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Mondial de Handball : quelles chances pour les Françaises ?

par Marina Fabre
Equipe de France féminine de handball, JO 2012, Wikipedia

Equipe de France féminine de handball, JO 2012, Wikipedia

« La France peut terminer dans le top 5 ». L’ancienne championne du monde Valérie Nicolas livre ses impressions aux Nouvelles NEWS, à la veille de l’ouverture du mondial féminin de handball au Danemark.


 

Dimanche 14 décembre 2003. A 30 secondes de la fin du temps réglementaire, la Hongrie mène 28 à 27 contre la France. Mais grâce à un pénalty de Leila Lejeune qui obtient les prolongations, la situation s’inverse, les handballeuses françaises sont sacrées championnes du monde.

Depuis, aucun titre. Les handballeuses restent dans l’ombre de leurs homologues masculins qui collectionnent les sacres. Quelques sursauts, en 2011 notamment, avec une belle médaille d’argent. L’année dernière, c’est en quart de finale que les Bleues se sont arrêtées à l’Euro. Mais elles espèrent encore se hisser sur le podium mondial cette année. La motivation y est, reste à concrétiser.

Dès le premier jour, samedi 5 décembre, la France débutera le championnat du monde contre l’Allemagne. Une perspective à l’issue jugée favorable par Valérie Nicolas, ancienne gardienne et championne du monde en 2003 : « Je pense que la France va battre l’Allemagne ». Mais la France, placée dans le groupe C par le tirage au sort, devra ensuite faire face au Brésil, les tenantes du titre, à l’Argentine qu’elles n’ont encore jamais affrontées, à la Corée du Sud, championne d’Asie, et au Congo. Pour se qualifier en huitième de finale, la France devra se positionner devant les deux derniers du groupe. C’est à sa portée, mais la suite ne sera pas aisée. Le groupe D dont elle devra affronter une représentante en cas de qualification comprend quatre équipes redoutables : la Norvège, l’Espagne, la Roumanie et la Russie.

« Croire en nos chances »

Les Françaises « croient en leurs chances ». C’est d’ailleurs le slogan qu’elles ont choisi pour ce mondial. Et quelques signes les encouragent, notamment leur victoire 29-27 contre la Roumanie jeudi dernier en match préparatoire. « Leurs atouts ? Défense et gardiennes », répond du tac au tac Valérie Nicolas. Les défauts : « Le rôle du banc aura son importance. Si les remplaçantes ne sont pas à la hauteur, le 7 de base ne pourra pas tenir les 9 matches », avertit la consultante. Surtout que l’entraîneur des Bleues, Alain Portes, a finalement décidé de sélectionner une de ses joueuses les plus expérimentées, Camille Ayglon, malgré une blessure au dos dont elle ne s’est pas encore totalement remise. Il a également misé sur le renouveau avec 5 joueuses qui n’ont encore jamais joué de compétition de cette envergure. Risqué ? « L’avenir nous le dira, c’est dur de se positionner aujourd’hui. Mais personnellement je ne pense pas », avance Valérie Nicolas.

Les pronostics de l’ancienne joueuse sont assez mitigés. « Je pense que c’est très ouvert pour l’instant. Il faudra regarder les premiers matches pour voir les équipes qui sont en forme. Difficile de faire des pronostics à ce jour. La France peut terminer dans le top 5 », estime-t-elle. En tout cas Valérie Nicolas en est sûre, « elles ont les moyens de concrétiser », mais « comme une poignée d’autres équipes ».

L’enjeu du mondial est de taille. Le vainqueur du championnat sera d’office qualifié pour les Jeux Olympique de 2016 à Rio. En cas de défaite, si les Bleues arrivent à bien se positionner – de la deuxième à la septième place -, elles pourront participer à un Tournoi de qualifications pour les JO en mars prochain.

Le championnat sera cette année couvert par la chaîne qatarie payante Bein Sports. Mais France Télévisions pourrait, comme à son habitude, diffuser la demi-finale et la finale si les Bleues arrivent à se hisser à ce niveau.

 

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