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Plaisirs
06/07/10
- par Coline Garré

A travers douze courts métrages aux influences arty et underground, la réalisatrice suédoise Mia Engberg présente douze regards de femmes sur  la pornographie. Pari réussi ? Plus qu’érotique, la jouissance que procure ce film est d’ordre intellectuel en nous invitant à réfléchir sur la sexualité féminine.

  
23/06/10
- par Catherine Portaluppi
Et un et deux et trois… zéro ! Vous connaissez la chanson mais vous pensiez que les joueurs français avaient oublié les paroles… Détrompez-vous !
Deux équipes françaises brillent actuellement sur le terrain du football international. Deux équipes de footballeuses. L’une vient de s’imposer face à la Croatie 3-0 dans un match de qualification pour la Coupe du Monde 2011.
  
15/06/10
- par Sandrine Goldschmidt

Ce n'est pas tout à fait un long-métrage, 48 minutes, et on ne peut s'empêcher de trouver qu'Un transport en commun passe trop vite... tant mieux ! En taxi-brousse et en chansons, un film léger et rassérénant sans être futile. Rencontre avec sa réalisatrice, Dyana Gaye.

  
21/05/10
- par Arnaud Bihel

Les femmes sont un genre rare à Cannes. En tout cas derrière la caméra. D'autres l'ont déjà remarqué, le succès cette année aux Oscars de Kathryn Bigelow ne fait que révéler l'absence. Le Festival de Cannes, toutes compétitions confondues, ne donne à voir qu'une poignée réalisatrices cette année. Une seule femme, Jane Campion en 1993, a reçu la Palme d'or. Il est vrai que le Festival reflète la masculinité du cinéma en général.

  
19/05/10
- par Arnaud Bihel

Voilà pourquoi on aime le cinéma. Parce que deux films que tout oppose ou presque - « Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois, et « Women are heroes » de JR - nous procurent des émotions semblables, et nous font nous sentir profondément humains.

Dans le premier, presque uniquement des hommes. Et pour cause : Xavier Beauvois filme le quotidien d'une communauté de moines trappistes dans l'Atlas, une fiction inspirée de faits réels. Dans le second, JR accroche dans son objectif les regards et les témoignages de femmes qui résistent, dans les recoins miséreux du monde ; un documentaire réaliste tout autant qu'un travail artistique.

  
19/05/10
- par Arnaud Bihel

« Deeper than yesterday », profonde émotion

La première claque vient de là où on ne l'attend pas. C'est dans la salle la plus excentrée de la Croisette, l'espace Miramar où se déroulent les projections de la Semaine de la Critique. En ouverture de « Sound of Noise », un court-métrage : « Deeper than yesterday », de l'australien Ariel Kleiman. Des hommes dans un sous-marin russe, confinés depuis trois mois dans les profondeurs. Un monde clos et viril, trop viril, où, en quelques scènes mêlant agressivité et sensibilité, se dégage un violent sentiment de frustration sexuelle. Mais un « miracle » apparu à la surface va faire naître, de l'un des participants à ce huis-clos malsain, un acte de pure grâce. D'un cinéma en toute simplicité, en esquisses et sons étouffés, ce mal-être des profondeurs offre vingt minutes d'émotions pures.

Le site du film (et la bande-annonce) : http://www.deeperthanyesterday.com

« Sound of noise » assassine joyeusement Mozart

Le long-métrage qui suit nous plonge dans un tout autre cinéma. « Sound of noise », ce polar musical suédois, s'annonçait comme un grand moment de plaisir déjanté. C'est le cas, en grande partie. Le film débute à tombeau ouvert sur solo de batterie. Et réunit bientôt six percussionnistes hors-normes, rebelles sans cause, décidés à faire de la ville un terrain d'expérimentation musicale.

Dans le court-métrage réalisé il y a quelques années par les mêmes auteurs, Ola Simonsson et Johannes Stjärne Nilsson et avec les mêmes « six drummers », ce terrain se limitait à un appartement. Ici, c'est avec un bloc opératoire, une banque ou des engins de chantier qu'ils donnent libre cours à leur sens du rythme. Des terroristes sonores pour un monde qui ronronne, traqués par un flic allergique à la musique. La bien-pensance en prend pour son grade, et nous plein les oreilles. Car évidemment les rythmes et les sons - le silence aussi – portent le film tout autant que ses personnages.

Après le succès de leur court-métrage, les auteursont mis quatre ans pour accoucher de ce film anarchisant et réjouissant – dont on regrette finalement qu'il ne pousse pas l'expérimentation aussi loin que les percussionnistes qu'il met en scène ; qu'il rentre peu à peu dans le rang, perdant au fil des scènes de sa folie furieuse. Mais quelques bouffées de non-conformisme, à Cannes, cela fait déjà un bien fou.

  
19/05/10
- par Arnaud Bihel

Une déception pour commencer notre expérience cannoise. « Countdown to zero », réalisé par Lucy Walker, arrivait à Cannes précédé d'une belle réputation, après une première sortie remarquée en janvier au Festival de Sundance. Réputation due également à son producteur, Lawrence Bender, déjà à l'origine du film d'Al Gore « Une vérité qui dérange ». « Countdown to zero », exploration de la course aux armes nucléaires, s'annonçait de la même force que le documentaire qui avait contribué à éveiller les consciences sur le réchauffement climatique.

Pour ce qui est de frapper, c'est réussi. Entre les risques terroristes et ceux d'une erreur militaire, le documentaire assène l'idée qu'un jour, inévitablement, une bombe atomique explosera dans une grande métropole, faisant des millions de victimes. Mais la faiblesse du film réside dans cette même volonté de marteler ses vérités. La mise en scène hollywoodienne tombe dans l'excès de dramatisation et rend le propos indigeste.

Comme un leitmotiv reviennent des images du rayon de déflagration d'une bombe sur les grands villes du monde. La menace d'Al Quaeda, celle de l'Iran, en sont un autre fil conducteur. Tout comme la facilité à se procurer et faire voyager de l'uranium enrichi, composant essentiel d'une bombe atomique.

Parfois, « Countdown to zero » vise juste. Quand il s'attarde sur les erreurs et les malentendus militaires qui ont déjà failli mener le monde au désastre. Quand reviennent les propos de Robert Oppenheimer, le père de la bombe, terriblement lucide quand il s'agissait d'évoquer les dangers de sa création. Quand il décrit la course à l'arme nucléaire, depuis les années de guerre froide jusqu'à nos jours, et la fierté nationale que procure l'acquisition de la bombe. Mais les bribes de réflexion se retrouvent noyées dans le magma anxiogène, à grand renfort d'images choc et de musique obsédante.

En conclusion, « Countdown to zero » laisse la place à un peu d'espoir, et en appelle aux citoyens pour transmettre son message. Le documentaire engagé se prolonge par un site internet. Mais en sortant de la projection, l'angoisse laisse surtout la place à un grand sentiment d'impuissance et de frustration.



Image : Thierry Frémeaux, Lawrence Bender et Lucy Walker

  
14/05/10
- par La Rédaction

Lundi soir, LESNOUVELLESNews débarquent au Festival de Cannes. On ne vous y parlera pas de cocktails et de stars, mais de cinéma. Et de nombreux films que l'on pourra découvrir, souvent à l'écart de la compétition officielle.

Premier film sur notre programme : « Countdown to zero », documentaire de l'anglaise Lucy Walker qui promet un « voyage hypnotique » dans un monde menacé par la course aux armes nucléaires.

Découvrez la bande-annonce (en anglais) :

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Mardi matin, place à « Sound of noise », un « polar musical » suédois. Où un flic qui déteste la musique enquête sur une bande de musiciens fous décidés à utiliser la ville pour une « apocalypse musicale ». Voilà qui est alléchant, surtout quant on connait le court-métrage qui l'a inspiré (et dans lequel apparaissaient déjà les « Six drummers », percussionnistes performers) : « Sound of Noise - Music for One Apartment and Six Drummers ».

Regardez - et écoutez - ce court métrage réalisé en 2001 et multi-primé :

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06/05/10
- par Sandrine Goldschmidt

« Femmes du Caire » est un film bienvenu, à l'heure où les mouvements islamistes voudraient faire interdire « Les Mille et une nuits » en Egypte. Portrait d'une société égyptienne patriarcale, et surtout portraits de femmes qui prennent la parole face à l'ordre établi. Et s'annoncent porteuses de changement.

  
07/03/10
- par Sandrine Goldschmidt

Un film drôle, intelligent, inspirant… C’est « La reine des pommes », fantaisie entre Truffaut et Emmanuel Mouret, filmé et joué avec grâce par Valerie Donzelli. (...La suite sur A dire d'elles)


  

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