Najlae Lhimer,19 ans, qui vivait en France depuis 5 ans pour fuir un mariage forcé a été expulsée il y a deux semaines vers le Maroc. Son tort : avoir porté plainte contre son frère, qui l'avait tabassée. Le chef de l'Etat, en cette journée des femmes, a fait un geste. Il "s'est dit prêt à l'accueillir en France, si elle le souhaite". (Suite...)
La Commission européenne vient d'autoriser la culture d'un nouvel OGM. Cette décision, une première depuis 12 ans, hérisse les anti-OGM, mais aussi de nombreux pays européens. La Commission prend le risque de s'afficher comme le promoteur de ces organismes très controversés.(Lire l'article)
Parmi ses 11 membres, le Conseil constitutionnel comptait jusque là deux femmes. Il n'y en aura désormais plus qu'une. A l'heure où les grands discours sont à la féminisation des instances de décision, les actes restent hermétiques à l'ouverture au féminin... (Suite et commentaires)
Un million d’euros de pub pour la campagne grand emprunt où Marianne exhibe son ventre fécond mais rien pour la réforme du congé parental. Rien à voir entre ces deux informations ? Pas sûr. (Suite et commentaires)
L’INSEE vient de présenter son premier « plan d’actions » suivant les recommandations du rapport Stiglitz. Objectif : évaluer la richesse à l'aune d'indicateurs mesurant le bien-être plus sûrement que le seul Produit intérieur brut (PIB). Un catalogue d’intentions encore floues pour beaucoup d’entre elles.
Reprenons. Janvier 2008, Nicolas Sarkozy confie au prix Nobel Joseph Stiglitz le soin de proposer des indicateurs de richesse alternatifs au Produit intérieur brut. Le PIB ne donne en effet qu’une vision parcellaire de la richesse et conduit à des aberrations : un embouteillage, la maladie sont sources de richesse puisqu’ils font consommer de l’essence ou des médicaments. Le PIB ne tient pas compte du travail domestique et familial, lequel représenterait, s’il était compté, près de 50 % du même PIB. Pour mesurer le bien-être et la richesse, il faut donc prendre en compte d’autres éléments. Septembre 2009, Le rapport Stiglitz est remis au président de la République en grandes pompes. « Il y aura un avant et un après ce rapport » assure Nicolas Sarkozy. Oui, mais pas trop vite.
D’abord, la commission Stiglitz l’avait dit : le PIB doit rester un indicateur phare. Derrière lui, un tableau de bord d’autres indicateurs va s’ajouter. Et l’INSEE compte bien l'élaborer avec l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l'office européen Eurostat pour réduire les coûts de la démarche statistique et impulser des "coopérations au plan international". En outre, les indicateurs seront d’autant plus valables qu’ils permettront de comparer entre eux différents pays. C’est sans doute en partie cette concertation qui explique la lenteur du processus.
Intégrer les politiques redistributives...
En guise d’introduction, Jean-Philippe Cotis, directeur général de l’Insee, a présenté des travaux analysant la richesse à travers « l’approche ménages ». Ces travaux tiennent compte des revenus des ménages en intègrant les politiques redistributives. Redistribution monétaire ou en nature (enseignement gratuit et prestation maladie). Les plus pauvres paraissent ainsi moins pauvres. L’éducation, la santé et les autres services assurés par les administrations représentent 23 % du revenu disponible des ménages. En comptant ces prestations dans les revenus des ménages, l’écart entre les plus modestes et les plus aisés se resserre. De 1 à 5 cet écart passe à un rapport de 1 à 3. Avec ce mode de calcul, les pays à fortes politiques redistributives se situent plus haut dans le palmarès des revenus des ménages. Voilà pour l’exemple de changement.
... Et c'est tout pour l'instant
Pour le reste, il faut attendre. L'Insee va publier en 2010 des enquêtes sur le développement durable, les très hauts revenus, l'évolution du "mal-logement" et du capital humain (expériences, compétences...), l’activité des ménages et l’appréciation subjective du bien être… Comment l’organisme va-t-il calculer ? Concernant la mesure de la richesse apportée par le travail domestique et familial, les dirigeants de l’Insee semblent être encore en Terra incognita mais assurent mener un travail expérimental.
Quand le PIB augmente, le bien-être global recule. Et pourtant la course au PIB reste un sport national. Créée en janvier 2008, la commission Stiglitz a remis un rapport le 15 septembre dernier : juste quelques pistes de réflexion autour du PIB tout puissant.
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Au début du sommet Naomi Klein voulait passer la COP-15 au détecteur de mensonges. A la fin elle voit du racisme dans les calculs froids des pays riches.
Pour la cinquième année le Women’s forum de Deauville réunissait, du 15 au 17 octobre, responsables politiques, économiques, associatives pour leur donner la parole et la partager avec les hommes. Leur but : changer le monde… Tout simplement. Résumé en 9 flashes vidéo.