Accueil Eco & SocialBien-être et richesses Un cadre pour mesurer le bien-être subjectif

Un cadre pour mesurer le bien-être subjectif

par La rédaction

A l’occasion de la journée internationale du bonheur, l’OCDE publie ses « lignes directrices sur la mesure du bien-être subjectif ». Objectif : tenter d’harmoniser les initiatives nationales.


Connaissez-vous l’eudémonisme ? Il s’agit du « sentiment d’avoir un but dans l’existence ou signe d’un fonctionnement psychologique équilibré », selon l’OCDE qui en fait l’une des trois composantes du bien-être subjectif.

L’organisation des pays riches publie mercredi 20 mars, à l’occasion de la première journée internationale du bonheur, ses « lignes directrices sur la mesure du bien-être subjectif ». Fixant ainsi « pour la première fois un cadre global pour des données fiables et comparables à l’échelon international. »

L’OCDE s’est inscrite de longue date dans une perspective de mesure du bien-être, subjectif et objectif, avec l’élaboration d’un « Indice du vivre mieux ». Cette nouvelle initiative vise à harmoniser les autres initiatives prises à l’échelle nationale, comme en Grande-Bretagne ou en France. En janvier, l’INSEE dévoilait sa première enquête consacrée à la perception du bien-être.

« Mieux comprendre l’évolution de nos sociétés et le vécu des individus »

La journée internationale du bonheur vise à souligner « l’importance de la recherche du bonheur et du bien- être » dans l’élaboration des politiques publiques. Il s’agit donc notamment d’accompagner le mouvement initié en 2009 avec le rapport Stiglitz, qui appelle à prendre en compte d’autres facteurs que la production dans le calcul du bien-être et de la croissance.

Avec ses lignes directrices (ici en anglais), l’OCDE entend permettre « aux statisticiens et aux chercheurs de mieux comprendre l’évolution de nos sociétés et le vécu des individus. » Elle recommande de prendre en compte trois « éléments clés » :

  • Évaluation de sa propre existence – évaluation réfléchie de sa propre existence ou d’un de ses aspects spécifiques.

  • Affects – sentiments ou émotions, généralement mesurés par rapport à un moment donné.

  • Eudémonisme – sentiment d’avoir un but dans l’existence ou signe d’un fonctionnement psychologique équilibré.

Dimensions plus objectives

« Les données sur le bien-être subjectif peuvent apporter un complément précieux aux indicateurs déjà utilisés pour suivre et comparer les performances nationales, guider les choix individuels et élaborer les politiques publiques », souligne la chef statisticienne de l’OCDE, Martine Durand. Mais « il faut garder à l’esprit que le bien-être subjectif ne reflète qu’une dimension du bien-être », souligne l’OCDE.

Et Martine Durand de préciser : « Pour obtenir une vision plus complète de la situation, les données relatives au bien-être subjectif doivent être analysées parallèlement aux informations qui concernent des dimensions plus objectives »… comme l’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, qui prend en compte le taux d’emploi des mères, le pourcentage de salariés travaillant en moyenne plus de cinquante heures par semaine, ou le temps quotidien consacré au loisirs.

L’occasion de se replonger dans notre dossier « Bien-être et croissance ».

Une video de Martine Durand lors de notre colloque « Indicateurs de richesse »

 

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