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Civilisation Mis en ligne le 31/10/12 I Rédaction par La Rédaction
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À côté du 3919, l'existence de plusieurs plateformes téléphoniques spécifiques ne crée-t-elle pas de la confusion ? Des députés s'interrogent. Une réflexion est en cours, indique le ministère des Droits des femmes.


 

En marge de la discussion du budget 2013, le député Christophe Sirugue se montre dubitatif face à la multiplicité des numéros de téléphone d'aide aux femmes. « Si, bien sûr, il n’est pas question pour moi de remettre en cause le travail des associations qui pilotent ces plateformes – j’ai même plutôt envie de le saluer –, je m’interroge tout de même sur la lisibilité de ces dispositifs pour les femmes victimes », soulignait le député socialiste mercredi 30 octobre, lors d'un débat sur l'égalité homme-femmes organisé à l'Assemblée nationale.

Rapporteur de la partie du budget consacré à l’Égalité entre les femmes et les hommes, Christophe Sirugue le soulignait déjà le 23 octobre, lors de l'audition de Najat Vallaud-Belkacem par la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée nationale : il existe une plateforme téléphonique « dédiée aux violences faites aux femmes, une autre aux violences faites aux femmes au travail, une autre encore aux viols… » Un trop-plein ? « Outre leur coût, je ne suis pas certain que ces numéros soient connus de toutes les femmes », soulignait le député

La présidente de la délégation Catherine Coutelle, s'interroge elle aussi sur « le bien fondé » de tous ces numéros. Et déplore en outre la création d'un numéro supplémentaire : à l'initiative de l’Institut national d’aide aux victimes et de médiation (Inavem), il s'agit d'un centre d’appel dédié au harcèlement. Catherine Coutelle a interrogé la ministre de la Justice sur la pertinence même de cette offre, car « nous ne sommes pas favorables à la pratique de la médiation pour les cas de harcèlement », souligne-t-elle.

Remarques entendues par la ministre des Droits des femmes. Najat Vallaud-Belkacem assure que ses services ont déjà « engagé une réflexion sur le nombre des centres d’appel. »

Pas question en tout cas de remettre en cause le numéro « officiel », le 3919, numéro vert sur les violences conjugales géré par l'Association Nationale Solidarité Femmes. Un numéro gratuit et anonyme : il n'apparaît pas sur les factures téléphoniques

(Lire aussi : Violences conjugales : toujours plus d'appels à l'aide )

 

Pour info, les principaux numéros :

Le 0.800.05.95.95, 'SOS Viol' du Collectif féministe contre le viol. Appel gratuit.

Le 01.45.84.24.24, numéro de l'Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT). Permanence téléphonique du lundi au vendredi de 9h30 à 15h (prix appel local).

Le 08.842.846.37 (08 Victimes) de l'Inavem. Pour les victimes d'agressions sexuelles. Numéro non surtaxé, tous les jours de 9h à 21h.

 

 

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Commentaires (Abonné-e : connectez-vous pour commenter)   

 
#3 Autre précisionAVFT 06-11-2012 12:46
Contrairement à ce qui est dit par Christophe Sirugue, l'AVFT n'est pas une permanence téléphonique dans le sens où elle ne gère pas un numéro vert. L'accueil téléphonique représente une part très faible du travail effectué par l'association, dont la principale mission est d'intervenir concrètement aux côtés des victimes, partout en France, notamment en mettant en oeuvre des procédures judiciaires.
Il n'existe donc aucune "plateforme téléphonique dédiée aux violences faites aux femmes au travail".

Marilyn Baldeck (AVFT).
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#2 déjà demander de l'aidede profundis 01-11-2012 16:32
Avant de faire le ménage dans les numéros, il faudrait inciter les victimes à demander de l'aide... Et surtout punir les coupables pour qu'elles n'aient plus peur de porter plainte...

Quand la médiation.. Mme Coutelle a raison, on ne discute pas avec un harceleur. On fait de la médiation dans des situations où, éventuellement les torts peuvent être partagés.
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#1 PrécisionSylvain SALAUN 31-10-2012 16:51
Bonjour,

Nous tenions juste à préciser que le 08VICTIMES (08 842 846 37) s'adresse à toutes victimes d'infraction pénale, femmes ou hommes, pas uniquement aux victimes d'agressions sexuelles ou de harcèlement, comme votre article le sous-entend.

Il s'appuie notamment sur le réseau des associations d'aide aux victimes généralistes du réseau INAVEM pour proposer un soutien aux appelant-e-s mais permet aussi une réorientation vers les autres numéros ou associations spécialisés comme le 3919, Viol femmes information, 119 Allô enfance maltraitée, 3977 (maltraitance personnes âgées et handicapées)... partenaires du dispositif.

Sylvain SALAUN
Écoutant référent 08VICTIMES
www.inavem.org
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