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A Cambridge les étudiants affichent leur engagement

par De profundis

I need feminism1bisNon, le féminisme n’est pas un gros mot. C’est une nécessité. Des étudiant-e-s de Cambridge font passer ce message.


 

« J’ai besoin du féminisme parce que je suis une personne, pas un genre », clame la pancarte d’une étudiante. En arrière-plan, la prestigieuse université britannique de Cambridge ; c’est là que l’association étudiante CUSU Women (Cambridge University Student Union for Women) a lancé l’opération « Who needs feminism » (« Qui a besoin du féminisme ? »). Sur des ardoises, 700 personnes – étudiant-e-s, professeur-e-s, passant-e-s – ont répondu à cette question.

Certaines raisons sont générales : « parce que la société nous enseigne  »ne vous faites pas violer » plutôt que  »ne violez pas » » ; « parce que leur corps est le premier souci d’un tiers des filles de 10 ans » ; « parce que 140 millions de femmes sont victimes de mutilations génitales ». D’autres racontent des histoires plus personnelles : «  parce que quand j’ai enseigné le taekwondo à des enfants, des garçons de 10 ans m’ont dit de retourner à la cuisine » ou « parce que j’ai longtemps pensé que traiter mon frère de fille était une insulte ».I need feminism 3

Remise en question

La campagne est mixte et les hommes ont eux-aussi leurs raisons. Quelques uns compatissent simplement avec les femmes, s’inquiètent pour leurs sœurs ou se plaignent de ne pas avoir assez de professeures, tandis que d’autres se rebellent contre les normes de genre : « J’ai besoin du féminisme parce que porter du rose ne fait pas de moi une tapette » ou « parce que les gens attendent de moi que je rie aux blagues sur le viol ». Pour certains, l’opération semble être l’occasion d’une remise en question : « J’ai besoin du féminisme parce que j’ai grandi en pensant que les filles ne pouvaient pas être drôles », témoigne un étudiant.

Le projet « Who needs feminism » a été fondé par des étudiantes de Duke University (Etats-Unis). Il a rapidement pris de l’ampleur grâce à internet ; le site encourage les particuliers ou les associations à lancer leur propre campagne, comme ce qui s’est fait à Cambridge. Il existe également un mot-dièse Twitter : #whoneedsfeminism. Alors, quelle est votre raison ?

 

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Légendes des photos :

« J’ai besoin du féminisme parce que je préfère être le preux chevalier que la demoiselle en détresse. »

« J’ai besoin du féminisme parce que patriarcat =/= liberté »

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