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L’UMP fait un petit pas vers la parité

par Arnaud Bihel

NKMLe futur bureau politique de la future ex-UMP sera composé à parité de femmes et d’hommes. Enfin, presque.

Mardi 14 avril, Nathalie Kosciusko-Morizet dévoilait les grandes lignes des futurs statuts de l’UMP (qu’il faudra appeler Les Républicains), élaborés depuis le début de l’année par une commission spéciale. « Plus de démocratie, plus de décentralisation, plus de modernité » : ce sont les trois principes mis en avant par la numéro 2 du parti. Et dans le détail, un des éléments de cette « modernité » sera la (presque) parité au sein du bureau politique. « Tout le monde est d’accord pour que le bureau politique soit paritaire », a souligné NKM.

Aujourd’hui les femmes représentent moins d’un tiers de la soixantaine de membres de cette instance dirigeante. Mais même si « tout le monde est d’accord » pour la parité, le prochain bureau politique comptera tout de même plus d’hommes que de femmes.

Car si une majorité de ses membres seront élus dans un scrutin de listes « chabada », composées en alternance d’hommes et de femmes, le bureau politique compte aussi des membres de droit (anciens Premiers ministres, anciens dirigeants du parti…), qui sont en grande majorité des hommes. « Il y a eu un débat assez surréaliste à l’issue duquel il a été décidé que les membres de droit n’avaient pas de sexe », a commenté NKM, citée par le JDD.

Une deuxième femme tête de liste aux régionales

Cela fait plusieurs mois que l’UMP se débat avec la parité. En 2012, comme en 2007, le parti n’a présenté que 25% de candidates aux élections législatives. Ce qui le prive de 4 millions de financement public par an. En juillet dernier, son secrétaire général par intérim, Luc Chatel, découvrait que la parité était une bonne idée, au moins pour éponger les dettes (L’UMP veut ouvrir le « chantier » de la parité… pour faire des économies).

Aujourd’hui déjà, selon ses statuts, l’UMP « favorise la parité entre les femmes et les hommes dans la vie du parti et l’accès aux responsabilités électives ». Mais elles ne sont que 3 à présider un Conseil départemental : Christine Bourquin dans le Doubs, Valérie Simonet dans la Creuse et Martine Vassal dans les Bouches du Rhône (Voir : Tout juste 10 présidentes de départements).

Et dans la perspective des élections régionales de décembre, pour 8 têtes de listes déjà nommées, l’UMP n’avait jusque là investi qu’une seule femme : Valérie Pécresse en Ile-de-France. Ce 15 avril, ouf, le parti vient d’en adouber une seconde : Virginie Calmels devrait conduire la liste en Aquitaine. Sans doute la région la plus difficile à conquérir pour la droite.

Photo © UMP. Nathalie Koscisuko-Morizet le 14 avril 2015

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