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Dossier
Mis en ligne le 18/11/10
Qu'est-ce que la richesse ? Débattons ensemble !
Liste des articles du dossier en bas de page…
Qu’est-ce qu’on attend pour adopter de nouveaux indicateurs de richesse en France ? Le bonheur n’est pas dans le PIB (produit intérieur brut). Mais c’est après lui que courent les économistes, les politiques, ceux qui mesurent la croissance. Et si on changeait ces indicateurs pour mieux orienter les politiques publiques ? Mais comment mesurer la croissance ou le bien-être autrement ? Nous vous proposons d’en débattre. Car avant d’être un débat d’économistes, les indicateurs de richesse doivent faire l’objet d’un débat citoyen.
Le PIB se limite à la somme de la production de biens et de services marchands. Qu’est-ce qui pose problème ? Il ignore, au passage, les destructions de l’environnement dues à certains modes de production (contrairement au PIB vert). Surtout, il néglige le travail familial et domestique et les soins apportés aux autres, pourtant sources de bien-être… et apanage des femmes. Le rapport Stiglitz-Sen, publié en juin 2009, préconisait de prendre en compte bien d’autres facteurs que la production dans le calcul du bien-être et de la croissance : la santé, l’éducation, les activités personnelles, dont le travail, la participation à la vie politique et la gouvernance, les liens et rapports sociaux, l’environnement (état présent et à venir), l’insécurité, tant économique que physique.
Rencontrés le 4 octobre dernier à l’occasion d’un colloque que nous avons organisé sur ce thème à Issy-les-Moulineaux, les experts du débat ont tous accepté de collaborer avec nous et de répondre à vos questions. Parmi eux Valérie Létard, ex-secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité, puis auprès du ministre de l’Ecologie, Dominique Méda, sociologue, Philippe Le Clézio, membre du CESE, Pierre Larrouturou, économiste, Conseiller régional d’Ile-de-France. Hélène Combe, sociologue et politiste, déléguée générale de l’Observatoire de la décision publique, Florence Jany-Catrice, économiste à Lille 1 et au CLERSE , François Fatoux, délégué général de l’Observatoire sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (ORSE), Martine Durand, Directrice des statistiques à l’OCDE.
Participez, ici, dès aujourd’hui : --> Soit en nous envoyant un mail à debat@lesnouvellesnews.fr --> Soit en laissant un commentaire sous l’un des articles du dossier. Une tâche de quelques minutes à peine, et la certitude d’obtenir une réponse.
Avant de prendre part au débat, informez-vous grâce aux différents articles du dossier :
LA SELECTION
Pub olympique pour la mère sacrificielleAttention, message très stéréotypé de la marque mondiale Procter&Gamble, sponsor des Jeux olympiques. |
SEXISME ORDINAIRE
Pour le chroniqueur du Point, une femme ministre est avant tout un objet sexuel.
Selon lui, légiférer sur le harcèlement sexuel revient à s'attaquer aux hommes blancs.
Revue de web
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Commentaires
Mesurer à posteriori à l’aide de chiffres des éléments concrets on sait faire (PIB incontournable certes mais si limité). Mesurer l’immatériel, prévoir, interpréter différemment la réalité, c’est éminemment plus complexe et … indispensable. Des solutions existent déjà, des expérimentation s aussi « Question de volonté politique » comme cela a été souligné. Comment évaluer la qualité d’une vie « Question qui concerne les citoyens et qui doit être abordée avec eux qui sont les premiers concernés » comme plusieurs orateurs l’ont martelé. Comment l’imposture du couple croissance/progrès peut elle perdurer alors que les chiffres justement) dument labellisés par les experts en démontrent l’issue suicidaire pour le l’humanité ? .. Un des intervenant a rappelé que ce qui n’est pas mesuré n’a pas d’existence, mais Einstein ne disait il pas « ce qui compte ne peut pas être compté ».
Si nous dépensions autant d’énergie à réfléchir à de nouveaux instruments de pilotage de nos sociétés à partir d’enjeux de développement humain au lieu de créer en permanence des modèles mathématiques et financiers et des instruments de mesure quantitatifs pour pêtre plus « compétititfs » sans doute irions nous moins vite au casse pipe. Malheureusement la République des Grandes Ecoles marche aux chiffres et à la reproduction. (réflexion personnelle).
Le rapport de Patrick Viveret Reconsidérer la richesse peut se trouver ici: bit.ly/9ZUwez il fournit déjà de bonnes bases.
Avec les monnaies complémentaires , le but est de définir avec la communauté ses valeurs, la richesse, ce qui pour elle est créatrice de vivant, d'amélioration du bien-être et donc de revoir complètement ce que nous appelons la valeur traditionnelle, bref d'apporter d'autres indicateurs de richesse. Patrick Viveret parle de PIB, de PI-doux. Le collectif richesse/FAIR est essentiel dans ce sens.
Gapminder (www.gapminder.org ) permet de jouer à la visualisation d'autres critères que le simple PIB.
Je crois que cela devient visible par de plus en plus de citoyens et si la réponse ne vient pas d'en haut, à nous de nous unir pour créer nos systèmes qui respectent les valeurs de la vie, de la Terre et de l'Humain.
Je suis intéressé pour participer à votre colloque.
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