2000 par les Nations Unies, et qui sera l'objet du débat de vendredi. En dépit des engagements internationaux, « les femmes continuent de lutter pour être entendues à la table des négociations et aux postes de décision », insiste Sharon Bhagwan Rolls. L'ONU elle-même le reconnaît : « le niveau de participation des femmes aux négociations de paix, aux initiatives de prévention et autres processus essentiels de prise de décision, demeure par exemple d’une faiblesse inacceptable. » L'attribution au début du mois du prix Nobel de la paix aux Libériennes Ellen Johnson-Sirleaf et Leymah Gbowee, et à la Yéménite Tawakel Karman, a fourni un éclairage sur ce rôle des femmes. Il faut notamment, maintenant, qu'elles servent d'exemple pour la reconstruction en Libye, soulignent les militantes. Evoquant encore ce Nobel, la Géorgienne Nana Berekashvili, de l'International Center on Conflict and Negotiation, rappelle toutefois qu'il « ne suffit pas de récompenser trois femmes. Il faut donner plus de reconnaissance et de moyens aux femmes qui agissent pour le changement partout dans le monde. » (1) Membres de la coalition d'ONG « Global Partnership for the Prevention of Armed Conflict » (GPPAC) LA SELECTION
Pub olympique pour la mère sacrificielleAttention, message très stéréotypé de la marque mondiale Procter&Gamble, sponsor des Jeux olympiques. |
SEXISME ORDINAIRE
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