
Médaille du Prix Nobel de la Paix de Rigoberta Menchú (1992), au Museo del Templo Mayor de México. Par ProtoplasmaKid [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons
Le prix Nobel de la Paix 2015 est décerné au Quartet du dialogue national tunisien. Un hommage à l’implication de la société civile dans la construction d’une démocratie respectueuse des droits humains. Et « un encouragement pour le peuple tunisien ».
Le prix Nobel de la paix 2015 a été décerné vendredi 9 octobre au Quartet du dialogue national tunisien “pour sa contribution décisive à la contruction d’une démocratie pluraliste en Tunisie à la suite de la Révolution de Jasmin de 2011”.
Avec ce prix, le Comité Nobel salue une “transition démocratique” qui s’est appuyée sur “une société civile dynamique, réclamant le respect des droits humains fondamentaux”.
Le Quartet a été formé à l’été 2013 “alors que le processus de démocratisation était en danger”, souligne le Comité Nobel. “Il a mis en place un processus politique alternatif et pacifique alors que le pays risquait une guerre civile” et a permis “d’établir un système de gouvernement constitutionnel garantissant les droits fondamentaux à l’ensemble de la population, sans considération de sexe ou de conviction politique ou religieuse”.
Le Quartet est composé de quatre organisations de la société civile : l’UGTT, Union Générale Tunisienne du Travail ; l’UTICA, Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat ; la LTDH, La Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme ; et l’Ordre National des Avocats de Tunisie.
Le Comité Nobel précise que cette distinction est aussi, “avant tout (…) un encouragement pour le peuple tunisien”. Le Comité “espère que que ce prix contribuera à protéger la démocratie en Tunisie et inspirera tous ceux qui cherchent à promouvoir la paix au Moyen Orient, en Afrique et dans le reste du monde”.
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C’est la 26ème fois que le Nobel de la paix est décerné à une organisation, sur 129 lauréats. Et 16 femmes l’ont reçu, dont 4 ces cinq dernières années. Malala Yousafzai en 2014, avec Kailash Sathyarthi, « pour leur lutte contre l’exploitation des enfants et des jeunes et pour le droit des enfants à l’éducation ». Et un trio en 2011 : la présidente du Libéria Ellen Johnson-Sirleaf, sa compatriote Leymah Gbowee et la Yéménite Tawakel Karman « pour leur lutte non violente pour la sécurité et le droit des femmes à participer pleinement à la construction de la paix ». |
