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DOSSIER – BIEN-ÊTRE ET CROISSANCE

par La rédaction

 EtQu’est-ce que la richesse ? Au-delà du PIB

bien-être 1

Par Vic sur Flickr (CC BY 2.0)

Qu’est-ce qu’on attend pour adopter de nouveaux indicateurs de richesse en France ? Le bonheur n’est pas dans le PIB (produit intérieur brut). Mais c’est après lui que court la politique. Et si on changeait ces indicateurs pour mieux orienter les politiques publiques ?

Le PIB se limite à la somme de la production de biens et de services marchands. Il ignore, au passage, des destructions de l’environnement dues à certains modes de production. Surtout, il néglige le travail familial et domestique et les soins apportés aux autres, pourtant sources de bien-être… et délégués aux femmes. Le rapport Stiglitz-Sen, publié en juin 2009, préconisait de prendre en compte bien plus que le PIB dans le calcul du bien-être et de la croissance : la santé, l’éducation, les activités personnelles, dont le travail, la participation à la vie politique et la gouvernance, les liens et rapports sociaux, l’environnement (état présent et à venir), l’insécurité, tant économique que physique.

Recommandation suivie plus que mollement ainsi que nous le voyons au fil de l’actualité.

 

Au fil de l’actu sur Les Nouvelles NEWS :

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À Paris, une ferme maraîchère participative : « Chaque citoyen a une responsabilité »

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Le bonheur, une denrée de moins en moins équitable

Inégalités : Oxfam dénonce une économie « au service » des plus riches

Bon début d’année pour les gros bonnets

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Pauvreté et inégalités à nouveau à la hausse

Polémique sur les nouveaux indicateurs de richesse

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> L’INSEE esquisse de nouveaux indicateurs de richesse

> Le « care », les héros et les bisounours

> Le « care », face cachée de la richesse

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> Premier rapport de la commission Stiglitz : cosmétique du PIB

> Nouveaux indicateurs de richesse : démarrage très lent à l’INSEE

> Les bases du débat

> Revisiter la valeur travail

> Trois défis pour la ville : proximité, mobilité et écologie

> Notre sondage : le bonheur n’est pas dans le PIB

> Travail domestique et familial : une richesse ignorée

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Par Rod Waddington sur Flickr (CC BY 2.0)

 

 Egdgf

Lire aussi : Développement

L’aide au développement se ratatine (octobre 2015)

Jour J pour les nouveaux Objectifs de Développement (septembre 2015)

> L’ONU valide ses 17 Objectifs de développement (août 2015)

> Financement du développement : accord « historique »… ou « échec » (juillet 2015)

> Objectifs du Millénaire pour le développement : dernier bilan avant nouveau départ (juillet 2015)

> Lakshmi Puri : pour le développement, l’égalité des sexes (mai 2013)

 

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17 commentaires

17 commentaires

vincimoz 24 août 2009 - 01:41

(Copié du Forum par l’administrateur)

Isabelle,

Merci pour ce nouveau webzine, excellent!

Afin d’avoir plus de temps pour soi et pour les autres, le recours au temps partiel choisi devrait être banalisé, généralisé, flexible et aller au-delà des préjugés sociaux. Les entreprises, les DRH doivent le prendre en compte dans les gestions de carrières.
Actuellement, une demande de temps partiel doit rentrer dans un cadre prédéfini par la loi (un congé parental par exemple, dans les 3 ans suivant la naissance d’un enfant, ou bien à l’occasion d’un plan social de sauvegarde de l’emploi – c’est à la mode en ce moment) pour être opposable à l’employeur. Ou bien, le temps partiel doit rentrer dans les mœurs : il faut dans ce cas être une mère de famille avoir de préférence plus de deux enfants, et surtout prendre ses mercredi ! Pourtant, le congé parental est ouvert aux pères ! Et il y a certainement des femmes et hommes qui ne sont pas parents qui souhaiteraient avoir du temps pour eux et les autres. Et les pères et mères qui souhaiteraient des temps partiels non par pour les activités des enfants le mercredi, mais simplement pour leur couple, leurs projets perso, leurs activités associatives…
Les initiatives citées dans l’article sur la parentalité laissent entrevoir une évolution des mœurs… mais je crois que cela va prendre du temps avant qu’un cadre masculin, la trentaine, demande son quatre cinquième du vendredi, juste comme ça, pour changer de rythme. Pourtant je sais qu’il y en a plein qui en crèvent d’envie.
Mon exemple d’organisation de mon temps de travail : un quatre cinquième choisi, du vendredi et non du mercredi (ça a choqué, vu que j’ai trois enfants ! j’avais tout de suite été classée dans la case « maman débordée par danse-judo-poney veut son mercredi »). Il faut que ces préjugés cessent ! L’idéal serait que cet arrangement soit flexible, afin de pouvoir changer de rythme au fil des projets perso et de l’organisation de la famille. A la base, je voulais cumuler les jours de temps partiel libérés sur les vacances scolaires, mais cela m’a été refusé sous le prétexte flou d’un hiérarchique ou un DRH de « ne pas créer de précédent » ! . Jugé trop olé-olé ! avant-gardiste ! Crainte d’ouvrir les vannes de nouvelles revendications d’une mode de vie autre ?
Mais justement il va falloir commencer à songer à créer des précédents. Dans certains milieux professionnels, on en est encore à louer la présence au bureau tard le soir, comparer les horaires faits, mais rares sont les personnes qui parlent de l’efficacité et du sens de la présence au bureau. On voit même circuler des emails qui rappellent que l’organisation de la vie privée de l’employé doit s’adapter aux horaires classiques de bureau et pas le contraire. On semble à des années-lumières du changement. Mais il ne faut pas pour autant baisser les bras, heureusement qu’il existe des entreprises progressistes qui montrent la voie.
Ce mode d’organisation flexible du temps doit bien sûr aller de pair avec un engagement et un soutien de l’entreprise à ces initiatives, car les employés doivent être rassurés quant à l’impact sur leurs évolutions de carrière. Cette crainte est un frein réel aux demandes individuelles. Le profil d’évolution de carrière classique doit être revu et les mentalités des employeurs doivent évoluer. C’est un monde bien triste que celui de l’entreprise qui ne considère pas le bien être et l’équilibre de ses employés, et qui ne valorise pas l’enrichissement qui peut être ramené dans l’entreprise par des gens qui ont eu le temps de s’épanouir à l’extérieur par des expériences humaines, associatives, humanitaires, sportives, des formations, des reprises d’études… Il faudrait dans les grilles de repérage des hauts potentiels des grandes entreprise un critère qui mesure la richesse et l’équilibre d’un individu, sa multiplicité d’expériences, ses compétences transverses acquises hors entreprise.
😉
Eline

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Cricrivonparis 11 septembre 2009 - 16:37

Ce qui est intéressant dans cette réflexion sur le PIB, c’est qu’au delà de l’outil statistique, il est question d’une réflexion sur notre modèle de société.

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anniebatlle@wanadoo. 6 novembre 2009 - 12:44

UN édito interessant sur le sujet d’Hughes de Jouvenel dans le revue Futuribles de Novembre 2009 « la mesure du bien être » insistant sur le fait que ce que soulève le rapport est connu depuis longttemps, qu’ aucune mesure n’a de sens si elle n’est pas sous tendue par une vsion prospective de la société dans laquelle on veut vivre et vers laquelle on veut aller, qu’il ne faut pas confondre les systèmes de mesure (qui mesurent le fait accompli) et les systèmes de veille(qui permettent de déceler des développements qui ne s’insèrent pas dans la prolongation du passé)

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Humbert 2 février 2010 - 17:53

Isabelle,
Je me suis permis de mettre un lien de cet article sur le site que je commence à animer (depuis 5 jours) : http://32.lepartidegauche.fr
Si vous ne le souhaitez pas, faites le moi savoir.
Je regrette de dire que le site, dans le Gers est malheureusement confidentiel; néammoins, je regrette de ne pouvoir faire mieux connaître vos combats, très bien écrits par ailleurs (Humbert = anciennement: 1, rue Horace….)

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Michel MARTIN 3 juin 2010 - 11:39

Je vous propose le PIBED: PIB Equitable et Durable: Il s’agit du PIB pondéré par un indice d’équité basé sur le GINI et pondéré par un indice d’empreinte écologique. PIB=PIBED si l’empreinte écologique ne dépasse pas la biocapacité et si le GINI est égal à la meilleure performance d’équité réalisée, c’est à dire celle de la Suède.
http://solidariteliberale.hautetfort.com/archive/2008/06/27/pib-et-idde.html

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Michel MARTIN 4 juin 2010 - 09:36

Le graphique que vous montrez qui illustre le divorce entre PIB et ISS depuis les années 70 n’est-il pas celui des USA? (JGadrey avait présenté ce graphique dans ce document: http://fr.pekea-fr.org/IndicLoc/J-Gadrey-NIndRichesse.pdf)

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zoupic 23 juillet 2010 - 17:18

Oui. Le pib ne représente pas la vraie richesse, les vraies valeurs, c’est simplement un indicateur économique qui mesure la production de services et de produits. Pas plus. C’est un indicateur, mais il a vraiment atteint ses limites.

Le rapport de Patrick Viveret Reconsidérer la richesse peut se trouver ici: http://bit.ly/9ZUwez il fournit déjà de bonnes bases.

Avec les monnaies complémentaires, le but est de définir avec la communauté ses valeurs, la richesse, ce qui pour elle est créatrice de vivant, d’amélioration du bien-être et donc de revoir complètement ce que nous appelons la valeur traditionnelle, bref d’apporter d’autres indicateurs de richesse. Patrick Viveret parle de PIB, de PI-doux. Le collectif richesse/FAIR est essentiel dans ce sens.
Gapminder (www.gapminder.org ) permet de jouer à la visualisation d’autres critères que le simple PIB.

Je crois que cela devient visible par de plus en plus de citoyens et si la réponse ne vient pas d’en haut, à nous de nous unir pour créer nos systèmes qui respectent les valeurs de la vie, de la Terre et de l’Humain.

Je suis intéressé pour participer à votre colloque.

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Isabelle G 24 juillet 2010 - 06:36

@Zoupic, nous peaufinons le programme. Début septembre, nous vous indiquerons comment participer au colloque du 4 octobre.

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laetitia 21 août 2010 - 22:15

Excellente contribution à ce débat aux Journées d’été d’Europe Ecologie avec Tim Jackson, commissaire au Développement durable du Royaume-Uni, auteur de l’excellent rapport sur « La prospérité sans la croissance » en 2009, et Dominique Méda, philosophe et sociologue, membre du mouvement Utopia et auteur d' »Au-delà du PIB, Pour une autre mesure de la richesse » (qui a dit son bouleversement à la lecture du livre de Tim Jackson)…

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agnes.maillard 22 août 2010 - 10:20

Merci Laeticia. Il y a des sources en ligne pour l’édification de nos lecteurs?

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laetitia 22 août 2010 - 20:51

12 étapes en vue d’une économie durable de Tim Jackson résumées chez http://pmdinan.com/pierre/eco-la-remise-en-question-de-la-croissance-economique.html (mais please, écartez la conclusion pro-allègre !!!)

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agnes.maillard 23 août 2010 - 07:47

Merci beaucoup pour ton fidélité et ton aide 🙂

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laetitia 23 août 2010 - 13:15

merci à vous pour le boulot que vous faites, il est très stimulant 😉

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agnes.maillard 24 août 2010 - 09:20

Alors, il faut faire tourner l’info et les liens vers le site pour que nous ayons de plus en plus de lecteurs et lectrices contents et ravis 😉

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AnnieB 7 octobre 2010 - 07:51

Le colloque sur le indicateurs de richesse et le bien être a été un moment intense de réflexion, de questions et de réponses (évidemment incomplètes mais vraiment prometteuses). On ressort plus intelligent ! Qu’est ce que la richesse ? Qu’est ce que le bien-être, (être-bien, exister-bien individuellement et collectivement ?
Mesurer à posteriori à l’aide de chiffres des éléments concrets on sait faire (PIB incontournable certes mais si limité). Mesurer l’immatériel, prévoir, interpréter différemment la réalité, c’est éminemment plus complexe et … indispensable. Des solutions existent déjà, des expérimentations aussi « Question de volonté politique » comme cela a été souligné. Comment évaluer la qualité d’une vie « Question qui concerne les citoyens et qui doit être abordée avec eux qui sont les premiers concernés » comme plusieurs orateurs l’ont martelé. Comment l’imposture du couple croissance/progrès peut elle perdurer alors que les chiffres justement) dument labellisés par les experts en démontrent l’issue suicidaire pour le l’humanité ? .. Un des intervenant a rappelé que ce qui n’est pas mesuré n’a pas d’existence, mais Einstein ne disait il pas « ce qui compte ne peut pas être compté ».
Si nous dépensions autant d’énergie à réfléchir à de nouveaux instruments de pilotage de nos sociétés à partir d’enjeux de développement humain au lieu de créer en permanence des modèles mathématiques et financiers et des instruments de mesure quantitatifs pour pêtre plus « compétititfs » sans doute irions nous moins vite au casse pipe. Malheureusement la République des Grandes Ecoles marche aux chiffres et à la reproduction. (réflexion personnelle).

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christine gamita 17 juin 2013 - 17:54

Un indicateur manque cruellement, celui qui surveillerait la baisse de tous types de féminicides – Condamnation manquante, soit tabou manquant – http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/concepts-feminicides.html

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