“Nous voulons mettre fin à l’impunité”. Sixième jour de grève pour 10 Djiboutiennes qui dénoncent les viols commis par les militaires sur les femmes Afars. Elles demandent l’aide de la France et la reconnaissance du viol comme crime de guerre.
Fatou* avait 17 ans, elle était seule dans sa maison parce que « normalement ça ne craint rien, il y a des voisins ». Sauf que, ce jour là, deux hommes de la garde du président Ismaël Omar Guelleh et un enseignant encerclent l’habitation : « On va s’amuser avec l’handicapée du village ». Fatou est mise au sol, tabassée et violée. Désormais cette femme malentendante signe deux mots : « emprisonner »…