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Entreprendre Mis en ligne le 10/07/11 I Rédaction par Hortense Lasbleis
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Un investissement mondial de 1 900 milliards de dollars pour une « transformation technologique verte ». C'est ce que préconise l'ONU pour éviter une catastrophe mondiale alors que nous sommes « sur le point de dépasser les limites de la planète en raison du réchauffement climatique et de la perte de biodiversité ». Les Etats doivent coopérer.


Actuellement, près de 90% de l'énergie sont produits par l'exploitation des combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz), et ceux-ci sont à l'origine d'environ 60% des émissions de CO2. L'environnement mondial ne peut plus faire face à la croissance des activités humaines assure le Département des affaires économiques et sociale des Nations Unies (DESA) dans un rapport sorti en début de semaine. Alors, « business as usual is not an option », le statu quo n'est pas une option, prévient le rapport, rédigé en préparation de la conférence Rio+20 prévue en juin 2012 au Brésil.

Pas question de reprendre les mêmes modèles de production pour fournir à la majorité de la population mondiale le niveau de vie décent que connaissent, en moyenne, les pays développés. Trop destructeurs pour la planète. Mais pas question, non plus, de laisser la plus grande part de l'humanité dans une telle situation de pauvreté. Le DESA en appelle à une nouvelle révolution industrielle : une « transformation technologique verte ».

A situation urgente, transformation radicale.

Cette transformation technologique passe par l'amélioration du rendement énergétique sans augmentation de la consommation et le soutien d'un large portefeuille de projets de développement technologique.

L'ONU fixe 2050 comme échéance. Il faudra pendant les 40 prochaines années réduire les énergies non renouvelables et l'utilisation des ressources mais aussi améliorer « l'efficacité énergétique » grâce au développement de technologies nouvelles. Nous ne sommes certes pas tout à fait dépourvus grâce par exemple aux énergies renouvelables (solaire, éolien) ou bien aux techniques de capture du carbone. Pour autant, « prétendre que « la technologie existe pour résoudre le problème climatique » sous-estime l'importance des efforts requis ».

Renforcer la recherche et le partage de connaissances

Il est essentiel de soutenir la recherche insiste l'ONU. Le rôle des Etats est alors central pour investir et aider financièrement les innovations technologiques privées.

Seulement aujourd'hui ces technologies issues du privé sont trop peu partagées. Le rapport préconise la mise en place d'un régime global de la propriété intellectuelle. Issu d'un accord entre les différents états, il devrait permettre une plus grande diffusion des technologies vertes découvertes, et ce en fonction du niveau de développement des pays.

La coopération internationale est vitale et il faut prévoir d'investir 1 900 milliards par an sur quatre décennies dédiés à cette « transition technologique ». Les efforts à faire sont conséquents et nécessitent un réel pilotage afin que la cohérence soit la plus grande possible. L'ONU préconise un « renforcement des capacités de la gouvernance mondiale » tout en respectant les spécificités locales qui doivent évidemment être prises en compte pour que les changements amorcés soient efficaces.

Le secteur agricole particulièrement concerné

L'agriculture, actuellement responsable de 14% des émissions de CO2, doit produire plus en étant moins nocive pour l'environnement. Le challenge se trouve corsé par la croissance prévue de la population mondiale : deux milliards d'humains supplémentaires. La production vivrière mondiale doit augmenter de 70 à 100% d'ici 2050. Comme pour le reste de l'économie, le rapport préconise « une modernisation majeure des systèmes de production, des technologies, et des infrastructures existants ».

La première « révolution verte » ne l'a pas été tant que ça puisqu'elle a vu se développer l'utilisation intensive de l'irrigation, d'engrais et de pesticides nocifs pour l'environnement. Ce sont les petites exploitations qui doivent être particulièrement soutenues, avec des transferts de technologies et des aides comme des infrastructures rurales ou encore un accès facilité au crédit. Là encore la communauté internationale a un rôle à jouer : 20 milliards de dollars devront être débloqués pour favoriser « l'agriculture durable ».

La réalité du changement climatique ne fait pas tout à fait consensus dans le monde scientifique. Mais au nom du « principe de précaution », cette enquête considère que « tous les moyens possibles doivent être appliqués pour atteindre le développement durable ».

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Commentaires  

 
#3 Sethior le Mercredi 13 Juillet 2011 à 15:40
Citation en provenance du commentaire précédent de Carol:
Enfin, un cadre global !!


Malheureusement il s'agit plus de préconisations que d'un réel cadre. Le risque que ce rapport soit ignoré est grand...
 
 
#2 Carol le Lundi 11 Juillet 2011 à 07:31
ce qui est bien avec les bons articles, c'est qu'ils donnent permette de reflechir :
1900 milliards+dette s actuelles de pays yc pour les retraites et la dépollution / nbre d'habitant en mesure de contribuer = une idée de ce que cela va réellement nous couter.. merci pour la facture !
 
 
#1 Carol le Lundi 11 Juillet 2011 à 07:25
Enfin, un cadre global !! .qu'il ne reste plus qu'à respecter..
merci une nouvelle fois pour cet article
 

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