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Cafouillage Mis en ligne le 21/04/10 I Rédaction par Isabelle Germain
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… ou « fille de ».  Vont faire leur entrée dans les conseils d’administration (CA) des fleurons de l’économie française : Madame Florence Woerth, épouse du ministre du travail, chez Hermes ; Madame Amelie Castera, certes bardée d’un parcours Essec-ENA-Cour des comptes mais aussi épouse de Frédéric Oudéa (Pdg de la Société générale), chez Lagardère ; Madame Bernadette Chirac épouse d’un ancien Président de la République, chez LVMH. Dans le mini-cercle des femmes administratrices, elles vont rejoindre celles qui, jusque là, doivent leur nomination, avant tout, au lien de parenté qui les unit aux dirigeants des sociétés concernées. Citons Delphine Arnault, fille du Pdg de LVMH, Nicole Dassault, épouse du Pdg, qui entre au conseil de Dassault Aviation et siège déjà à plusieurs autres conseils ou encore Elisabeth Badinter, fille du fondateur de Publicis, Marcel Bleustein-Blanchet, qui préside le conseil de surveillance du groupe.

Fort heureusement, des économistes et business women ont réussi à être repérées par les dirigeants de ces hautes sphères. Le groupe PPR a en effet proposé  pour son conseil d’administration : Laurence Boone, chef économiste à Barclays Capital France, Yseulys Costes, Pdg de 1000mercis.com, et  Caroline Puel, Prix Albert-Londres, correspondante en Asie pour des radios publiques françaises. Laurence Dors, ex-DG adjointe de Dassault Systèmes a rejoint le CA de Renault, Mireille Faugère, ex-manager à la SNCF celui d’EDF, tout comme Pascale Sourrisse, DGA du groupe Thales…  La porte s’entre-ouvre à ces femmes dotées des compétences requises pour apprécier la gestion d’entreprises qui pèsent sur l’avenir de millions d’emplois et sur la santé de l’économie.

Elle s’entrouvre seulement. Mais lundi, les patrons l’ont écrit dans le code AFEP-Medef : ils se fixent des objectifs chiffrés d’au moins 20% de femmes dans leurs CA d'ici à trois ans et 40% à l'horizon de six ans. Une façon, d’anticiper la loi Zimmermann décriée par une bonne partie des sénateurs UMP, une façon peut-être d’éviter qu’elle ne franchisse la barrière du Sénat après avoir franchi celle de l’Assemblée Nationale le 20 janvier dernier. Un code est tout de même moins contraignant qu’une loi. L’initiative AFEP-Medef s’ajoute à nombre d’incantations restées sans effet.

Quoi qu’il advienne, le petit cercle de capitaines d’industries qui adoube les administrateurs sera libre de choisir des « femmes de » ou des expertes en économie. Des alibis ou des décideuses. Libre de s’ouvrir à un monde qui lui est encore étranger, celui de la moitié féminine de l’humanité, ou de cultiver l’entre-soi en levant des coupes en cristal sur ce toast que l’on prête à un ancien Président de la République : « A nos femmes, à nos chevaux et à ceux qui les montent ! »

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Commentaires  

 
#6 shanu le Mercredi 28 Avril 2010 à 23:46
:sad: :oops: :o
 
 
#5 Gabrielle_invitée le Lundi 26 Avril 2010 à 12:13
je sais qu'il ne faut pas se décourager et continuer à y croire, mais une telle inertie, c'est a désespérer...
 
 
#4 huguette le Vendredi 23 Avril 2010 à 17:52
je suis d'accord avec vous Isabelle. Rien, n'est parfait. L'essentiel est que ce projet de loi fasse bouger les mentalités et que cela avance. J'espère que toutes ces dames vont se faire "nommer" au féminin. C'est comme pour la parité en politique où rout en appliquant la loi les hommes gardent le pouvoir: combien de femmes présidentes de régions? à suivre....
 
 
#3 Isabelle G le Vendredi 23 Avril 2010 à 11:39
@Margaret, oui d'ailleurs dans l'article,je mets un bémol pour Amélie Castera et je cite pas mal de femmes qui vont faire leur entrée dans les CA grâce à leur seul mérite personnel, mais il fallait souligner que les premières à bénéficier de l'évolution en cours passent par le sésame de leur mari, comme si les dirigeants ne pouvaient coopter que les femmes de leurs amis...
 
 
#2 margaret le Vendredi 23 Avril 2010 à 10:55
petit bémol à cette critique de "femmes de" qui commence (voir aussi article Challenges cettes semaine): n'est-ce pas normal que de femmes brillantes épousent... d'hommes brillantes? A lire le profile de la "femme de" Oudea récemment nommée chez Lagardere (Essec, ENA, champion de ski) on se dit qu'elle a le parfait profil d'administratrice hyper compétente. En réalité, la vraie inégalité ne serait-elle pas de relever cet élément pour une femme alors que personne ne dit jamais "mmari de"?!
 
 
#1 Segal Pa le Vendredi 23 Avril 2010 à 10:46
quand on connais la "maire de Puteaux présidente de lEpad !!! tout est possible ...
 

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