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Les États-Unis délèguent à la CSW une opposante aux droits des femmes

par Arnaud Bihel
Ouverture de la 61ème CSW le 13 mars 2017 à l'ONU - UN Photo/Rick Bajornas

Ouverture de la 61ème CSW le 13 mars 2017 à l’ONU – UN Photo/Rick Bajornas

L’une des 4 principales déléguées états-uniennes à la Commission sur le Statut des Femmes est la vice-présidente de C-Fam, organisation intégriste opposée aux textes internationaux sur les droits des femmes et aux droits des personnes LGBTI.


 

Les États-Unis annoncent franchement la couleur. L’une des principales représentantes de Washington à la 61ème CSW, Commission sur le Statut des Femmes qui se déroule jusqu’au 24 mars au siège des Nations Unies, est tout sauf une défenseure des droits des femmes.

Parmi les quatre grandes déléguées désignées par Washington pour représenter les États-Unis à la CSW figure en effet Lisa Correnti, vice-présidente exécutive du Center for Family and Human Rights (C-Fam). Ce « Centre pour la famille et les droits humains » a une conception particulière des droits humains : il tient un discours religieux intégriste et s’oppose aux droits des femmes à disposer de leur corps et aux droits des personnes LGBTI.

Comme le rapporte l’organisation Human Rights Watch, « le directeur et porte-parole le plus visible de C-Fam, Austin Ruse, juge que ‘le mode de vie homosexuel est nuisible à la morale et la santé publiques’. C-Fam publie régulièrement des articles qui attaquent les droits humains fondamentaux des personnes LGBTI et s’oppose de façon véhémente aux droits des femmes, parmi lesquels leurs droits reproductifs. C-Fam n’accepte pas la nécessité de l’égalité entre les sexes et entend mettre à mal les accords internationaux visant à interdire les discriminations, en particulier la CEDAW, que les Etats-Unis ont signée mais jamais ratifiée ».

De fait C-Fam s’oppose à tous les textes internationaux relatifs aux droits des femmes car il y voit partout, de près ou de loin, de la propagande pour l’avortement. Une vision en phase avec la décision de Donald Trump, dès le début de son mandat, de réinstaurer la ‘Global Gag Rule’.

L’organisation estime par exemple que « la plupart des femmes valorisent la maternité et la famille, qui sont les aspects les plus épanouissants de leur vie », et que la CEDAW, Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, « dénigre ce rôle ». De quoi s’interroger sur le rôle de Lisa Correnti à la CSW, tout particulièrement consacrée cette année à « l’autonomisation économique des femmes ».

 

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