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Femmes de chambre de Vendôme : la grève a payé

par Arnaud Bihel

HyattAccord salarial pour les femmes de chambre du Park Hyatt Vendôme. Mais la grève se poursuit à Madeleine. Et la question de la sous-traitance reste en suspens.

C’est, aux yeux de la CGT, une « victoire historique » pour les 80 femmes de chambre et équipiers du Park Hyatt Paris-Vendôme. Après 4 jours de grève, un accord a été signé mardi 23 septembre avec la société sous-traitante qui les embauche, Luxe et Traditions. Mais la grève, également lancée le 19 septembre, se poursuit pour les femmes de chambre qui travaillent dans l’autre hôtel parisien du groupe Hyatt, à Madeleine. Elles sont embauchées par un autre sous-traitant, Azurial.

La veille, comme lors de leur précédente grève, un an plus tôt, les femmes de chambre avaient organisé un « défilé de mode festif et combatif », clin d’oeil à la « Fashion week ». Et occasion de rappeler que « les salariés qui travaillent dur dans ces hôtels servent des personnalités richissimes qui payent leur séjour d’une nuit jusqu’à 16 000 €, ce qui représente plus d’une année de salaires d’une femme de chambre ou d’un plongeur. »

L’accord signé entre Luxe et Traditions et ses employé-e-s du Park Hyatt Vendôme porte principalement sur des revalorisations salariales. Au 1er janvier 2015, une femme de chambre ou un équipier gagnera au minimum 1 870 euros brut x 13 mois pour 35h par semaine – l’augmentation s’élève en moyenne à 400 euros par mois. Les grévistes « portaient essentiellement la revendication d’être rémunérés au même niveau que les autres palaces parisiens. C’est chose faite ! », souligne la CGT.

Pas de remise en cause, toutefois, du principe de sous-traitance : « Hyatt refuse idéologiquement de les intégrer », note le syndicat. En 2012, la lutte des femmes de chambre d’un autre groupe, Louvre Hôtels, a conduit ce dernier à revoir sa politique vis à vis de la sous-traitance. En y mettant fin pour intégrer les salariées des deux hôtels, les Première Classe et Campanile de Suresnes, où la grève avait éclaté. Et en prévoyant de travailler « sur l’internalisation des fonctions de nettoyage sur cinq établissements importants de la région parisienne » d’ici à 2015. Un bras de fer raconté dans le documentaire « On a grévé » de Denis Gheerbrant, actuellement en salles

 

Photo : manifestation des femmes du chambre du Hyatt Paris-Vendôme en septembre 2013 © Alice Maruani pour les Nouvelles NEWS

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