Accueil Politique & SociétéSanté Contre l’excision, impliquer les personnels de santé

Contre l’excision, impliquer les personnels de santé

par Arnaud Bihel

MGFLe 6 février est la journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines.


 

L’implication des personnels de santé est au cœur de la journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, ce 6 février.

Aujourd’hui dans les 29 pays où la pratique est courante – en Afrique et au Moyen Orient – plus de 130 millions de filles et de femmes ont subi une forme de mutilation génitale. Certes, la pratique est en déclin depuis plusieurs années, mais au rythme actuel, plus de 63 millions de filles seront encore excisées d’ici à 2050, estime l’UNICEF.

Voir : « Accélérer les efforts » contre l’excision et les mariages précoces

Selon les dernières estimations, près d’une mutilation génitale féminine (MGF) sur cinq est pratiquée par un professionnel de santé. Dans certains pays, ce taux approche les trois quarts. La tendance à la médicalisation de la pratique semble se renforcer. D’où l’accent porté cette année sur les infirmières et médecins dans les pays concernés pour mettre fin aux mutilations génitales féminines.

« Les personnels de santé sur le terrain ont une connaissance approfondie des dynamiques sociales dans les communautés qu’ils servent et des normes sociales qui perpétuent les MGF, et ils peuvent permettre d’accélérer le rapide déclin de cette pratique », soulignent dans un appel conjoint des responsables de l’UNICEF, de l’UNFPA (les fonds des Nations Unies pour l’enfance et pour la population), de la Confédération internationale des infirmières et de la Fédération internationale de gynécologie et obstétrique

A la fin du mois de janvier, en Egypte, un médecin a pour la première fois été condamné pour avoir pratiqué une excision mortelle. Le pays est l’un des plus touchés par les MGF. Chez les moins de 25 ans, le taux s’élève encore à 80%.

Les mutilations génitales féminines recouvrent toutes les interventions incluant toute altération ou lésion des organes génitaux féminins pour des raisons non médicales. « Elles sont internationalement considérées comme une violation des droits des jeunes filles et des femmes », souligne l’ONU. « Elles sont le reflet d’une inégalité profondément enracinée entre les sexes et constituent une forme extrême de discrimination à l’égard des femmes et des jeunes filles. »

 

Photo : Vincent Tremeau/Oxfam. Campagne contre les MGF au Mali, 2013.

 

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