Accueil Eco & SocialBien-être et richesses L’Allemagne aussi va mesurer le bien-être

L’Allemagne aussi va mesurer le bien-être

par La rédaction

Lebensqualitat_h150Une commission parlementaire a dévoilé ses travaux sur la création d’un nouvel indicateur de « qualité de vie », au-delà du PIB. Un travail qui témoigne de visions politiques divergentes sur l’importance de la croissance.


 

Dans la lignée de Paris et Londres, ou de l’OCDE, Berlin a présenté, lundi 15 avril, l’issue de 28 mois de travaux consacrés à la mesure de la « qualité de vie », au-delà du PIB.

« Croissance, bien-être et qualité de vie », c’était l’intitulé des travaux de la commission parlementaire du Bundestag, composée de 17 députés et experts allemands, qui a travaillé à élaborer ce nouvel outil (voir le document du parlement – en allemand).

« La croissance n’est pas un but en soi », souligne ce rapport de pas moins de 100 pages. La commission a établi un indicateur global qui s’appuie sur trois grands critères : la prospérité matérielle (qui intègre le PIB, le montant de la dette et la répartition des revenus), des dimensions sociales (l’emploi, la santé, l’éducation et la liberté) et l’écologie (préservation de la biodiversité, émissions d’azote, émissions de gaz à effet de serre).

Vues divergentes sur la croissance

Ce travail n’a toutefois pas fait l’unanimité des groupes politiques, le principal débat portant sur l’importance accordée à la croissance, comme le souligne LeMonde.fr. Pour la majorité parlementaire composée des conservateurs (CDU-CSU) et des libéraux, « la croissance n’est pas un but en soi mais un moyen dont l’importance est grande pour atteindre d’autres objectifs. Le président du Parti libéral-démocrate (FDP), Philipp Rösler, par ailleurs vice-chancelier et ministre de l’économie, répète même régulièrement que « le FDP est le parti de la croissance » », souligne le correspondant du quotidien à Berlin. Pour la gauche en revanche, « la croissance économique n’est pas une condition suffisante pour assurer le bien-être et la qualité de vie ». »

Le parti social-démocrate, SPD, a donné son aval au rapport. Mais pas le parti de gauche Die Linke ni les écologistes. Ces indicateurs sont trop nombreux et compliqués pour représenter une réelle alternative au PIB, juge ainsi la porte-parole de Die Linke Ulla Lotzer.

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Photo : De gauche à droite, la présidente de la commission Daniela Kolbe (SPD), le vice-président Dr. Matthias Zimmer (CDU/CSU) et Dr. Georg Nüßlein (CDU/CSU) lors de la présentation du rapport le 15 avril (© DBT/Melde)

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