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Becky Hammon, première en NBA

par Arnaud Bihel
Hammon

Becky Hammon, juillet 2014, via Wikimedia Commons

« Je ferai ce que font tous les autres entraîneurs adjoints », explique la nouvelle recrue du staff des San Antonio Spurs, première femme nommée à ce poste dans une équipe masculine de haut niveau aux États-Unis.


 

Alors que la presse française en rajoute sur Corinne Diacre, qui a connu lundi 4 août son premier match en tant qu’entraîneure d’un club de football professionnel masculin, de l’autre côté de l’Atlantique aussi le sport continue d’effacer les barrières de genre.

Le club de basket des San Antonio Spurs, champion 2014 de NBA, « écrit l’histoire » – l’expression revient souvent dans la presse U.S. – en engageant Becky Hammon comme entraîneure adjointe. A 37 ans, Becky Hammon vient de clore sa carrière de basketteuse professionnelle, qui l’a vue figurer parmi les toutes meilleures joueuses de la WNBA, le championnat féminin.

Interrogée sur son futur rôle, elle a simplement répondu : « Je ferai ce que font tous les autres entraîneurs adjoints ». Et souligné : l’entraîneur Greg Popovitch « m’a très clairement indiqué que je suis engagée en raison de mon intelligence de jeu et de mon expérience. Il se trouve simplement que je suis une femme ».

D’ailleurs, « dans leur communiqué de presse, mardi, les Spurs n’ont pas évoqué le genre de Hammon, envoyant un message subtil sur la façon dont elle devait être considérée : comme un entraîneur », remarque le Washington Post.

Ce n’est pas la première fois que la NBA fait ainsi figure de pionnière en matière de rôles féminins. Une semaine plus tôt, l’association des joueurs, la National Basketball Players Association, avait élu Michele Roberts comme directrice exécutive. Cette avocate devenait ainsi la première femme à diriger un syndicat de sportifs masculins. Dès 1997, deux femmes, Violet Palmer et Dee Kantner, devenaient les premières à arbitrer des matchs masculins de NBA.

Pourquoi le basket-ball est-il en avance dans ce domaine ? Sur Slate.com, Amanda Hess y voit une raison majeure : le travail en amont. Le basket-ball est un sport particulièrement ouvert aux femmes, dès le lycée, et à tous les niveaux, ce qui leur permet d’envisager une carrière professionnelle. Et la NBA n’a pas hésité à investir dans les équipes féminines professionnelles.

 

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