Accueil Politique Les « anti-genre » remportent la bataille parlementaire

Les « anti-genre » remportent la bataille parlementaire

par Arnaud Bihel

porche-rue-universite-et-loiLes députés, après les sénateurs, enterrent la notion « d’égalité de genre », remplacée par « égalité entre les femmes et les hommes ». Le terme était trop polémique.


 

Les députés, comme les sénateurs avant eux, ont renoncé mardi 4 juin à inclure une référence à « l’égalité de genre » dans le projet de loi sur la refondation de l’école. A la place, le texte prévoit que l’école « assure l’acquisition et la compréhension » de « l’égalité entre les femmes et les hommes ». Le très droitier syndicat UNI a donc remporté la bataille contre la notion de genre qu’il avait lancée au mois de mars (Voir : Ils voient « l’idéologie du genre » partout).

Nouveau combat de la « manif pour tous »

La députée EELV Barbara Pompili, qui entendait, via un amendement, défendre le terme de genre, y a finalement renoncé, pour éviter, a-t-elle expliqué, que le débat soit « instrumentalisé ».

Depuis plusieurs mois, déjà, des élus de droite et l’UNI mènent campagne contre ce qu’ils nomment la « théorie du genre » et présentent comme un instrument de confusion entre les sexes. Et désormais les plus déterminés des opposants au mariage pour tous y ont aussi trouvé un nouveau cheval de bataille contre l’égalité. Les responsables de la « manif pour tous » avaient appelé à manifester devant l’Assemblée nationale lundi soir contre ce qui est à leurs yeux l’« idéologie du genre ».

Une vision fantasmée et erronée de ce que sont les études de genre, qui visent à travailler sur les représentations sociales qui cantonnent filles ou garçons dans des rôles prédéfinis, « les stéréotypes selon lesquelles, par exemple, une fille devrait être meilleure en français qu’en maths », expliquait Barbara Pompili. La députée, pour avoir défendu la notion de genre, dit avoir été « inondée de messages d’insultes ayant essentiellement trait à [s]a vie sexuelle ».

Peillon sort les rames

Il est vrai que cette opposition à la « théorie du genre » marque des points jusque dans la presse. Le Figaro la relayait récemment. Et l’AFP, ce 4 juin, reprend le terme de théorie sans pincettes.

Le ministre de l’Éducation lui-même s’était empêtré dans cette instrumentalisation, assurant le 30 juin qu’il n’était « pas pour la théorie du genre », avant de se reprendre mardi 4 juin devant les députés : Vincent Peillon a reproché aux députés de droite « de faire porter aux gens des théories qui ne sont pas les leurs » et assuré que « la mission de l’Éducation nationale est de lutter contre un certain nombre de stéréotypes, y compris de genre »… tout en appuyant l’inscription dans le projet de loi de la notion d’« égalité entre les femmes et les hommes » plutôt que celle de genre.

 

Lire aussi sur Les Nouvelles NEWS :

L’égalité filles/garçons au cœur de la refondation de l’école

 

 

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18 commentaires

MEP 5 juin 2013 - 10:08

Le pire c’est que ces même pourfendeurs de l’inexistante « théorie du genre » sont bien contents de s’appuyer sur des études de genre (certes anciennes et parfois non reconnues par la communauté des chercheurs, voir par exemple : http://www.larecherche.fr/actualite/aussi/cerveau-a-t-il-sexe-01-09-1996-88000).
Donc, auraient-ils peur que ces études soient sérieusement remises en question ? Bah non, voyons, c’est plus compliqué que cela…

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Polo 5 juin 2013 - 13:36

Je suis outré par l’hypocrisie de Mme Pompili et de M Peillon. Ils prennent vraiment les français pour des imbéciles. La théorie du genre s’inscrit totalement dans l’idéologie de la gauche et vient compléter le mariage pour tous en essayant, à nouveau, d’éliminer les différences entre les sexes. Je trouve paradoxal de promouvoir les bienfaits de la parité homme/femme dans les entreprises, au gouvernement etc, et en parallèle, de chercher a supprimer les différences entre les sexes.

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taranis 5 juin 2013 - 14:10

[quote name= »Polo »]En tout cas, tout cela montre qu’informer et former sur l’approche du genre, et en débattre, répondent à un réel besoin ! Le mieux serait donc de généraliser les études de genre en milieu scolaire et de favoriser l’inter-disciplinarité des approches biologiques, historiques, sociologiques, philosophiques… Mais derrière les amalgames et les contresens faits par les opposants eux-mêmes, se cache la crainte de la confusion « des genres » et de la « promotion » de l’homosexualité, porte ouverte à un amoindrissement de la famille « normale ». Leur vision du genre se réduit à la question de l’orientation sexuelle. La mobilisation de milieux politiques et religieux conservateurs contre le genre, qui n’est pas spécifique à la France, et qui est ancienne, nous donne des indications sur ce qui pose problème de façon sous-jacente. Pour l’approche de genre, au-delà du sexe anatomique donné à la naissance, les identités masculines ou féminines se construisent en fonction des rôles, des statuts sociaux, culturels, symboliques, variables selon les époques et les lieux, influencés par de multiples facteurs politiques, économiques, institutionnels, éducatifs, etc. Les « rapports sociaux de sexe » se fondent, de façon universelle, sur des inégalités au détriment des femmes.

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taranis 5 juin 2013 - 15:08

Pour être cohérente avec mon pragmatisme, je préfère aussi le terme d’égalité H/F et qui renvoie au sexisme Pour moi il n’y a pas théorie conceptuelle glissant ce terme à tous les niveaux mais de simples études qui aide à comprendre et démystifier l’opposition masculin-féminin dans le but de mieux rebâtir la mixité. En utilisant ce terme, il ne faut donc pas pour autant abandonner la prise en compte dans les analyses, du patriarcat, de la domination masculine, des rapports de domination entre les sexes, de la critique de l’égalité entre les hommes et les femmes… – En aucune façon le mot genre peut donc être employé – et il l’est, incontestablement – pour justifier, légitimer l’absence de tout rapport de domination, de tout système de domination, de toute pensée de la domination, de toute domination. Et donc de tout pouvoir.
En conclusion pour ne pas être ambiguë c’est les rapports sociaux H/F que je voudrais voir enseignés car c’est en les modifiants que obtiendrons le respect et la dignité pour les femmes.

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cih 5 juin 2013 - 16:48

La théorie du genre existe bien moins que la théorie du gendre

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Jan 5 juin 2013 - 21:59

l’égalité entre les femmes et les hommes… Au moins ils ont mis le pluriel, c’est déjà ça ?

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Ben 6 juin 2013 - 05:55

« Polo »
Je suis outré par l’hypocrisie de Mme Pompili et de M Peillon. Ils prennent vraiment les français pour des imbéciles. La théorie du genre s’inscrit totalement dans l’idéologie de la gauche et vient compléter le mariage pour tous en essayant, à nouveau, d’éliminer les différences entre les sexes. Je trouve paradoxal de promouvoir les bienfaits de la parité homme/femme dans les entreprises, au gouvernement etc, et en parallèle, de chercher a supprimer les différences entre les sexes.

Ouais, donc toi soit 1°)t’as rien compris 2°)tu sais pas lire. Allez, on répète encore une fois pour ceux du fond qui dormaient : il n’existe pas de « théorie du genre ». Il existe des études sur le genre, nombreuses, multiformes et transdisciplinaires. Capisce ?

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Yannik Chauvin 6 juin 2013 - 08:31

Une victoire, certes. Mais les doctrinaires (amendements Sommaruga, puis Pompili, en attendant une autre charge) et les ministres Peillon et Taubira (« arracher les enfants au déterminisme familial ») n’abandonneront pas. Il faut, donc, se préparer.

Dans ce cadre, il conviendrait d’obtenir une réponse juridique à la question suivante :

Est-il possible pour le père ou la mère d’un enfant scolarisé de refuser que son enfant assiste au cours de « morale laïque », « éducation sexuelle », ou tout autre intitulé, dès lors que ce cours comporte l’enseignement de la théorie du genre ?

Il s’agit, en réalité, d’étendre aux parents, le droit à la clause de conscience à partir du moment où ils estiment que l’enseignement « porte atteinte à leurs intérêts moraux » (Code du travail, art. L7112-5) ou à l’intérêt moral de leur enfant.

La réponse juridique n’est pas simple : elle comporte le risque de débordement dans d’autres matières « sensibles » (Histoire, voire Géographie, Sciences de la vie, etc.). Il serait bon, cependant, que la question soit posée dès maintenant aux juristes afin d’éclairer les parents sur la conduite possible à tenir.

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taranis 6 juin 2013 - 12:29

[quote name= »Yannik Chauvin »]
En quoi l’egalité et la liberté des femmes au travers la laïcité ou la libre sexualité seraient elles immorales Si la définition du concept peut susciter des débats, comme tout concept, on peut retenir que le genre renvoie simultanément à trois dimensions : les différences entre femmes et hommes résultat d’une construction sociale; les relations entre femmes et hommes insérées dans un rapport de pouvoir, les catégories d’hommes et de femmes, de masculin et de féminin, pensées en interaction, comme étant définies l’une par rapport à l’autre. Les études de genre dans le domaine des sciences sociales du religieux ont introduit le questionnement en termes d’exclusion du champ du sacré, d’inégalités, de normativité de genre, notamment dans le domaine de la sexualité. Mais la « différence des sexes » est une catégorie vide, Il faut donc un lieu où s’échange de la pensée. Il ne s’agit pas de déconstruire mais de reconstruire une pensée pour offrir un savoir ouvert sur l’histoire à venir… L’égalité n’obéit pas à un mouvement spontané, ici comme ailleurs. Il n’y a pas d’égalité sans contrainte. La possibilité d’égalité des sexes est une question que l’on doit se poser. Le premier élément de réponse : pour être possible, l’égalité des sexes doit être pensable, c’est-à-dire qu’il faut que cette question soit formulée. Le second élément, est-elle réalisable ? C’est autre chose. Nous y travaillons. L’Egalité, nous devons la croiser avec La liberté des femmes. Les deux principes démocratiques qui s’entrelacent toujours. Le grand mécanisme d’oppression des femmes est de les empêcher d’apprendre. C’est vérifiable dans tous les pays et sur tous les continents du monde Les études féministes au travers les trois grandes familles de pensée du féminin : les études de genre, la psychanalyse et l’anthropologie doivent déboucher sur une « culture de l’égalité ».

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THERYCA 6 juin 2013 - 15:08

Ces discussions de « haute volée » n’ont pour résultat que d’éloigner les femmes qui auraient vraiment besoin d’être sensibilisées à la cause des femmes dans sa réalité quotidienne. Ces discussions font que les femmes, c’est-à-dire 95 pour cent d’entre elles, se font une idée négative des intellectuelles du féminisme qui prétendent parler en leur nom.
Et si une femme devenait présidente de la République, est-il certain que cela ferait beaucoup avancer la cause des femmes ? Il y a eu des reines dans le passé et nous en sommes toujours (presque) au même point.

On gaspille notre énergie, il y aurait des méthodes pratico-pratiques pour obtenir des résultats rapidement et plus sûrement. Sans doute ces méthodes sont-elles tabous parce qu’il faut toujours ménager les hommes au nom de la non-discrimination.

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taranis 6 juin 2013 - 16:39

[quote name= »THERYCA »]La méthode FEMEN fait polémique tout autant, nous n’avons d’autres choix que le savoir par l’éducation , il faut commencer au début par reformer les enseignements .Les études de genres vont au contraire aux racines pour mieux en redéfinir les mécanismes , rien à voir avec l’élitisme au contraire : Interroger les « préjugés » et les « stéréotypes » pour les remettre en cause, c’est précisément le point de départ de la démarche scientifique. C’est encore plus nécessaire lorsqu’il s’agit des différences entre les sexes, qui sont toujours présentées comme naturelles pour justifier les inégalités : la « réalité » selon la droite religieuse, c’est en réalité une hiérarchie entre les sexes dont les travaux, issus de disciplines multiples, convergent tous pour contester qu’elle soit produite par la nature. La science rejoint ici le féminisme : on ne naît pas femme, ni homme d’ailleurs, on le devient. Bref, en démocratie, l’anatomie ne doit plus être un destin. L’expression ’« études de genre » s’est diffusée au cours des dernières années en France pour désigner un champ de recherche qui s’est autonomisé dans le monde académique depuis une quarantaine d’années, et qui prend pour objet les rapports sociaux entre les sexes. Il est faux de laisser penser qu’il existerait une théorie du genre. Ce label utilisé par les adversaires.

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09 Aziza 6 juin 2013 - 17:15

Je ne sais pas qui est Polo. Encore un troll qui veut nous faire gaspiller notre temps ? Ou quelqu’un qui aurait vraiment besoin de s’instruire? Si vous existez , Polo, quelles études de genre avez vous lues ?
Où y avez vous décelé une théorie ?Voudriez vous censurer Michel Foucault, Derrida, et Simone de Beauvoir ? Parce que ce sont de célèbres auteurs français qui ont travaillé sur les normes sociales, et en particulier les normes de genre. Je défie quiconque d’y trouver l’idée d’une indifférenciation biologique des sexes!
Cette polémique est loufoque. Maintenant que le mariage pour tous est voté, il faut vite trouver autre chose; on se rabat sur « le genre »! Tout est bon pour faire passer la gauche pour immorale, et incitant à la débauche.C’est lamentable.

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FloraT 6 juin 2013 - 20:41

Comment ne pas parler des hommes et des femmes, inventer la théorie du genre. La question, c’est l’égalité hommes femmes, le féminisme se perd en faisant de cette théorie une vérité absolue. La question du droit à l’avortement concerne bien les femmes ; en Argentine, droit au mariage pour hétéros et homos, mais interdiction de l’avortement ! Et dans le féminisme, il n’y a ni oubli ou mépris pour ceux et celles qui se situent autrement, mais la population mondiale est composée très majoritairemnt de femmes et d’hommes. Les droits des femmes stagnent, il reste une seule clinique pratiquant l’avortement dans l’Etat du Mississippi (Usa), quelle importance ?

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Lili 7 juin 2013 - 07:57

Plutôt contente de ce changement. Parce que la question, c’est bien l’égalité entre les femmes et les hommes. Le genre je ne sais pas ce que c’est. Ce que je sais, c’est qu’un patron me voit comme femme, parce que j’ai une tête de femelle et que je peux potentiellement être enceinte. Point. Ce que je suis dans ma tête, mon identité, il s’en fout.

Au CP, on en est pas à Derrida ou Simone de Beauvoir. Et en effet aussi, si vous voulez lutter pour l’égalité hommes femmes avec des populations défavorisées sur le plan financier, social et culturel, dont une bonne partie sont des migrants, va falloir trouver plus simple, et souvent va falloir accepter aussi que à leurs yeux les hommes et les femmes SONT différents, et pas seulement sur le plan biologique. Et d’expérience, il est plus efficace d’acter cette différence tout en refusant qu’elle justifie une inégalité, que de se lancer dans un bouleversement de l’univers mental en remettant en cause « ce qu’est une femme, ce qu’est un homme ».

Parce finalement, et ce dans tous les milieux sociaux, la plupart des parents assument d’élever différemment leurs fils et leurs filles, ils en sont même fiers. Simplement, ils sont capables d’admettre que différent ne veut pas dire inégal, que préférer les poupées aux camions n’interdit pas et n’empêche pas de jouer aussi au rugby et de devenir polytechnicienne ou mécano. Et que leurs enfants sont libres de leurs choix, de se conformer ou pas à la « norme » acquise en famille.

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Lili 7 juin 2013 - 08:05

« FloraT »
Comment ne pas parler des hommes et des femmes, inventer la théorie du genre. La question, c’est l’égalité hommes femmes, le féminisme se perd en faisant de cette théorie une vérité absolue. La question du droit à l’avortement concerne bien les femmes ; en Argentine, droit au mariage pour hétéros et homos, mais interdiction de l’avortement ! Et dans le féminisme, il n’y a ni oubli ou mépris pour ceux et celles qui se situent autrement, mais la population mondiale est composée très majoritairemnt de femmes et d’hommes. Les droits des femmes stagnent, il reste une seule clinique pratiquant l’avortement dans l’Etat du Mississippi (Usa), quelle importance ?

Plutôt d’accord (même si je reste persuadée que l’avortement doit aussi devenir une préoccupation d’hommes). Les études de genre sont riches et complexes (comme tout travail universitaire), et les mettre dans une loi, c’est se vouer à la réduction abusive.

Je regrette dans le féminisme cette tendance à l’indifférenciation pour assurer l’égalité. Les différences, mêmes totalement culturelles, sont une richesse, même si cela exige des efforts pour les vivre bien. Et alors?

Demande-t-on aux Noirs de devenir Blancs pour avoir les mêmes droits et le même traitement? Faudra-t-il attendre que les hommes accouchent pour qu’il soit normal qu’ils prennent congé parental et temps partiel?
L’important, c’est que cette norme sexuée ne devienne pas un carcan pour ceux et celles qui s’y sentent mal, certes. Qu’on soit conscient de cette normativité, que non ce n’est pas « naturel », et qu’on se sente libre de la remettre en question individuellement dans notre vie. Ce en quoi la mesure Peillon est positive. Mais c’est là une question d’apprentissage de la tolérance et le liberté.

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NR77 30 juin 2013 - 08:12

Je suis en tous points d’accord avec Lili. Et le combat féministe gagnerait en clarté en évitant ce terme de «genre».
Nous sommes dans une purée de pois sémantique où l’on confond étude, théorie et idéologie.
Les études de genre sont un champ d’étude de la sociologie qui procède d’une démarche scientifique qui constate et analyse les stéréotypes des hommes et des femmes, ses mécanismes et ses implications. De là peuvent naître des théories, des idéologies et des politiques. Une étude ne prend pas partie, ne remet pas en cause…c’est une idéologie qui nous pousse à lutter par exemple contre cette réalité des discriminations. La lutte contre le sexisme et le machisme s’appuie sur une idéologie d’égalité homme/femme avec la théorie selon laquelle la femme sera plus heureuse et libre si elle n’est pas éduquée dans une idée de la répartition des rôles sociaux et que c’est un progrès. Il y a donc bien des théories (50 ans d’études n’auraient débouché sur rien? ) et des idéologies du genre même si elles ne portent pas ce nom (ex de théorie : le genre est une construction sociale).
Ce qui brouille davantage les cartes c’est la récente apparition du champ de l’identité sexualisée (homo, bi… ) et la question a-sexuée des trans. Lorsque le terme Théorie du Genre est prononcé comme un épouvantail, n’est-ce pas des théories proches de celles du Queer dont il s’agit ? Celles qui portent une idéologie absconse visant à la destruction du « genre » ?
Et l’on ajoute une couche supplémentaire de confusion avec le prosélytisme de la religion laïque (Ferry, Peillon, Taubira et C° les arracheurs de déterminismes).
Compte tenu du chaos actuel, en témoigne la guerre d’édition sur wikipédia sur la notion de genre, soyons prudents. Dire qu’il n’y a pas de théorie c’est faire croire que l‘idéologie que l’on soutient est la seule vérité.

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Jasper 2 juillet 2013 - 12:05

« NR77 »

Compte tenu du chaos actuel, en témoigne la guerre d’édition sur wikipédia sur la notion de genre, soyons prudents. Dire qu’il n’y a pas de théorie c’est faire croire que l‘idéologie que l’on soutient est la seule vérité.

Oui tout à fait il y a la théorie du genre comme la théorie de la sociologie.

Cette horrible théorie, la bien nommée théorie de la sociologie s’attache à étudier les groupes humains en osant affirmer sournoisement que ces derniers s’organiseraient autour de rapports de forces et de domination qui ne seraient pas fondés biologiquement (les blancs sont naturellement plus intelligent que les autres) mais construit socialement!!!!

Alors que tout le monde peut constater que les couleurs de peaux sont différentes! et que les noirs et les blancs sont différents, égaux en droits mais DIFFÉRENTS un peu comme les hommes et les femmes.

Voilà effectivement l’idéologie sous jacente et franchement odieuse de la théorie de la sociologie, théorie qu’il faudrait d’urgence interdire avant qu’elle ne contamine tout le corps social.
Sociologie et études de genre, idéologies nauséabondes…

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Scarletswalks 2 juillet 2013 - 16:34

Le mieux, abandonner la notion de ‘genre’, elle ne sert à rien du tout. Même ‘théorie du genre’ ne permet pas de situer le problème. Que le genre soit définit comme un système hiérarchique, se ramène à examiner un gouvernement phallocrate. Il faut d’abord voir le système en termes politiques. Le reste suit. Si l’on ne s’était pas centré-e-s uniquement sur les questions identitaires : femme et homme = construction sociale, on aurait pu voir les mutations de la phallocratie sans aller vers le queerisme. http://beyourownwomon.wordpress.com/2013/06/28/femmes-luttons-contre-les-stigmates-genristes/

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