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Les Pakistanaises font médecine

par De profundis

Les femmes dans l’actualité internationale. Tous les jeudis, une revue de presse signée Anne Collet, ancienne journaliste à Courrier International et Slate Afrique.


Au Pakistan, médecine au féminin

Dans un pays, le Pakistan, plus connu pour les crimes d’honneur et le taux très élevé d’illettrisme chez les femmes, le quotidien Dawn souligne que ces dernières représentent pourtant l’immense majorité des étudiants en médecine du pays. Un changement progressif a été observé depuis 1991, date à laquelle les quotas favorisant les hommes ont été levés. Il reste pour les femmes cependant bien des obstacles à surmonter pour s’imposer dans le métier. De nombreuses diplômées ne pratiqueront jamais la médecine à cause essentiellement de la pression familiale et sociétale qui les force à se marier et à arrêter de travailler.

 

Les femmes décidément mal vues dans les labos américains

Des chercheurs de l’université d’État de l’Ohio ont publié une étude sur les mérites comparés des scientifiques hommes et femmes, sur laquelle se penche The Huffington Post. Elle montre que les scientifiques eux-mêmes, et elles-mêmes, perçoivent les articles écrits par les hommes comme de meilleure qualité. Les personnes employées dans les laboratoires préfèrent en outre collaborer avec des hommes plutôt que des femmes.

Une autre étude récente observait que dans les labos « les recruteurs, hommes comme femmes, ont jugé qu’une étudiante est moins compétente, et moins susceptible d’être embauchée, qu’un étudiant au CV identique. »

 

Geena Davis et les personnages féminins à l’écran

De passage à Berne où elle participait à une rencontre bilatérale à l’ambassade américaine en Suisse, l’inoubliable interprète du film Thelma & Louise, Geena Davis a raconté au quotidien suisse Le Temps son engagement pour « une meilleure représentation des personnages de sexe féminin dans l’industrie du divertissement ». Partant du constat qu’il y a très peu de personnages féminins dans les fictions au cinéma et à la télévision, elle a créé il y a dix ans le Geena Davis Institute on Gender in Media qui tient à jour des statistiques. Depuis 1946, il semblerait que la proportion de personnages féminins est resté quasiment le même.

 

Vers un assouplissement de la loi sur l’avortement en Irlande ?

Fin 2012 à Galway, des médecins avaient refusé de pratiquer une interruption de grossesse sur une jeune femme qui est décédée suite à ce refus. Depuis le débat fait rage en Irlande entre pro et anti avortement. La législation sur l’avortement y est la plus sévère d’Europe après Malte ; la Constitution irlandaise stipule en effet qu’il est illégal sauf quand la vie de la mère est menacée. Le décès de la jeune femme a fait tant de bruit que le gouvernement souhaite assouplir cette disposition en l’élargissant à la santé de la mère. Un projet de loi est à l’étude et devrait être proposé au Parlement en juillet prochain, annonce The Irish Times.

 

« Le 21ème siècle appartient au Africaines »

C’est du moins ce que pense l’épouse de l’ancien Premier ministre britannique, Cherie Blair. Venue le 15 avril à Abuja, la capitale du Nigeria, pour participer à un séminaire sur l’équité dans la finance, elle en a profité pour faire l’éloge des femmes africaines et saluer le rôle crucial qu’elles jouent dans le développement du continent, rapporte le quotidien de Lagos Vanguard.

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1 commenter

09 Aziza 13 mai 2013 - 17:16

Ma grand tante, née en 1889, a été une des premières femmes médecins. j’ai eu le temps de la connaître(je suis sexagénaire), et elle m’a raconté les moqueries et les sarcasmes de ses camarades masculins, jusqu’à ce qu’elle force le respect, et qu’on la traite….comme un homme. Elle m’a raconté comment elle se cramponnait à la table en salle de dissection parce qu’on guettait le moment où elle s’évanouirait. Ce moment ne vint pas.Sa famille l’a engagée à devenir pédiatre. Elle aurait plutôt souhaité faire de la chirurgie.Devant opérer d’urgence une enfant atteinte de péritonite pendant la guerre, car elle était le seul médecin présent dans son village de Normandie, elle s’en est trés bien sortie…
J’ai conservé son journal. Elle y écrit comment ses (rares) compagnes qui se mariaient, même avec des médecins, étaient forcées par ceux çi d’abandonner leur carrière. Elle même ne se maria jamais.
Le choix était trop douloureux. Elle s’appelait le docteur Marthe Blavette

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