Fresque de Clermont : Charlie a bon dos

par Arnaud Bihel

La fresque de la salle de garde du CHU de Clermont-Ferrand divise les médecins. Les uns en appellent à la liberté d’expression et au harcèlement d’Osez le féminisme, les autres rappellent que le viol n’est pas un sujet de plaisanterie et dénoncent l’expression d’une culture sexiste


La fresque du CHU Clermont-Ferrand continue de faire scandale. La peinture murale représentant un viol collectif (une orgie, aux yeux de ses défenseurs), à laquelle ont été ajoutés des textes relatifs à la loi Santé, a provoqué un tollé (Voir : Viol collectif contre la loi santé : la fresque qui fait scandale ne passera pas l’hiver). Alors qu’elle vient d’être effacée, l’affaire divise les médecins.

Comme l’ordre des médecins, l’InterSyndicat National des internes a rapidement condamné cette peinture, et condamné également « sans équivoque tout type de violence faite aux femmes ». Une condamnation mal vécue sur la page Facebook du collectif opposé à la loi Santé de Marisol Touraine. Si on y lit quelques traits d’humour (mention spéciale à : « Sauvons nos fresques, DSK ministre de la Santé, vite ! »), ce sont surtout les commentaires insultants, en défense de la fresque, qui prolifèrent.

« Une culture ouvertement sexiste, machiste et élitiste »

Anne-Cécile Mailfert, la porte-parole du collectif ‘Osez le Féminisme’, qui a le premier dénoncé cette peinture, dit avoir reçu en deux jours des dizaines d’appels et de messages de menaces. « En deux ans de porte-parolat, et pourtant on déclenche régulièrement des animosités, jamais ça ne m’était arrivé », témoigne-t-elle.

Nombreux sont ceux qui dénoncent une censure, en appellent à la liberté d’expression, à « l’esprit Charlie ». Hors-sujet, répondent à l’inverse d’autres médecins pour qui ce genre d’imagerie n’a plus lieu d’être. C’est le cas de Martin Winckler. « La liberté d’expression doit-elle être défendue ? Assurément. Mais une fresque pornographique dans un internat, ce n’est pas simplement de la « libre expression » », écrit le médecin/écrivain dans un long texte pour dénoncer, au-delà de ce cas médiatique, « une culture ouvertement sexiste, machiste et élitiste » du corps médical.

« Le viol n’est pas un sujet de plaisanterie »

D’autres médecins sont sur la même ligne pour déplorer cet « humour carabin » des salles de garde des internats des hôpitaux : il perpétue un « machisme rétrograde », dénoncent par exemple plusieurs médecins dans une tribune publiée dans Libération. « Le viol n’est pas un sujet de plaisanterie », insistent-ils.

Et enfoncent le clou : « Ce soi-disant esprit carabin n’est que l’expression caricaturale du sexisme ordinaire du monde hospitalier et de la société en général, comme en témoignent les sex-ratio des personnels de l’AP-HP : 85% des infirmiers sont des femmes, 60% des praticiens hospitaliers, 30% des professeurs des universités, moins de 1% des chefs de pôles. »

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DOSSIER – Violences sexuelles

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19 commentaires

Marc 21 janvier 2015 - 10:49

Pensez-vous vraiment que des internes, hommes et femmes, aient voulu faire l’apologie du viol collectif ?

Voulez-vous censurer et mettre en prison tous ceux qui font des dessins pornos car cela vous choque et que vous estimez que c’est une apologie du viol ?

http://ozinzen.com/blog/les-nouveaux-inquisiteurs-sattaquent-aux-internes-de-lhopital-de-clermont-ferrand/

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taranis 21 janvier 2015 - 12:27

[quote name= »Marc »]Pensez-vous vraiment que des internes, hommes et femmes, aient voulu faire l’apologie du viol collectif ?

Quel rapport entre la diffusion pornographique et le milieu hospitalier ou la responsabilité des praticiens est largement mise en avant pour justifier leurs émoluments….C’est bien là que se marque justement la différence, les infirmières travaillent et portent des culottes sous leur blouses ,elles ne sont pas là pour assouvir les fantasmes masculins !!! A défaut d’être une apologie du crime c’est du sexisme peu reluisant et d’une bêtise évidente pour ceux qui veulent donner des leçons à une Ministre

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Lirelle 21 janvier 2015 - 12:54

Charlie dénonçait la violence par des dessins (en plus Charlie il faut l’acheter), alors que la fresque esthétise le viol et se place du côté des violeurs (et s’impose au regard des internes). La liberté d’expression ne peut être un appel à la violence et à la haine… ils ont tout faux. De plus, il s’agit à l’hôpital, du cadre du travail : l’égalité femmes-hommes s’applique au travail donc la présence d’une telle fresque n’a rien à y faire, c’est du harcèlement moral tout simplement, vis à vis des internes femmes.

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bourgpat 21 janvier 2015 - 18:12

Un viol est un acte sexuel non consenti, or là non avons à faire à un plan fixe qui représente des personnages de bande dessiné comme pas mal de parodies qui existent partout de par le monde sans que cela n’ait à un moment ou un autre été considéré comme une apologie du viol.

Contrairement à vous qui savez parler avec des héros de BD, je suis incapable dans ce dessin de discerner de ce qui serait d’une orgie légale et de ce qui serait d’un acte non consentis. Surtout quand on connait l’esthétique SM qui est totalement légale entre adulte consentant.

Quand au texte il ne fait pas référence à la ministre de la santé, mais au fait qu’un texte de loi passe en force aux dépend des futurs médecins.

Que l’on trouve cette fresque comme de l’art dégénéré, pourquoi pas, mais de a là détruire alors qu’elle à plus de 15 ans pour ce seul motif, cela nous ramène aux heures les plus sombre du fascisme.

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Mme Theryca 22 janvier 2015 - 07:42

Je suis une femme alors j’explique le point de vue des femmes tel que je le ressens. Quand nous connaissons le niveau spirituel des médecins ou futurs médecins, nous n’avons pas vraiment l’envie de quitter nos vêtements pour nous faire soigner. Rien que pour quitter nos vêtements, nous avons déjà le sentiment d’être violées. On dit que certaines femmes musulmanes refusent des médecins masculins mais il faut dire qu’on n’a pas besoin d’être musulmanes pour craindre la visite chez le médecin.

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Sosso 22 janvier 2015 - 07:53

« Marc »
Pensez-vous vraiment que des internes, hommes et femmes, aient voulu faire l’apologie du viol collectif ?

Voulez-vous censurer et mettre en prison tous ceux qui font des dessins pornos car cela vous choque et que vous estimez que c’est une apologie du viol ?

/

Avec les mal comprenants, il faut parfois passer par une comparaison avec le racisme. Imaginez que la ministre ait été noire ou arabe, imaginez une fresque figurant une violente « ratonnade » auriez-vous trouvé cela admissible ? j’espère que non

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taranis 22 janvier 2015 - 13:19

« bourgpat »
Un viol est un acte sexuel non consenti,Que l’on trouve cette fresque comme de l’art dégénéré, pourquoi pas, mais de a là détruire alors qu’elle à plus de 15 ans pour ce seul motif, cela nous ramène aux heures les plus sombre du fascisme.

Je vous laisse à vos propres explications à la gloire de Phallus, rien non plus ne suggère le consentement…., par contre la symbolique patriarcale elle est bien réelle et fonctionne sur les esprits primaires Apres 15ans justement il est grand temps d’évoluer, aujourd’hui les images pornographiques sont interdite par déontologie sur les lieux de travail qui sont des lieux de mixité et de respect des différences. Vous continuez quand a vous à vous arc bouter sur une tradition machiste qui est bien partie prenante de la culture de la possession et donc du viol…Cette perversité graphique est en effet malsaine dans un lieu où l’on soigne y compris des femmes violentées et cela me semble peu compatible avec l’exercice de la médecine, vous donnez de bonne raison aux fondamentalismes de l’apartheid sexuel La présence de ce genre de fresque fragilise durablement la confiance que les femmes peuvent avoir dans leur praticien
De plus vous vous appropriez de plein droit l’espace de repos collectif et marquant votre territoire comme les rustre décore leur petit espace de filles nue signe de leur frustration de pouvoir sauter sur la premier à passer.. Apprenez simplement le respect des femmes au lieu, car c’est bien la base de la culture du viol

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Sylhouahe5 22 janvier 2015 - 14:07

Je propose un truc à tous ces hommes qui prétendent que cette fresque n’est pas une apologie du viol:
Remplaçons la femme, SuperWoman, par un homme, allez Super Man, remplaçons systématiquement dans toutes les images d’incitation au viol même juste insinué en douce, les femmes par les hommes. Vous verrez que même vous Ô apotres de la liberté d’expression, vous finirez par vous fatiguer.
De plus je vous rappelle que Charlie Hebdo ne se battait pas pour la liberté d’expression mais pour la laïcité.
Re de plus : ma liberté s’arrête là où commence celle des autres. C’est à dire que je me dois de reconnaître l’intégrité de toute personne qui se trouve devant moi et cesser de la considérer tel un fantasme (de quelque sorte qu’il soit).

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bourgpat 23 janvier 2015 - 09:39

Désolé, mais contrairement à vous qui voulez croire que la sexualité c’est du bisounours, j’ai aucun problème avec le femdom. Et parler de viol sur une image fixe sans contexte est tout simplement ridicule. On peut faire dire tout et n’importe quoi à une photo sans son contexte.

Cendrillon et blanche neige au final me choquent plus car le prince charmant prend de force sa femme sans lui demander aucun consentement. Et pourtant ca ne fait pas débat dans les chambres des enfants.

Après, l’hôpital est un lieu de mort. C’est un lieu ou tout le personnel médical doit accepter de transgresser des tabous. Or cela ce fait aussi en éteignant en partie son humanité. En gardant toujours une distance.

Regarder et toucher un corps dénudé en oubliant le tabous sexuel, ca ne se fait pas en appuyant sur un bouton. Les personnels de santés ne sont pas des robots qui mettent à l’arrêt leurs émotions sur demande.

Et vous croyez que ce sera mieux après une journée à avoir dus supprimer ses émotions de devoir les réactiver chez soit seul ou en famille.

Oui, une salle de garde permet de célébrer la vie dans un hôpital ou la mort rode. Oui, une salle de garde permet de cloisonner ce qui est du privé de ce qui est du soins sans être seul et au final ne plus trouver le réconfort dans l’alcool et les somnifères.
Être encadrés quand après une journée à supprimer ses émotions, avant de rentrer chez soit, on quitte le rôle de soignant pour redevenir un humain.

Arrêtez de croire que ce cloisonnement est naturel et se fait sans traumatisme. Que pour côtoyer la mort, les corps dénudés de manière professionnelle et sans émotions, il faut un lieu qui permette de cloisonner l’humain du thérapeute. Et se retrouver seul à ce moment là, c’est risquer de décompenser.

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taranis 23 janvier 2015 - 12:20

[quote name= »bourgpat »]Désolé, mais contrairement à vous qui voulez croire que la sexualité c’est du bisounours,

Je traduit, fermez vos gueules les féministes Nous faisons tout cela pour votre plus grand bien, rien ne vaut une bonne bourre dans un placard pour se détendre, avec un qui nique et qui la tienne

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taranis 23 janvier 2015 - 12:29

« taranis »
[quote name= »bourgpat »]
un qui nique et DEUX qui la tienne

C’est le principe de la tournante , effectivement les bisounours ne trainent pas dans les pieges à meufs

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flo 23 janvier 2015 - 13:12

Si l’on s’en tient aux réactions sur internet, ici et ailleurs, l’émotion et le débat suscités par cette fresque me paraissent symptomatiques de la fracture qui existe entre les hommes et les femmes face à la notion de violence : pourquoi en regardant exactement le même dessin une majorité d’hommes ne semble voir qu’une orgie joyeusement érotique pendant que beaucoup de femmes voient brutalité, contrainte et humiliation ? j’ai vraiment l’impression que la perception même de la violence est différente selon qu’on soit homme ou femme, ce qui expliquerait nos réactions si antagonistes devant un tel dessin, et de manière plus générale, l’attitude masculine face à la violence envers les femmes : minimisée, esthétisée, parodiée, tolérée, parce que non identifiée comme telle.

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taranis 23 janvier 2015 - 13:51

Effectivement @Flo , nous ouvrons là un chapitre des études de genre : Pour Dworkin et MacKinnon, la consommation de pornographie par les hommes est responsable de l’objectivation des femmes et de leur statut inférieur dans la société. La définition de « pornographie » est plus large que celle communément acceptée, puisque selon elles, la pornographie est « la subordination graphique, sexuellement explicite, des femmes au moyen d’images et/ou de mots » En gros le pouvoir pour les femmes passe par le contrôle qu’elles exercent sur le regard masculin. Même quand il est absent, même quand il n’est pas le premier destinataire, il est toujours sous-entendu, impossible de lui échapper. Les hommes ‘agissent’ et les femmes ‘apparaissent’. Les femmes se voient étant vues. Les femmes ont l’habitude de se voir à travers les yeux d’un homme, réel ou non, parce que le spectateur idéal est toujours, implicitement, masculin. Ce dispositif reflète le rôle traditionnel de la femme dans les représentations artistiques, à la fois exhibée et regardée, passive, pour le plaisir du regard masculin Cette analyse ne vaut pas seulement pour les produits de la culture visuelle. C’est une expérience que vivent en permanence les femmes, même si elles en ont plus ou moins conscience.

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bourgpat 23 janvier 2015 - 15:18

Pour rappelle, une tournante se fait contre le consentement de l’intéressée.

Par contre, une femme qui participe à une orgie est en rien une salope ou inféodée à un homme comme vous le laissez entendre.

Pour ce qui est de la représentation, un viol implique un non consentement. Demander le consentement à un personnage de dessin est compliqué. Par contre si il y avait eut un scenario comme dans le hentai japonnais par exemple, alors oui il serait possible de voir la question du consentement.

Or nous somme sur une image fixe. On ne sait rien de ce qui précède ou de ce qui suit.

Il y a simplement face au phénomène des salles de garde, le même phenomene d’incompréhension que par rapport au naturisme. C’est pas parce que tu passe des vacance nus, que cela implique une sexualité débridée. Par contre cela permet de désexualiser le corps de l’autre.

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09 Aziza 24 janvier 2015 - 15:19

beaucoup d’hommes sont totalement incapables de s’identifier à une femme. ce qui donne les interventions comme celles de » bougpat »…Bien malheureusement pour eux, les hommes qui ont subi des sévices sexuels en prison, par exemple, eux comprennent de quoi on parle. Ils savent ce que c’est que d’avoir une intrusion dans son corps qu’on repousse de toutes ses forces. Imaginez que la fresque représente un viol collectif d’un homme par des hommes…quelles réactions, alors ? Je m’interroge….
Et selon ces messieurs, pour « décompresser », rien de tel que de bonnes images de violences sexuelles, ça détend un max!Puisque ce sont d’apprentis médecins, je leur conseille la déscription minutieuse des organes génitaux féminins après un viol, les déchirures de la vulve, voire du périnée,etc….pas très
érotique.Non, les femmes « n’aiment pas » se faire maltraiter et blesser. Pas plus qu’un homme n’aime se faire torturer. Ce qu’elles aiment, c’est faire l’amour, avec un homme ou une femme. est ce si difficile à comprendre pour quelqu’un qui a bac+6??????

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Lili 24 janvier 2015 - 19:01

« flo »
Si l’on s’en tient aux réactions sur internet, ici et ailleurs, l’émotion et le débat suscités par cette fresque me paraissent symptomatiques de la fracture qui existe entre les hommes et les femmes face à la notion de violence

Sans lier la réalité de ce que vous dites, les réactions que je vois sur internet l’émotion est surtout suscité par le fait que cette fresque existe depuis des années sans que personne n’ait rien dit et qu’elle a posé problème quand une ministre a été citée dessus, et que la dite ministre a fait enlever (sans passage par la justice) cette fresque. Ceci quelques jours après que des millions de français se soient solidarisés d’un journal qui use et abuse d’images de sexe, y compris d’agression sexuelles, parce que des gens choqués avaient recouru à la vengeance et à la justice. Bref, le parallélisme entre manif pour la liberté d’expression quasi-totale et cet effaçage de dessin exigé d’autorité par une ministre a choqué.

Permettez moi donc de m’interroger sur le fait que en effet, personne n’a jamais porté plainte contre ce dessin, avant qu’une ministre se sente personnellement attaquée. Il faut croire que sa nature sexiste a commencé lorsqu’une femme puissante a été -indirectement- visée (si ça avait moi, je pouvais protester longtemps sans que rien ne se passe). Par ailleurs nous sommes dans un état de droit alors j’aurais préféré que OLF porte plainte en bonne et due forme afin que ce dessin fasse l’objet d’une condamnation réelle au nom de la société française, et non d’un effaçage par abus de pouvoir par une ministre. La portée symbolique aurait été sans commune mesure…

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Lili 24 janvier 2015 - 19:03

désolée dans mon commentaire il faut évidemment lire « des personnes avaient recouru à la vengeance et NON à la justice.

Mes excuses

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Paula 24 janvier 2015 - 19:28

« 09 Aziza »
beaucoup d’hommes sont totalement incapables de s’identifier à une femme.

Bougpat fait allusion à la difficulté de travailler dans le milieu médical, d’y côtoyer des corps et de devoir garder la distance, d’y côtoyer la souffrance et la mort. Ma soeur, femme donc, travaille dans ce milieu, et en effet il y a des phases où objectiver les corps (celui des hommes, aussi), entre collègues, avec qui justement l’expérience commune dit la limite entre humour et réalité, permet de décompresser.

Je crois que je préfère savoir qu’elle dit et imagine les pires choses des corps -et du sexe- des hommes malades qu’elle voit toute la journée avec ses collègues dans son local de pause avant de rentrer à la maison plutôt que la voir faire cette décompression en regardant le corps de son conjoint…ou avec ses patients, pour de vrai, dans son temps de travail. Et je n’ai rien d’autre à lui proposer comme exutoire de ce qu’elle encaisse comme violence des souffrances et de la mort qui fait son quotidien. J’ai mis du temps à accepter cela mais elle a su m’expliquer…

La féminisation du métier de médecin ne va pas sans sexisme, mais va sans doute aussi rééquilibrer les blagues salaces entre propos dégradants pour les femmes… et les hommes. Mais l’humour de salles de garde ne disparaîtra pas, sans doute que les toubibs feront attention à ce que cela ne finisse pas sur FB, où le public peut le prendre au pied de la lettre, et ils auront raison. Et j’espère aussi que le respect des femmes réelles comme patientes s’améliorera, parce qu’en effet il y a du boulot.

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taranis 25 janvier 2015 - 12:35

Les « défenseurs » de la fresque de l’internat de Clermont-Ferrand déclarent, sans rire : « Elle ne représente pas un viol collectif, mais un rapport consenti ». C’est fou ce que ça ressemble à ce que disent les vrais violeurs… Pourtant ils l’on violement balancé l’image contre la Loi et sa Ministre. Personne n’aurait pensé à sodomiser un ministre homme (On n’est pas de ce bord !!)
Certains articles ou commentaires soulignent que pour les défenseurs de ces fresques, ce type de représentation est « naturel » : la proximité de la mort justifie que, depuis des lustres, les étudiants en médecine se « défoulent » ; s’élever contre ces manifestations c’est ne pas comprendre le caractère « historique » « cathartique » de l’ « art » des salles de garde.
L »esprit carabin » que brandissent les chantres de la pornographie des salles de gardes comme « art », n’est pas juste une manière de s’amuser, c’est la rémanence d’une mentalité archaïque, qui perdure aujourd’hui. Prétendre que ces « fresques » font partie de la coutume et servent de « catharsis » face à la peur de la mort ou de la maladie, c’est un peu court. D’ailleurs, à entendre certains de leurs défenseurs, il semble que ces fresques n’existent que dans les internats français, et cela explique que les médecins français soient les plus équilibrés au monde, sans doute. On se demande comment les étudiants en médecine se débrouillent pour « décompresser » dans d’autres pays… Une grande partie de ce corps médical enseignant se pose en parangon de vertu et tolère dans les lieux où les étudiants prennent leurs repas, leurs gardes et leurs cuites, une culture ouvertement sexiste, machiste et élitiste

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