Najlae Lhimer,19 ans, qui vivait en France depuis 5 ans pour fuir un mariage forcé a été expulsée il y a deux semaines vers le Maroc. Son tort : avoir porté plainte contre son frère, qui l'avait tabassée. Le chef de l'Etat, en cette journée des femmes, a fait un geste. Il "s'est dit prêt à l'accueillir en France, si elle le souhaite". (Suite...)
La Commission européenne vient d'autoriser la culture d'un nouvel OGM. Cette décision, une première depuis 12 ans, hérisse les anti-OGM, mais aussi de nombreux pays européens. La Commission prend le risque de s'afficher comme le promoteur de ces organismes très controversés.(Lire l'article)
Parmi ses 11 membres, le Conseil constitutionnel comptait jusque là deux femmes. Il n'y en aura désormais plus qu'une. A l'heure où les grands discours sont à la féminisation des instances de décision, les actes restent hermétiques à l'ouverture au féminin... (Suite et commentaires)
Un million d’euros de pub pour la campagne grand emprunt où Marianne exhibe son ventre fécond mais rien pour la réforme du congé parental. Rien à voir entre ces deux informations ? Pas sûr. (Suite et commentaires)
Paradoxe : les entreprises dirigées par des femmes ou disposant d’un taux d’encadrement féminin surperforment mais ces mêmes entreprises ont du mal à trouver des financements pour se développer. Pour en finir avec cette absurdité, un fonds investi uniquement dans des entreprises dirigées par des femmes vient de voir le jour. Ce serait même le premier fonds d'Europe continentale du genre. Ce fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI) géré par la banque d'investissement Bryan, Garnier & Co est lancé en partenariat avec l'association Women Equity for Growth qui se consacre à l'accompagnement des femmes chefs d'entreprises.
Mixité = performance
Riche idée pour les souscripteurs. Les 14 entreprises du CAC 40 dont le taux d'encadrement féminin est supérieur à 35% ont des performances moyennes très supérieures aux autres en termes de croissance (+ 61 %), de rentabilité (+ 96 %), de productivité (+ 34 %) et d'emploi (+157 %) indique une étude réalisée par Michel Ferrary, chercheur au Centre de recherches sur le management, CERAM. D’autres enquêtes montrent que l’égalité entre hommes et femmes pourrait permettre aux Etats membres de l’Union Européenne une augmentation de 15 à 40 % de leur PIB.
La France à la traîne
Des cancres comme la France devraient même se situer sur le haut de cette fourchette de progression potentielle puisque notre beau pays atteint péniblement le 62ème rang mondial concernant la participation des femmes à l’économie en 2009. Un chiffre en régression : la France était au 53ème rang mondial en 2008. Et pourtant 56 % des diplômés de l’enseignement supérieur sont des femmes.
Peu d’argent pour les entrepreneuses
« Malgré leurs performances, les entreprises dirigées par des femmes ont du mal à accéder au capital » observe Dunya Bouhacene, fondatrice de Women Equity. Question de préjugés souvent de la part des investisseurs qui ont du mal à voir dans une femme l’entrepreneuse ou la manager de choc. Mais aussi parfois réticence des femmes à prendre trop de risques. « Elles ont souvent besoin d’être coachées pour rendre leur discours audible par des financeurs » observe Dunya Bouhacene.
Nouveau souffle
Alors les femmes dirigeantes doivent-elle devenir des hommes dirigeants comme les autres ? Justement non. Celles qui intéressent les financeurs en herbe d’entreprises de femmes sont celles qui ne clonent pas les hommes. « Nous devons en finir avec ce gâchis » estime Greg Revenu, directeur général de Bryan Garnier, c’est précisément le nouveau souffle apporté par les femmes au management qui l’intéresse. Une certaine ouverture au monde, une autre façon de gérer les priorités. Il se souvient qu’une réunion de travail organisée le jour de la rentrée des classes ne posait habituellement pas de problèmes à des financiers, jusqu’au jour où une femme s’en est mêlée. La notion d’efficacité dans la conduite des réunions a pris alors un nouveau visage. Mais il faut que les femmes soient nombreuses pour faire changer ces mœurs managériales. Le seuil à partir duquel elles ne se comportent plus comme « des hommes comme les autres » serait de 35 %. « Nous devons aider ces femmes en affectant notre épargne à leurs entreprises mais aussi en les faisant connaître, en jouant sur l’exemplarité. » Pour enclencher ce cercle vertueux en faveur de la croissance, il précise les critères de choix des entreprises : « nous privilégions deux objectifs : le retour sur investissement et l’utilité sociale » Le fonds compte investir en priorité dans les entreprises de croissance disposant d’un chiffre d’affaires d’au moins 2 millions d’euros.
Quand le PIB augmente, le bien-être global recule. Et pourtant la course au PIB reste un sport national. Créée en janvier 2008, la commission Stiglitz a remis un rapport le 15 septembre dernier : juste quelques pistes de réflexion autour du PIB tout puissant.
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Au début du sommet Naomi Klein voulait passer la COP-15 au détecteur de mensonges. A la fin elle voit du racisme dans les calculs froids des pays riches.
Pour la cinquième année le Women’s forum de Deauville réunissait, du 15 au 17 octobre, responsables politiques, économiques, associatives pour leur donner la parole et la partager avec les hommes. Leur but : changer le monde… Tout simplement. Résumé en 9 flashes vidéo.