Contre-courant Mis en ligne le 27/01/12
La contestation de Dow Chemical comme partenaire privilégié des Jeux olympiques de Londres prend de l'ampleur. En décembre, le Comité olympique indien s'indignait que le géant de la chimie, qui refuse d'assumer la catastrophe de Bhopal, soit l'un des onze « grands sponsors » des Jeux olympiques. Cette semaine, une « commissaire à l'éthique » des JO de Londres a frappé fort en démissionnant de sa fonction, quelques mois avant l'événement. Meredith Alexander dénonce à son tour le contrat passé avec Dow.
"Héritage toxique" Elle a fait sensation en annonçant cette décision en direct à la télévision britannique, mercredi 25 janvier, devant un journaliste incrédule. Meredith Alexander refuse d'être « impliquée dans un lobby qui légitime le refus de Dow d'assumer ses responsabilités » et « l'héritage toxique » de la catastrophe survenue en Inde en 1984 (encadré ci-dessous). Elle espère que sa décision, ainsi annoncée à la télévision, permettra de donner « la version des victimes dans cette affaire ». Un partenariat jusqu'en 2020 Reste que la présence de la compagnie chimique aux JO ne se limite pas aux Jeux de Londres. Le LOCOG n'est pas seul dans l'affaire : Dow Chemical a signé l'an dernier un partenariat avec le Comité international olympique (CIO) pour être un grand sponsor des JO, d'hiver et d'été, jusqu'en 2020. « Dans le cadre de cet accord, Dow sera également partenaire du CIO et des Comités olympiques nationaux partout dans le monde », souligne la firme. Suite aux pressions du Comité olympique indien, Dow et le CIO avaient annoncé une concession le 19 décembre : le logo de la compagnie n'apparaîtra pas sur l'enveloppe « durable » de 900 mètres de long créée par Dow pour enrober le stade olympique de Londres. Lire aussi sur LES NOUVELLES news : Un autre "grand sponsor" fait des siennes : Procter&Gamble vient de lancer une campagne de communication à la gloire des mamans... stéréotypes garantis.
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Commentaires
Et après? L'agitation va retomber, on va parler d'autre choses, et Dow Chemical sera toujours sponsor des JO, et plus personne ne sera là pour dénoncer ce fait puisque la seule personne qui osait le faire est partie d'elle-même.
je ne sais jamais trop quoi penser des gens qui partent : d'un côté ils sont en accord avec leurs principes et c'est bien, d'un autre côté ça revient à s'avouer vaincu, et à jeter l'éponge...
Dow Chemical possède en France 9 sites : un centre de R&D, 3 bureaux commerciaux et 5 usines, dans lesquels il emploie environ 2000 salariés.
Le groupe devrait générer en France un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros en 2010.
Pierre-Jean Brochand, président de Dow Chemical France, assure que l’Hexagone demeure un pays attractif, en phase avec la stratégie du groupe qui tend à investir dans la chimie de spécialités au détriment des commodités...
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