Les 5 BD féministes pour les fêtes 

par Clara Authiat

À la recherche d’un cadeau féministe à offrir ou à se faire offrir ? Voici une sélection de cinq BD sorties en 2022 qui vous feront rire, pleurer et surtout réfléchir… il y en a pour tous les goûts !

Une place d’Eva Kirilof (scénario) et Mathilde Lemiesle (dessin)

Dans Une Place, Eva Kirilof (autrice de la newsletter La Superbe) plonge dans l’Histoire picturale occidentale du XVIe au XXe siècle pour réhabiliter de nombreuses figures de femmes-artistes. Car, contrairement à ce que l’on croit trop souvent en matière artistique, les femmes ne se sont pas contentées d’être des muses. Eva Kirilof déconstruit l’idée selon laquelle la femme-artiste relève de l’exception. Une réflexion passionnante, joliment illustrée par Mathilde Lemiesle (animatrice du compte Instagram féministe Mes presques riens). Une belle découverte ! Éd Les Insolentes, 352 p., 29,95€

Ébourriffant.e.s d’Adeline Rapon (scénario) et Emilie Gleason (dessin)

Bienvenue en 2061, dans une société futuriste où le poil (évidemment féminin) est célébré ! Il n’est plus caché, honteux ou considéré comme sale. Les trois héroïnes, imaginées par Adeline Rapon et la dessinatrice Emilie Gleason, sont esthéticiennes à « Fau’Tif Hair ». Mais, nuance, elles ne sont pas là pour tondre ou arracher comme on le fait aujourd’hui. Bien au contraire. Leur boulot : sublimer le poil. Une utopie ? Surtout une BD hilarante, étonnante et détonante qui coupe l’herbe sous le pied à de vieilles injonctions patriarcales qui ont encore la peau dure en 2022. Éd Le Nouvel Attila. 144 p., 13€

Soixante printemps en hiver de Ingrid Chabbert (scénario) et Aimée De Jongh (dessin)

Mieux vaut tard que jamais. Le jour de ses soixante ans, Josy décide de tout plaquer : son rôle d’épouse, de mère, de grand-mère. Elle embarque à bord de son vieux van Volkswagen. Souffle alors un vent de liberté pour Josy… mais ce n’est pas sans freins. Culpabilisation, stigmatisation et incompréhension sociale : sa famille ne lui épargne rien ! Pourtant, grâce à ses amies du « Club des Vilaines Libérées », Josy tient bon et explore ses désirs endormis. Un road trip initiatique féministe réjouissant et sans date de péremption ! Éd Dupuis. 120 p., 23€

Adieu triste amour de Mirion Malle

Cléo est en couple avec Charles, deux Français expatriés à Montréal. Elle est autrice de bande dessinée et lors d’un festival d’Angoulême, elle rencontre une ex-camarade de classe de son compagnon. Mais à son retour, lorsqu’elle rapporte cette rencontre, Charles se met en colère, part en vrille, révélant ainsi une facette jusqu’alors inconnue. Pourquoi une telle réaction ? Que s’est-il réellement passé entre eux ? Le doute envahit Cléo. Un doute  tenace, collant mais qui va transformer sa vie… Mirion Malle signe à nouveau une BD engagée mais surtout une belle histoire.  Éd La Ville Brûle, 212 p., 20€

Super Cyprine de Tess Kinski

ll fallait oser ! Une super-héroïne qui met à mal le patriarcat grâce aux pouvoirs de sa cyprine corrosive… Grâce à ce liquide, sécrété à l’entrée du vagin, Cypri (l’héroïne de cette BD) repousse les harceleurs et prend sa revanche sur le sexisme. Il faut dire qu’en tant que barmaid d’un cabaret queer au cœur de Pigalle, Cypri est confrontée quotidiennement aux violences patriarcales. Un beau récit d’empouvoirement ! Éd Massot, 144 p., 19,50€

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