Accueil International António Guterres toujours devant dans la course à la tête de l’ONU

António Guterres toujours devant dans la course à la tête de l’ONU

par Arnaud Bihel
Conseil de sécurité
Conseil de sécurité

Réunion du Conseil de sécurité de l’ONU le 8 juin 2016. UN Photo/Manuel Elias

Irina Bokova reste en troisième position des préférences du Conseil de sécurité. Les candidates sont sous-estimées, tempête la campagne pour une femme Secrétaire générale de l’ONU.


 

 

C’est toujours un homme qui mène la course pour succéder à Ban Ki-moon à la tête de l’ONU. Lundi 29 août, les représentants des Etats membre du Conseil de sécurité procédaient à un troisième vote informel sur leurs préférences parmi les 10 candidat.e.s (5 hommes et 5 femmes) encore en lice pour le poste de Secrétaire général des Nations Unies. Et pour la troisième fois c’est l’ancien Premier ministre portugais António Guterres qui a obtenu les avis les plus favorables. La directrice de l’Unesco, la Bulgare Irina Bokova, ne pointe qu’à la troisième place, et l’Argentine Susana Malcorra est cinquième. La Costaricienne Christiana Figueres, ancienne « madame Climat » de l’ONU, et dernière à être entrée en campagne, est la personnalité qui recueille le moins d’avis positifs.

Les résultats de cette consultation ont provoqué la déception et même la colère du côté de la campagne WomanSG, un réseau militant pour qu’une femme soit enfin secrétaire générale de l’ONU. Dans un communiqué au ton acerbe, elle voit dans ces résultats un « manque de respect pour les candidates hautement qualifiées » et estime que « le Conseil n’est apparemment pas préparé pour faire passer l’ONU dans le 21ème Siècle ». Pour la campagne WomanSG, les membres du Conseil de sécurité « laissent la géopolitique, plutôt que la prise en compte du mérite, dicter la sélection du prochain dirigeant de l’ONU ».

En plus de 50 ans d’Histoire, les 8 Secrétaires généraux de l’ONU ont tous été des hommes. L’actuel titulaire du poste, Ban Ki-moon, qui laissera sa place à la fin de l’année, estimait à la mi-août qu’il était « grand temps » qu’une femme lui succède. Une prise de position que saluait, le 26 août, la directrice d’ONU Femmes. Pour Phumzile Mlambo-Ngcuka, cette nomination doit être « un moment qui compte pour l’égalité des sexes ». En concluant : « C’est l’occasion de nommer une leader qui ouvrira un nouveau chapitre du combat pour les droits des femmes, depuis le sommet ».

Dans le cadre du processus de sélection, les quinze membres du Conseil de sécurité doivent parvenir à un consensus, et les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto. Le Conseil proposera ensuite un nom pour validation à l’Assemblée générale de l’ONU.

 

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