Le saut à ski féminin, enfin olympique

par Arnaud Bihel

La discipline « n’est pas appropriée pour les femmes », estimait encore en 2005 le président de la Fédération internationale de ski.


Ce mardi 11 février à Sotchi, le saut à ski féminin fait pour la première fois son entrée aux Jeux Olympiques d’hiver… 90 ans après l’entrée de l’épreuve masculine aux premiers JO d’hiver à Chamonix. Le saut à ski était la dernière discipline des JO d’hiver à être fermée aux femmes, comme l’était la boxe pour les JO d’été jusqu’à ceux de 2012. Et comme pour la boxe cela reste une ouverture a minima : l’épreuve est limitée au petit tremplin, quand les hommes sautent aussi sur grand tremplin et par équipe.

Pourquoi cette longue ségrégation ? Il a longtemps été évoqué que « cette pratique faisait peser des risques sur la santé et la fertilité des femmes. Une sombre histoire de pression sur l’utérus… Heureusement, on a établi depuis que cet argument ne survit pas à une analyse médicale sérieuse », note le magazine Cheek. Mais ce n’est pas encore évident pour tout le monde…

Le magazine U.S. Mother Jones rappelle cette sortie de Gian-Franco Kasper, président de la Fédération internationale de ski et membre du CIO (Comité international olympique). Il estimait encore en 2005 que le saut à ski « n’est pas approprié pour les femmes d’un point de vue médical ».

Mother Jones rappelle également cette sortie, pas plus tard que le mois dernier, de l’entraîneur de l’équipe russe masculine de saut à ski, Alexander Arefyev : « Si j’avais une fille, je ne la laisserais pas sauter – c’est trop dur… les femmes sont faites pour autre chose : élever des enfants, s’occuper de la maison… »

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