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Les concours de mini-miss sur la sellette en Belgique aussi

par Arnaud Bihel

minimissL’interdiction des concours de mini-miss pour les moins de 16 ans n’est pas encore en vigueur en France que la Belgique envisage de faire de même.


 

 

En adoptant mardi 17 septembre le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les homme, les sénateurs y ont ajouté l’interdiction des concours de beauté pour les enfants de moins de 16 ans (Voir : Dans la loi Égalité, des mini-miss et des grues). Le texte doit encore être examiné par les députés avant d’entrer en vigueur, mais déjà des organisateurs ont anticipé cette interdiction.

Réaction tout aussi rapide en Belgique : Les ministres de l’Enfance et de la Jeunesse de la région Wallonie-Bruxelles se sont prononcés jeudi 19 septembre pour une interdiction de ces concours et « chargé un cabinet d’avocats d’étudier les différentes options possibles ».

La ministre de l’intérieur et de l’Egalité des chances du gouvernement belge, Joëlle Milquet, leur a aussitôt emboîté le pas, se déclarant « inquiète de voir arriver chez nous des concours français de mini-miss comme conséquence de leur prochaine interdiction en France. » D’autant que la région frontalière, le Nord-Pas-de-Calais, accueillerait pas moins de la moitié des concours se déroulant en France, note le quotidien régional La Voix du Nord.

Alors qu’il n’existe en Belgique aucune réglementation de ces concours, Joëlle Milquet « demande à l’Institut pour l’Egalité des femmes et des hommes de se pencher sur le phénomène et de voir les réponses juridiques possibles pour interdire ces concours de mini-miss. »

La ministre est sur la même longueur d’ondes que la sénatrice Chantal Jouanno, à l’origine de la décision des sénateurs : « il convient d’empêcher de tels concours qui contribuent à renforcer les stéréotypes envers les femmes, les filles et les fillettes. Les concours de beauté pour enfants mettent en vedette des fillettes de tous âges très maquillées et habillées en poupées, réduites à leur seule beauté et attirant le regard sur leur sexualité », écrit Joëlle Milquet. « Il s’agit de mettre tout en œuvre pour empêcher la sexualisation précoce des petites filles. Car cette hyper sexualisation donne une image de la femme, de la fille et de la fillette limitée à un objet dont on peut user et abuser… »

 

Image : une « Graine de miss » au Salon de l’auto de Genève

 

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