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Revue de presse internationale, 15 janvier

par Arnaud Bihel

Xiao Meili, féministe chinoise à l’honneur ; Les Anglaises appelées à faire du sport ; Femmes autochtones… La revue de presse internationale d’Anne Collet.


 Xiao Meili, la féministe chinoise de l’année

Agée de 24 ans, Xiao Meili s’est fait connaître à la fin de l’année 2013 en parcourant à pied les 2000 kilomètres qui séparent Pékin de Canton. Une « longue marche » pour sensibiliser la population au problème des agressions sexuelles dont les Chinoises sont trop souvent victimes. Le 12 janvier son combat a été reconnu : elle a reçu à Pékin une récompense nationale, parrainée par ONU Femmes, le prix Role Model des Women’s Media Award 2015. Xiao Meili espère changer les mentalités : les femmes sont trop souvent jugées responsables des agressions qu’elles subissent et leurs agresseurs donc rarement poursuivis, rapporte le site Women of China.

 

Doper l’activité sportive des Anglaises

Une campagne intitulée « Ces filles peuvent le faire », montrant des femmes de toutes conditions physiques s’adonnant à un sport, vient d’être lancée au Royaume Uni. Il s’agit d’inciter les femmes à faire du sport, « sans que rien, pas même la sueur, les en empêche », explique Sport England à l’origine de la campagne « These Girls Can ». Les femmes âgées de 14 à 40 ans sont 2 millions de moins que les hommes à pratiquer une activité sportive, rapporte la BBC qui ajoute que 75% des Anglaises souhaiteraient être physiquement plus actives mais sont retenues entre autres par le jugement des autres et leurs complexes de taille et de poids.

TheseGirlsCan

« Je nage parce que j’aime mon corps. Pas parce que je le déteste ». L’un des visuels de la campagne.

La video https://www.youtube.com/watch?v= aN7lt0CYwHg

De moins en moins de bébés au Japon

En 2014, le taux de natalité au Japon a encore baissé pour la quatrième année consécutive. L’économie du pays ainsi que la société en font déjà les frais. A ce rythme 40% de la population en 2060 aura plus de 60 ans, rapporte Deutsche Welle. Le site constate que la famille traditionnelle – l’homme au travail, la femme à la maison – est en train d’exploser car les plus jeunes femmes se détournent de ce modèle. D’autant plus qu’au Japon il est toujours impensable d’avoir un enfant en dehors des liens du mariage.

 

Disparition de femmes autochtones : nouvelle pression sur le gouvernement canadien

Tout en reconnaissant les efforts du gouvernement canadien, la Commission interaméricaine des droits de l’Homme « appuie fortement » la création d’un plan d’action ou d’une commission d’enquête nationale sur les disparitions de femmes autochtones. Depuis plusieurs mois le gouvernement est appelé à agir davantage (Voir : Femmes autochtones : le gouvernement canadien sous pression). Pour l’Assemblée des Premières Nations, « le rapport confirme que la problématique n’est pas qu’une question de criminalité comme le soutient le gouvernement conservateur », souligne Radio Canada.

 

Le Xinjiang interdit la burqa

Citant la France en exemple, les autorités communistes à la tête du Xinjiang, région à majorité musulmane où vivent les Ouïgours, qui avoisine les pays musulmans d’Asie centrale et le Pakistan, a interdit le port du voile intégral dans la capitale Urumqi. Dans cet Etat, les femmes doivent en effet de plus en plus souvent abandonner leur tenue traditionnelle particulièrement colorée pour se couvrir de noir, rapporte le magazine Quartz.

 

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3 commentaires

mathias poujol-rost 15 janvier 2015 - 19:14

La campagne anglo-saxonne me fait mieux prendre conscience des raisons qui peuvent éloigner les femmes -cisgenres OU TRANSGENRES- de la piscine.

Elles sont beaucoup plus jugées sur leur physique que ne le sont les hommes, et cette activité a l’inconvénient de contraindre les participant/e/s à une quasi-nudité.
(En tout cas en France, car dans de nombreux pays, on se baigne habillé/e et ça n’étonne personne. C’est aussi un loisir que l’on peut appeler wetfun, et que je vous recommande. https://fr.wikipedia.org/wiki/Wetfun#Autres_zones_g.C3.A9ographiques_occidentales )

Donc les femmes risquent de se voir dévisager,  »ausculter », et même si cela n’arrive pas, la pression sociale et publicitaire a DéJà fait que certaines se sentent mal avec leur corps, bien qu’il peut tout-à-fait être « normal » (sans aucun défaut outre mesure).

Il y a aussi sans doute un problème d’offres dans les coupes de maillots de bain occidentaux : alors que le boxer est actuellement très disponible et le plus populaire en France et de nombreux pays, presque tous les maillots féminins une-pièce pour la natation sont échancrés à la manière d’un slip (d’homme ou de bikini).
Celles qui voudraient un maillot couvrant le haut des cuisses à la manière d’un boxer/shorty ont donc du mal à en trouver.

Et à l’occasion, je vous invite à regarder le choix présent dans les distributeurs à l’entréee d’une piscine publique…
Ce que j’ai constaté : slip ou boxer pour hommes & garçons, alors que les femmes & filles n’ont d’autre choix qu’un une-pièce dont le bas est en forme de culotte (échancré).

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Lili 18 janvier 2015 - 00:12

Je n’avais pas pensé à cette question d’offre de maillots avec un bas « boxer » pour les femmes, mais c’est une très juste remarque. L’offre est assez faible.

En revanche, je suis plus mitigée sur la question du « risque d’être ausculté ». Ce risque est le même pour les hommes ou les femmes. Croyez moi, à la piscine, les hommes sont aussi scrutés, entre eux (le concours de muscle va bon train), par les femmes (qui, c’est vrai, évitent en général les sifflets et autres commentaires à haute voix…)

De ce fait, n’oublions pas que la piscine est un sport déserté de manière générale par toute personne ayant un corps jugé imparfait, donc aussi les hommes trop ronds, trop maigres, etc.

La vraie question est celle de la confiance en elles des femmes, de leur capacité à se montrer en maillot telles qu’elles sont sans être des juges encore plus cruelles envers elles-mêmes que ne le sont souvent les autres.

La différence essentielle, que vous soulevez d’ailleurs, réside plutôt dans le fait que de nombreux hommes aux corps « imparfaits » s’en accommodent très bien (mais pas tous !!), tandis que les femmes sont plus nombreuses à complexer au point de renoncer à la piscine.

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09 Aziza 20 janvier 2015 - 09:30

Oui, c’est pour toutes ces raisons que vous citez de regard trop critiques sur les corps féminins que des femmes avaient demandé des horaires pour elles dans une piscine de Lille. Las! La mixité est forcée et obligatoire, et au nom d’une « laïcité » mal comprise(on la met à toutes les sauces, la loi de 1905 ne parle pas de mixité!) on leur a interdit de continuer! Les hommes ont des espaces pour eux, les femmes n’en ont pas.

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