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Les femmes, premières victimes d’Ebola

par Arnaud Bihel

C’est d’abord parce qu’elles sont en première ligne pour fournir les soins.


 

L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, qui a déjà fait près de 2000 morts, frappe en grande majorité des femmes. C’est ce que souligne mercredi 3 septembre ONU Femmes, qui appelle à des programmes de prévention et de lutte ciblés.

Selon les autorités au Libéria, les femmes représentent près des trois quarts des personnes infectées ou tuées par Ebola. En Sierra Leone près de 6 victimes du virus sur 10 sont des femmes, selon des sources des Nations Unies.

ONU Femmes avance une double raison à cette situation, que relevait déjà l’Unicef fin juillet : Ebola se propage par les fluides corporels, le personnel médical est donc confronté à un risque accru de contracter le virus. Or, les femmes sont en première ligne pour fournir des soins. En outre, certaines pratiques traditionnelles et les rituels habituellement effectués par les femmes sur le défunt peuvent accroître le risque de transmission.

C’est aussi ce qu’expliquait Julia Duncan-Cassell la ministre de l’égalité des sexes et du développement du Libéria, le 14 août au Washington Post.

« Pourtant, en dépit de ces preuves que les femmes sont particulièrement à risque, il n’y a pas d’informations et de services de proximité ciblant spécifiquement les femmes. Toute plan de lutte contre le virus Ebola devrait répondre aux besoins des femmes et exploiter leur rôle en tant que soignantes et leaders communautaires », note ONU Femmes.

 

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