Accueil Culture Les prix littéraires 2013 presque paritaires

Les prix littéraires 2013 presque paritaires

par Arnaud Bihel

Sur 10 grands prix, 4 ont été décernés à des auteures.


 

Anne Brigaudeau, journaliste à FranceTVinfo, dresse le bilan genré de la saison littéraire 2013 : « sur dix grands prix littéraires, quatre ont été décernés à des femmes (le Femina à Leonora Miano pour La saison de l’ombre, le Médicis à Marie Darrieussecq pour Il faut beaucoup aimer les hommes, le prix de Flore à Monica Sabolo pour Tout cela n’a rien à voir avec moi, et l’Interallié à Nelly Alard pour Moment d’un couple). »

Déjà en 2012 deux prestigieux prix, le Renaudot et le Médicis, avaient été décernés à des écrivaines.

Anne Brigaudeau souligne que cette année « le coup de théâtre est venu du prix Interallié à jury exclusivement mâle. « Il y avait plus de vingt ans que le prix Interallié n’était pas allé à une femme », a souligné la ministre de la Culture Aurélie Filippetti. »

Les prix les plus vendeurs – Goncourt et Renaudot (particulièrement masculins) et Goncourt des Lycéens (qui consacre souvent des femmes) – reviennent toutefois à des hommes. Un peu plus d’un tiers (36%) des romans de la rentrée littéraire étaient signés par des femmes.

 

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4 commentaires

Roinel Nicole 27 novembre 2013 - 23:13

« Prix littéraires 2013 : 4 prix sur dix attribués à des femmes »
Seule réflexion, compter le nombre de femmes écrivaines !
Pas une seule pensée critique à propos du Renaudot Essai 2013 attribué à Gabriel Matzneff, pédophile notoire, qui l’écrit, et le proclame. M. Matzneff aime la chair fraîche, femelle et mâle, peu importe, seul l’âge compte !
Gabriel Matzneff, un écrivain qualifié de « sulfureux », « nihiliste » par les bobos intellos qui ont les moyens d’habiter le 6° arrondissement. Un écrivain qui se vante d’aimer les petites filles, pas plus de 16 ans les petites filles, et les jeunes garçons, mais pas plus de 17 ans les petits garçons. Un écrivain qui se vante d’aller chercher des petits garçons là où il y en a à vendre, petits garçons qu’il fait « bénéficier », je cite, de son savoir-faire. Quelle chance pour eux ! Monsieur Matzneff aime les personnes des deux sexes, à la condition exclusive qu’ils soient jeunes. Evidemment, plus vieux, ils et elles risqueraient de réaliser que M. Matzneff n’est qu’un gros dégueulasse.
Qu’est-ce qui fait la différence entre un gros dégueulasse et un intello, lorsque les deux aiment la chair fraîche des deux sexes? Le quartier de Paris où il vit ? Son compte en banque ? Ses relations ? Ses voyages ?
Pendant ce temps, vous, journaliste, vous comptez les femmes écrivaines qui ont eu des prix littéraires. 4 sur 10, voilà un joli cru 2013.
Certaines âmes charitables veulent contrôler les Français jusque dans leur braguette en pénalisant les clients des prostituées.Et vous, vous décomptez combien de prix littéraires vont à des dames, surtout sans vous poser d’autres questions. Comme je vous l’avais déjà écrit au moment où vous célébriez la Légion d’Honneur de Lilian Thuram qui a bénéficié d’un rappel à la Loi pour voies de fait contre sa célèbre ex-compagne, vous savez bien soigneusement regarder ailleurs en vous bouchant le nez quand cela sent trop mauvais.

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Prune 30 novembre 2013 - 18:02

« Roinel Nicole »
Certaines âmes charitables veulent contrôler les Français jusque dans leur braguette en pénalisant les clients des prostituées.Et vous, vous décomptez combien de prix littéraires vont à des dames, surtout sans vous poser d’autres questions.

Il me semble que de dénoncer une injustice ne retire rien aux autres. J’ai personnellement signé la pétition pour que soit retiré à Matzneff sont prix littéraire en récompense de sa pédophilie proclamée.

Je suis tout de même contente que soit noté AUSSI qu’une fois encore les femmes sont discriminées en littérature comme ailleurs. Il est très important de compter le nombre de femmes par rapport aux hommes.

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dmadone 2 décembre 2013 - 12:12

Qu’il n’y a pas que Matzneff… l’ancien ministre de la culture a tout de même protégé un jeune qui a violé une jeune femme et il justifiait ses « rencontres en Asie » par une grande solitude…
Bravo Nicole… vous êtes une des rares, comme moi, à noter que les médias se taisent quand ça pue trop (Thuram, Ono-dit-biot…)

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Roinel Nicole 3 décembre 2013 - 08:29

Et à bas la pensée unique des donneurs et donneuses de leçon qui respectent le fric et la position sociale

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