Accueil Eco & SocialEnvironnement Le GIEC martèle les « risques » du réchauffement climatique

Le GIEC martèle les « risques » du réchauffement climatique

par Arnaud Bihel

CimatVarsovieDans leur nouveau rapport, les experts mondiaux sur le climat tirent le signal d’alarme plus fort que jamais. En insistant particulièrement sur les conséquences du réchauffement sur la pauvreté, partout dans le monde.


 

Le nouveau document publié lundi 31 mars par le GIEC, le groupe international d’experts sur le climat, se montre plus alarmiste que jamais.

Ce deuxième volet du cinquième rapport du GIEC, titré « Impact, adaptation et vulnérabilité », résulte de l’étude de douze mille publications scientifiques. Les expert y soulignent que le changement climatique a déjà des conséquences significatives sur l’ensemble de la planète, et sur l’humanité dans son ensemble. Et que la situation risque de s’aggraver dans le prochaines décennies.

L’impact négatif du réchauffement sur les cultures et les ressources en eau accroît le risque de pauvreté et de chocs économiques, avertissent les experts. Comme le relève l’agence Associated Press, le terme « risque » apparaît plus de 5 fois par page sur ce document, qui souligne notamment :

« Au cours du 21ème Siècle, il est probable que les impacts du changement climatique ralentissent la croissance économique, rendent plus difficile la réduction de la pauvreté, érode davantage la sécurité alimentaire ». De quoi « exacerber la pauvreté dans la plupart des pays en développement et créer de nouvelles poches de pauvreté dans les pays aux inégalités grandissantes, à la fois dans les pays développés et en développement ».

Paris 2015 en ligne de mire

« Ce rapport, c’est l’histoire de deux futurs », commente dans un communiqué la responsable de l’ONU pour le climat, Christina Figueres. « L’une parlant d’inaction et de dégradation de notre environnement, de nos économies et de nos constructions sociales. L’autre, de l’occasion à saisir pour prendre en main les risques liées au changement climatique ».

Pour la responsable de l’ONU sur le climat « un effort global plus important encore est nécessaire » pour tenter de limiter au maximum l’impact du réchauffement climatique.

Une grande partie de cet effort se jouera à Paris, qui accueillera fin 2015 la 21ème Conférence internationale sur le climat, COP21. Alors que les précédentes éditions n’ont pas fourni de progrès significatifs, ce sera l’ultime occasion pour les responsables mondiaux de fixer des objectifs précis de réduction de gaz à effet de serre, mais aussi de mesures de soutien aux pays les plus pauvres – qui sont aussi les plus touchés par le réchauffement.

Dès le mois d’avril, le GIEC publiera un nouveau volet de son 5ème rapport, consacré précisément aux réductions d’émissions. Et à l’automne il présentera le dernier volet, un ensemble de préconisations aux décisionnaires « qui aideront à mettre en place l’architecture et le contenu de l’accord de 2015 ».

Dans l’après-midi, le ministre français de l’Écologie, Philippe Martin, s’est fendu de ce commentaire sur Twitter : « Il faut lutter, s’adapter et apprendre à gérer les risques liés au changement climatique ».

GIECMartin

Plus tôt dans la journée, l’ancienne ministre Corinne Lepage appelait à l’action.

GIECLepage

Pas sûr qu’en ce lendemain d’élection municipales, et ses autres « conséquences gravissimes » plus directes pour sa majorité, François Hollande relève le clin d’oeil…

 

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Photo : des représentants des ONG à la COP19 à Varsovie, en novembre 2013, par UNclimatechange

 

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