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De retour dans les salles de cinéma

par Valérie Ganne

Les cinémas vont ouvrir à nouveau leurs portes lundi 22 juin ou mercredi 24 juin prochain selon les lieux. En attendant de connaitre le cadre sanitaire de cette réouverture, voici quelques films à découvrir ou redécouvrir.

Bonne nouvelle, les salles de cinéma ouvrent à nouveau. Mais avec quels films ? Pas d’inquiétude, l’offre est de qualité, assez art et essai, avec de nouveaux films mais aussi certains, arrêtés au tout début de leur carrière mi-mars dernier. C’est le cas de « La bonne épouse » de Martin Provost (chroniqué ici), comédie légère et parfois musicale sur une école pour ménagères tenue par Juliette Binoche, Yolande Moreau et Noémie Lvovsky… Une parenthèse dans la fin des années 60 encore corsetées et l’envolée du féminisme.

Sami Bouajila et Najla Ben Abdallah, les parents du Fils (© Jour2fête)

De même, « Un fils » de Mehdi M. Barsaoui n’a connu que trois jours en salles début mars avant leur fermeture. Dans ce premier film tunisien, deux jeunes parents tentent de sauver leur fils grièvement blessé. Cet accident lève un secret qui fait vaciller le couple, révèle le poids du machisme dans un pays en transformation après la révolution de 2011. Filmé en quasi huis clos dans un hôpital, c’est une merveille de suspens et d’émotion. Sami Bouajilia, qui joue le père, a été primé à Venise pour ce rôle.

Dans une catégorie plus « mainstream » on pourra aussi revoir « Invisible » de Leigh Whannell sorti le 26 février dernier, un film américain qui revient en salle : une femme (géniale Elisabeth Moss) se dégage de l’emprise de son mari, emprise qui perdure après son suicide. Le mythe de l’homme invisible est ici revisité en une métaphore glaçante de la violence faite aux femmes dans certains couples.

Côté nouveautés, « Filles de joie » est une co réalisation de Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich. Trois femmes mènent une double vie, traversant la frontière chaque matin pour travailler dans une maison close en Belgique. Grâce au travail préparatoire documentaire d’Anne Paulicevich, à la force des actrices (Sara Forestier, Noémie Lvovsky et Annabelle Lengronne), ce film social nous offre un nouveau regard sur la prostitution, l’héroïsme de ces femmes et leur solidarité.

A ne pas rater, enfin, la réhabilitation d’Alice Guy Blaché, dite Alice Guy : la première femme cinéaste (et productrice) est une française mais c’est un documentaire américain qui lui rend hommage. Dans « Be natural » Pamela Green enquête sur cette femme au parcours incroyable, nous fait découvrir sa place dans l’histoire du cinéma mondial mais aussi la façon dont elle en a été effacée. Alice Guy, qui a réalisé près de 5000 films, revient sur le devant de la scène aujourd’hui grâce au cinéma et c’est tant mieux. Si son film est titré « be natural », c’est que c’était son principal conseil aux comédiens avant le tournage. La bande annonce à regarder ici (vous reconnaissez la voix off ? c’est celle de Jodie Foster).

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