Accueil SagaInitiatives Au Royaume-Uni, les jouets s’affranchissent du genre

Au Royaume-Uni, les jouets s’affranchissent du genre

par Arnaud Bihel

 Toys “R” Us va cesser d’assigner un sexe à ses jouets et ses rayons outre-Manche. D’autres enseignes de jouets britanniques promettent de faire de même.


 

Des jouets pour filles et des jouets pour garçons ? Bientôt de l »histoire ancienne. C’est ce que promet l’enseigne Toys “R” Us au Royaume-Uni. La société a promis vendredi 6 septembre de revoir de fond en comble sa politique, à l’issue d’une réunion avec l’association « Let Toys Be Toys ».

Cela signifie que « sur le long terme, les références explicites au genre vont disparaître [des rayons et catalogues], et les visuels montreront filles et garçons jouant avec les mêmes jouets. Ils ont promis de se pencher sur la façon de représenter les jouets dès le prochain catalogue de Noël », annonce l’association dans un communiqué.

C’est la dernière évolution en date contre le ‘marketing genré’ des jouets pour enfants. La franchise suédoise de Toys “R” Us avait précisément lancé, pour Noël dernier, un premier catalogue de jouets « dégenré ». Un de ses responsables expliquait alors : « Nous voulons que nos catalogues reflètent la façon dont les garçons et les filles jouent dans la vie réelle, et ne plus les présenter sous une forme stéréotypée. Si les garçons comme les filles, en Suède, aiment jouer à la dinette, alors nous voulons représenter cette tendance ».

« Cesser de brider l’imagination des enfants »

Au Royaume-Uni, cette décision fait suite à une campagne d’envergure menée par  Let Toys Be Toys ». Près de 8 000 personnes ont signé la pétition appelant les magasins à « cesser de brider l’imagination des enfants en présentant des jouets comme uniquement destinés aux filles, et d’autres uniquement aux garçons ».

En réaction à cette campagne, plusieurs autres grandes enseignes britanniques (Tesco, Sainsbury’s, Boots, The Entertainer et TK Maxx) se sont aussi engagées ces dernières semaines à supprimer les rayons spécialisés « filles » et « garçons ».

La France n’est pas aussi avancée dans cette prise de conscience, malgré quelques frémissements : Super U a ainsi commencé à casser les clichés sexués dans son catalogue de Noël 2012.

 

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20 commentaires

20 commentaires

Bizarre plutôt ! 9 septembre 2013 - 13:44

Bonjour !
Ayant plusieurs enfants de chaque sexe, et ayant encadré des jeunes de plusieurs tranches d’âge, et ne leur interdisant aucun type de jouet selon leur « genre », je vous garantis que les garçons et les filles, dès l’âge d’innocence et avant d’être influencé par qui que ce soit, ne jouent spontanément pas avec les mêmes jouets ou, quand ils/elles le font, pas de la même façon !!

Donnez des poupées B*rbie à des garçons : cela va tourner à la bataille.
Donnez des soldats à des filles : ça va tourner à la discussion.

C’est pas du stéréotype, c’est du naturel.

Comment peut-on vouloir nier la réalité à ce point ?

Après, bien sûr qu’il ne faut pas interdire aux garçons de jouer avec des « poupées » (d’ailleurs, GI-J0e, PlayM0bil, LEG0 l’ont bien compris…) ni aux filles des « jouets de garçons » (appellation certes du XIX°/XX° siècle) mais par pitié, acceptez que l’on soit DIFFÉRENTS !

Commencez donc par ne PAS dire à un garçon qui pleure lorsqu’il a un chagrin ou une blessure « un garçon ça ne pleure pas » ! Autorisez-le à s’inscrire à la gym au sol, et la fille au judo : où est le problème ?
Mais ne plaquez pas sur de jeunes enfants des théories idéologiques –d’autant qu’ici, faut pas avoir d’illusion, c’est juste pour augmenter leur taux de conversion en augmentant leur nombre de prospect contactés…– qui ont déjà fait leurs preuves d’inefficacité et de dangerosité (taux de suicide bien plus élevé chez les jeunes garçons confronté à ces environnements « neutres »).

Laissez-les vivre comme ils le souhaitent !

Signé : un garçon qui a joué à la poupée et la marchande pendant des années aux côtés de sa sœur.

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Zebulon 9 septembre 2013 - 13:55

« Donnez des poupées B*rbie à des garçons : cela va tourner à la bataille.
Donnez des soldats à des filles : ça va tourner à la discussion. »

« Laissez-les vivre comme ils le souhaitent ! »

Oui, voilà, laissez-nous vivre comme on le souhaite. Je peux vous dire que quand je jouais aux soldats ou autre étant petitE, ça ne tournait PAS à la discussion. Je peux vous dire aussi que quand mes neveux jouent à la dinette ou même à la poupée, ça ne tourne PAS à la baston. Vous avez juste des stéréotypes et des idées reçues avec lesquelles vous regardez le monde et vous ne voyez plus qu’eux.

Foutez la paix aux enfants, laissez les jouer avec les jouets qu’ils choisissent et de la manière qu’ils veulent au lieu de plaquer sur eux vos propres stéréotypes. Si les garçons sont vraiment attirés par la baston et les filles par la discussion, ils ne sont pas cons : ils n’ont pas besoin de code couleur pour savoir ce qui leur plait.

Et on peut avoir des sources sur cette affirmation d’un taux de suicide plus élevé chez les jeunes garçons élevés dans des environnements neutres ? Je suis sceptique, pour le dire gentiment.

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Bizarre plutôt ! 9 septembre 2013 - 15:10

En quoi ai-je dit que je forçais à jouer d’une façon ou d’une autre, comme vous le suggérez (au cas où vous ayez mal lu ma dernière ligne par ex.) ? Vous détournez le sujet.
Ce que je dénonce entre autres, c’est l’approche déguisée du marketing pour augmenter ses revenus, sous couvert de tendances ayant actuellement le vent en poupe.

Certes je dénonce aussi ces tendances, car il a été prouvé ds les années 1980 aux USA (vous allez dire que ces études sont périmées je suppose? Alors que les pays comme la Suède et les États-Unis d’Amérique font marche arrière sur le sujet dans les crèches notamment) que cela n’améliore en rien –c’est un euphémisme– l’égalité homme-femme. Bien au contraire, les relations n’en deviennent que plus dures. Voyez donc comment sont traitées les jeunes filles dans les rues des villes (je n’ai pas dit les « cités ») et vous constaterez que la violence est plus souvent de mise que le respect –de même envers les garçons, de la part des garçons comme des filles.
Parce que la réaction spontanée et naturelle à l’égalitarisme forcené, c’est la loi de la jungle.
Observez une cour d’école primaire ou même une maternelle pendant quelques semaines/mois, cela vaut mieux que tous les ouvrages sur le sujet.
Ensuite revenez en parler.

Et si vous l’avez déjà fait (ce temps d’observation) et que vous avez des conclusions différentes des miennes, alors je serai ravi d’en discuter !

P.S. Suicide des jeunes ados: http://www.statisticbrain.com/teen-suicide-statistics/
Les études auxquelles je faisais référence furent menées par Berkeley notamment ; je ne les ai plus (sous forme papier) depuis longtemps hélas. On doit pouvoir les retrouver si l’université les a (re)numérisées.
Autres pistes de lecture :
http://1.usa.gov/1e93Yjn ou http://bit.ly/18IZIQy
et surtout
http://www.healthychildren.org/English/ages-stages/gradeschool/Pages/Gender-Identity-and-Gender-Confusion-In-Children.aspx

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De Profundis 9 septembre 2013 - 15:10

« Laissez-les vivre comme ils le souhaitent ! »
bah oui ! Mais pour de vrai, sans leur montrer sur l’emballage de jouets que tel jouet est pour filles et tel autre pour garçons.
Dans la crèche où était mes enfants, j’ai vu un papa se jeter comme un malade sur son fils qui se précipitait sur un aspirateur en arrivant de bon matin. Et de lui dire « tu es un mec va jouer avec les voitures ». Il a fallu que je l’empêche d’arracher des mains d’une petite fille une voiture…
Alors le mythe des enfants qui iraient spontanément vers des jouets de garçons ou de filles selon leur sexe, je n’y crois pas

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Bizarre plutôt ! 9 septembre 2013 - 15:18

J’ajoute aussi (c’est court ici les commentaires!!) que j’approuve totalement le reste de votre approche :

« Zebulon »
« Oui, voilà, laissez-nous vivre comme on le souhaite. »

et

« Zebulon »
« Foutez la paix aux enfants, laissez les jouer avec les jouets qu’ils choisissent et de la manière qu’ils veulent au lieu de plaquer sur eux vos propres stéréotypes. Si les garçons sont vraiment attirés par la baston et les filles par la discussion, ils ne sont pas cons : ils n’ont pas besoin de code couleur pour savoir ce qui leur plait.

Je n’ai pas dit autre chose. Porter des chaussettes roses intenses ne veut pas dire que qu’on est une « fillette » (surtout à 23 ans et qu’on joue du BeBop version grunge).
C’est insupportable les étiquettes que tout le monde file à tout le monde dès qu’on est un tant soit peu indépendant –pour ne pas dire différent.

Mes respects, madame (sincèrement).

P.S. Tiens, un autre exemple de sexisme : on a enfin arrêté de distinguer Madame/Mademoiselle en France (c’est même légiféré). Je me suis toujours battu pour que celles/ceux qui faisaient cette distinction (qui ne regarde que l’intéressée) disent alors également Monsieur/Jeune homme (ou mieux, damoiseau, quelque peu suranné. Volontairement). Histoire de faire prendre conscience de cette aberration.

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Bizarre plutôt ! 9 septembre 2013 - 15:22

« De Profundis »
« j’ai vu un papa se jeter comme un malade sur son fils qui se précipitait sur un aspirateur(…) »

Ben oui, il est là le problème : ce gars a eu le cerveau formaté et veut transmettre (en toute bonne foi ou par principe de supériorité ? on peut se/lui poser la question) cela à son fils.
Sans doute a-t-il peur de l’aspirateur.
S’il a fait un service militaire, ç’a dû lui faire tout drôle de faire son lit lui-même et de passer le balai (entre autres). Je me demande juste pourquoi on n’enseigne pas ce genre de choses à l’école laîque et obligatoire, et à tout le monde.
BP

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Bizarre plutôt ! 9 septembre 2013 - 15:33

Peut-être que ça changera vraiment quand côté Marketing on arrêtera de considérer trois sexes : homme, femme, ménagère de moins de 50 ans.

Et ça, c’est d’actualité : c’est ainsi que l’on distingue aujourd’hui les auditeurs/auditrices (les panélistes) chez Médi@métrie, panel qui sert de référence à toute la clique pour catégoriser les études marketing pour les pubs/programmes TV.
Je ne vous dis pas comme ça m’avait choqué, en allant travailler chez eux, de retrouver un truc que je croyais enterré depuis les années 70.

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Eric 9 septembre 2013 - 20:19

Ces choix sexués ont une forte base naturelle. Chez plusieurs espèces de singes, quand on propose des jouets sexués à des juvéniles, les femelles préfèrent les poupées, qu’elles maternent. Elles aiment bien aussi les fers à repasser et les casseroles. Les mâles préfèrent les jouets pour garçons (ballon, petite voiture, etc).

http://i.livescience.com/images/i/000/018/528/iFF/gender-toys-macaques.jpg?1312079610

A l’état sauvage (fin fond de la forêt en Afrique) c’est la même chose. L’équipe de Wrangham a observé une guenon juvénile qui jouait à la « poupée » avec un bout de bois. C’est un comportement qu’elle a développé seule. Aucun chimpanzé de son entourage ne faisait ça. Les chimpanzés utilisent des bouts de bois comme armes ou comme sondes. Mais les bouts de bois qu’utilisait cette femelle avaient une forme différente, elle les serrait contre elle tendrement et elle dormait avec, dans son nid.

http://www.wired.com/wiredscience/2010/12/chimp-dolls/

http://www.newscientist.com/data/images/ns/cms/dn19890/dn19890-3_300.jpg

C’est sûrement Toy’s R Us qui lui a fourré ces « stéréotypes » dans le crâne.

Répondre
Gabrielle 10 septembre 2013 - 06:34

bonne nouvelle!

n’en deplaise a ceux qui s’effraient de « la disparition des differences hommes/femmes », etc…
On PERMET aux enfants de jouer indifferemment avec tous les jouets, on ne les FORCE pas!
cela ne fait qu’ouvrir de nouvelles possibilites et n’en ferme aucune!

(a moins qu’ils n’aient justement peur que plus de petits garcons se mettent a jouer a la poupee spontanement?)

Répondre
Gabrielle 10 septembre 2013 - 06:34

bonne nouvelle!

n’en deplaise a ceux qui s’effraient de « la disparition des differences hommes/femmes », etc…
On PERMET aux enfants de jouer indifferemment avec tous les jouets, on ne les FORCE pas!
cela ne fait qu’ouvrir de nouvelles possibilites et n’en ferme aucune!

(a moins qu’ils n’aient justement peur que plus de petits garcons se mettent a jouer a la poupee spontanement?)

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taranis 10 septembre 2013 - 08:50

À travers les jouets proposés aux enfants dès leur plus jeune âge, nous les confortons dans des rôles et des comportements stéréotypés de petites filles et de petits garçons. Les valeurs de féminité et de virilité les enferment très tôt dans ce qu’ils devront être plus tard : des hommes, des « vrais » ou des « vraies » femmes. En ce sens. le jouet est politique. Il participe au formatage permanent des enfants mais aussi des adultes. Il est utilisé comme un des objets de conditionnement au comportement sexué attendu. Il nuit ainsi à l’épanouissement des individu-e-s. Les magasins et les catalogues, la publicité affichent leur destination par sexe et empêche évidement les enfants de choisir des jeux, jouets, déguisements, etc. en fonction de leur caractère, leurs aptitudes et leurs envies. Cela les force à se conformer aux rôles stéréotypés liés aux genres, qui favorisent ensuite les discriminations femmes-hommes. Les jouets participent à la construction du genre féminin, du genre masculin et de la norme hétérosexuelle. Des pistes alternatives existent comme les livres non-sexistes, l’utilisation différente des jouets, les jeux coopératifs car bien sûr ce n’est pas le jouet qui est sexiste mais son utilisation. Pour mon cas défavorisé, je n’ai souvenir que de quelques poupées offertes, pour le reste mon imagination a souvent utilisé toute sortes d’ objets de mon quotidien Nous avons tous vu un enfant jouer avec un emballage plutôt qu’avec le contenu…
Et pour répondre à Eric nous ne demandons pas aux primates l’égalité des sexes. Votre référence naturaliste est consternante, quel rapport avec nous les Humains qui sommes dotés d’une conscience…..Mais si la vie des singes d’Afrique vous rapproche personne ne vous retient sur ce forum

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taranis 10 septembre 2013 - 12:20

[quote name= »Bizarre plutôt ! »]
Certes je dénonce aussi ces tendances, car il a été prouvé ds les années 1980 aux USA
Parce que la réaction spontanée et naturelle à l’égalitarisme forcené, c’est la loi de la jungle.

C’est bien la domination masculine qui apporte une violence en réaction une perte de contrôle résultant d’une plus grande autonomie des filles. Elle est exacerbée dans les milieux traditionalistes. Quant à l’Egalité elle est ou elle n’est pas. L’égalitarisme est un mot réactionnaire pour prouver la nécessité de maintenir une discrimination. Remettre en cause une structure telle que le patriarcat est forcement contraignante, mais elle enlève rien aux un pour justement donner du respect aux autres

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taranis 10 septembre 2013 - 12:21

Dans ces études,le thème des écarts de réussite scolaire entre garçons et filles sert en effet de catalyseur à des revendications conservatrices qui se réfèrent abondamment et pêle-mêle au taux plus élevé de suicide chez les garçons, à la perte d’identité, au manque de modèles masculins, ou encore à la violence dont les hommes seraient victimes de la part des femmes..La mixité scolaire est régulièrement remise en question depuis quelques années, notamment quand on cherche des solutions pour contrer le décrochage chez les garçons Comme si les écarts de réussite scolaire entre garçons et filles étaient suffisamment grands pour que le recours à la ségrégation – appelons les choses par leur nom – soit justifié. Comme si la présence des filles en classe constituait l’explication première des difficultés D’autres enjeux plus fondamentaux sont liés au retour de la non-mixité. L’un d’entre eux est le recours à des curriculum différenciés selon le sexe. Soi-disant adaptés, ils sont construits conformément à des visions stéréotypées de ce que sont les garçons et les filles. Pour les premiers, plus d’activités physiques et sportives, plus d’ordinateurs, plus de sciences, plus de compétition ; pour les filles … le retour à l’enseignement ménager ? Tout cela est loin de nous rapprocher de l’égalité entre les sexes. Elle risque plutôt d’enfermer dans des conceptions limitatives et contraignantes de ce que sont les hommes et les femmes.

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sabrinalafraise 10 septembre 2013 - 12:37

« Eric »
Ces choix sexués ont une forte base naturelle. Chez plusieurs espèces de singes, quand on propose des jouets sexués à des juvéniles, les femelles préfèrent les poupées, qu’elles maternent. Elles aiment bien aussi les fers à repasser et les casseroles. Les mâles préfèrent les jouets pour garçons (ballon, petite voiture, etc).

http://i.livescience.com/images/i/000/018/528/iFF/gender-toys-macaques.jpg?1312079610

A l’état sauvage (fin fond de la forêt en Afrique) c’est la même chose. L’équipe de Wrangham a observé une guenon juvénile qui jouait à la « poupée » avec un bout de bois. C’est un comportement qu’elle a développé seule. Aucun chimpanzé de son entourage ne faisait ça. Les chimpanzés utilisent des bouts de bois comme armes ou comme sondes. Mais les bouts de bois qu’utilisait cette femelle avaient une forme différente, elle les serrait contre elle tendrement et elle dormait avec, dans son nid.

http://www.wired.com/wiredscience/2010/12/chimp-dolls/

http://www.newscientist.com/data/images/ns/cms/dn19890/dn19890-3_300.jpg

C’est sûrement Toy’s R Us qui lui a fourré ces « stéréotypes » dans le crâne.

Vous êtes vachement drôle vous! Parce que vous pensez vraiment que la nature a doté les singes d’un gène « fer à repasser » et « camion »??? Putain mais pour quoi faire???

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sabrinalafraise 10 septembre 2013 - 12:38

Au cas où ils auraient besoin d’en utiliser un dans la nature??

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Eric 10 septembre 2013 - 14:32

Il faut essayer d’apprendre à reconnaitre 1er et 2e degrés, même lorsqu’ils sont tissés ds un même &.
Mon post est globalement 1er degré. Ces études existent, elles portent sur plusieurs espèces (au moins trois ou quatre, mais ces constatations ont peut-être été étendues depuis – je suis certain que c’est la même chose chez les gorilles ou les bonobos par exemple), en parc animalier (mais les singes n’avaient jamais vu de jouets avant) et dans la nature.
Quand je parle de fer à repasser et de casserole, c’est évidemment du 2e degré. Une taquinerie (ou un « trollage » si vous préférez.)
En fait ce que montrent ces études, c’est que les petites « filles » sont attirées par ce qui semble être un nourrisson. Les poupées ou même des bouts d’écorce suffisent à stimuler leur imagination, et ensuite elles prennent plaisir à jouer à donner des soins, c’est à dire à apprendre et répéter des gestes qu’elles feront ensuite pour de vrai, et de manière quasi certaine, parce qu’il n’y a pas de moyen de contraception chez ces singes.
Ce ne sont pas les seuls animaux qui prennent plaisir à mimer une activité qu’ils doivent accomplir à l’état sauvage. Si beaucoup de chiens adorent courir derrière une balle (alors que ça m’emmerde de la lancer trente fois), c’est parce que ça fait fonctionner leurs instincts de chasseur. C’est naturel, même si la balle ne l’est pas.
Pour les petits mâles, ce qui ressort c’est le côté « bricoleur », le goût pour la maitrise des choses. D’où leur intérêt pour les objets « bizarres », ballons, roues d’une petite voiture (même s’ils ne savent pas ce qu’est une voiture), etc. Je pense que si on mettait à leur disposition un fer à repasser, les mâles seraient plus intéressés que les femelles (matière, forme, etc).
Koko fait le deuil de son chaton:

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taranis 10 septembre 2013 - 15:05

Si vous vous comparez à un animal ce n’est pas les cas des hommes et femmes sur ce forum qui sont des êtres humains capables de réfléchir.Je ne vois pas ce que l’étude des comportements animalier peu apporter à l’égalité des sexes. Quoique que certaines femmes sont encore vendues contre quelques chameaux , mais on se fout de savoir si les chamelles savent faire le ménage ou la cuisine parce quelles ont jouées à la dinette. Votre niveau culturel est proche de la bestialité et plus vous n’avez aucun scrupule à vous rependre avec le discours infâme et offensant du naturalisme primaire ( en effet 1er degré) ,même un intégriste religieux n’oserez aller à de telles comparaisons.

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Camille 10 septembre 2013 - 16:52

avant tout ce sont les mentalités des parents qui doit changer. Inconsciemment il y a des préjugés que l’on produit soi-même lorsqu’on a des enfants. La différenciation des sexes se fait au niveau génétique mais au niveau culturel.
Cependant il est fondamental de ne pas enfermer les enfants dans des rôles dès leur plus jeune âge.
De par l’exemple en tant que parent déjà : si les parents partagent les tâches et que maman sait poser une étagère et papa fait des gâteaux, ça catégorise moins déjà.
Pour avoir bénéficié d’une non-catégorisation étant enfant, je suis ravie du résultat.
J’ai pu jouer aussi bien avec des petites voitures, que de la dinette, que des outils de bricolage comme le pistolet à colle, que des poupées… Mes parents étaient aussi polyvalents d’ailleurs.

Celà me permet aujourd’hui de m’affirmer en tant qu’individu, de n’avoir pas peur de me servir d’une scie sauteuse et à la fois de me maquiller quand je veux me mettre en valeur.

Ces histoires de jouets c’est vraiment je crois une question d’éducation.

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Eric 10 septembre 2013 - 22:41

@Taranis

La primatologie est un des rares domaines scientifiques où les femmes ont joué un rôle majeur, notamment les « anges de Leakey »: Jane Goodall (chimpanzés), Dian Fossey (gorilles), assassinée par des braconniers, – mondialement connues toutes les deux – et Galdikas Biruté (Oran outang), moins célèbre.

http://inkchromatography.files.wordpress.com/2011/12/screen-shot-2011-12-18-at-11-58-43-pm.png

Ou encore les travaux de Sarah Blaffer Hrdy sur les langurs et l’infanticide.

Alors si vous commencez à dire du mal d’une des disciplines qui concentre le plus de talents scientifiques féminins, vous n’aidez pas la cause.

PS: Je me suis toujours demandé si Leakey avait échangé ses faveurs politiques (une place en or) contre des faveurs sexuelles. Probablement. C’est en tout cas ce que j’aurais fait à sa place.
N’oublions pas que je suis un primate, tout comme Richard.

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taranis 11 septembre 2013 - 09:24

@Eric , je me suis un peut emportée quand vous avez fait le parallèle entre les primates et les être humains ,vous gommez allégrement l’avancée civilisatrice et notre adaptation aux techniques , les 30000 ans d’évolutions de notre espèce avec sa faculté de conscience et de socialisation . Je m’excuse de mes mots déplacés, l’insulte n’est pas j’en conviens la bonne formule.. Maintenant je ne dénigre pas votre intérêt et votre connaissance dans ce domaine ainsi que tous les travaux auxquels vous referez , je n est pas cette prétention mais je suis formelle ceux-ci n‘ont jamais eu pour but d être extrapoler a l’homme Referez vous plutôt aux études de genres qui ont participé à la dénaturalisation et au questionnement du déterminisme biologique des catégories de genre, de sexe et de sexualité. Ils ont permis de questionner la supposée neutralité des sciences dans leur ensemble, reproductrices d’une pensée doxique androcentrée, jusque-là non soumise à l’épreuve des faits et de leur rationalité. Maintenant je suis ouverte aux arguments pour tenter de déblayer une partie de la confusion théorique et politique qui entoure présentement le concept de genre. Il est probablement utile de commencer par se demander d’où vient cette confusion donc écouter et lire ce qui n’est pas sans fondements et ne tient pas du mysticisme.

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