Développement humain, signaux positifs

par Arnaud Bihel

HDR2013_FR_sm

Dans de nombreux pays en développement, les progrès en matière de développement humain ont été meilleurs que prévus sur la dernière décennie, note le PNUD dans son rapport 2013. Parmi les points noirs, la tendance à favoriser les naissances masculines.


 

 

C’est un tableau globalement positif que brosse le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) dans son Rapport sur le développement humain 2013, publié jeudi 14 mars.

Ces dix dernières années, tous les pays ont vu leur indice de développement humain (IDH) progresser. Cet indice s’appuie sur trois dimensions : la santé, l’éducation et le niveau de vie. Et un progrès plus rapide a été relevé dans les pays ayant un IDH plus faible, « ce qui a favorisé une convergence notable » à l’échelle mondiale, note le rapport. Même si les progrès sont hétérogènes, plus de 40 pays en développement ont enregistré des hausses de la valeur de leur IDH largement supérieure à celles qui étaient envisagées.

Le progrès de l’IDH n’est pas forcément lié à la croissance économique, rappelle le PNUD (comme il le développait dans son rapport 2010), qui insiste sur l’impact des investissements dans l’éducation, la santé et les programmes sociaux.

Coutumes patriarcales

L’égalité entre les sexes est une composante, « un élément essentiel du développement humain », souligne en outre le PNUD. Les discriminations à l’égard des femmes sont mesurées par l’indice d’inégalité de genre (IIG), qui reflète l’inégalité de genre dans trois dimensions : santé reproductive, autonomisation et marché du travail. Plus la valeur de l’IIG est élevée, plus la discrimination est importante.

« Entre 2000 et 2012, les progrès dans la réduction de l’IIG ont été pratiquement universels, mais très inégaux », note le PNUD. Ainsi, en Afrique subsaharienne, les progrès restent freinés par « des taux de mortalité maternelle et des taux de fécondité chez les adolescentes plus élevés et des déficits profonds en matière de réussite scolaire. »

Pour le PNUD, « l’une des tendances les plus inquiétantes concerne le rapport de masculinité à la naissance, lequel se détériore dans certains pays à croissance rapide ». Il s’agit là des avortements et des infanticides destinés à favoriser les naissances masculines (Voir aussi : L’appel de l’ONU contre la sélection prénatale des garçons). Cette tendance résulte de « la combinaison des coutumes patriarcales et de la valeur économique plus grande des garçons dans un système de dot ». Un système qu’il faut abolir, insiste le rapport.

 

Partager cet article

Laisser un commentaire

Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?