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L’Italie débat sur la parité politique

par Arnaud Bihel

Montecitorio AulaDes parlementaires veulent inscrire des dispositions en faveur de la parité dans la nouvelle loi électorale actuellement en débat. Pas gagné.


 

Après avoir tourné (plus ou moins) la page Berlusconi, avoir élu en 2013 le Parlement le plus féminisé de son histoire et en disposant désormais d’un gouvernement paritaire, l’Italie peut-elle aller plus loin ? Elle le doit, insistent des élues, à l’heure où le Parlement discute du projet de réforme électoral, dit Italicum – un texte essentiel pour l’avenir de la politique italienne.

Le 7 mars, 90 parlementaires, toutes tendances confondues, ont adressé une lettre ouverte aux chefs de partis pour leur demander de s’engager pour la parité, parità di genere. Elles se disent « convaincues qu’il n’est pas possible d’adopter une nouvelle loi sans prévoir de règles impératives pour promouvoir la présence des femmes dans les institutions ».

Et à l’ouverture du débat sur l’Italicum, lundi 10 mars à la Chambre des députés (le vote est prévu le lendemain), elles étaient vêtues de blanc pour porter leurs revendications. Elles proposent divers amendements pour imposer des obligations de parité dans la loi électorale. Mais elles risquent de ne pas y parvenir. Le parti de Berlusconi en particulier, qui reste un acteur majeur, ne veut pas entendre parler de « quotas roses ».

Le premier ministre Matteo Renzi ne s’est pas exprimé sur ce sujet. Il est vrai qu’après l’annonce d’un gouvernement paritaire (16 ministres : 8 femmes, 8 hommes), la deuxième vague de nominations l’était beaucoup moins (9 femmes sur 44 secrétaires d’Etat).

 

Photo : « L’Aula », Chambre des députés italienne. Par Ffeeddee, via Wikimedia Commons

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