Accueil Eco & SocialEnvironnement Vidéo – Les Amis de la Terre : non aux mécanismes de flexibilité

Vidéo – Les Amis de la Terre : non aux mécanismes de flexibilité

par Arnaud Bihel

Qu’est-ce que les ONG espèrent de la conférence de Copenhague sur le changement climatique ? Après Greenpeace, rencontre avec les Amis de la Terre. Pour l’association, les négociations devront se poursuivre après décembre pour obtenir un accord réellement efficace contre le réchauffement climatique.


 

Le combat des Amis de la Terre porte en bonne partie sur des aspects des négociations souvent obscurs : le marché du carbone et les mécanismes de flexibilité. Des principes que l’association ne veut pas voir intégrés à un accord. 

Décryptage avec Cyrielle Den Hartigh, chargée des changements climatiques pour les Amis de la Terre.

Enjeux écologiques et rapports Nord/Sud, économiques et sociétaux : ce sont deux principales thématiques d’action des Amis de la Terre. Membre du Réseau Action Climat, l’association suit donc de près les négociations de Copenhague. Et, à l’image des autres ONG, fixe deux priorités pour un bon accord sur le climat : que les pays riches réduisent de 40% leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 ; qu’ils financent fortement le développement propre des pays du sud, sous le contrôle de l’ONU. Malgré les récents petits pas en avant des dirigeants, on est loin du compte sur ces deux aspects, estime Cyrielle Den Hartigh. Elle l’affirme : ce n’est pas dès Copenhague qu’on pourra obtenir un bon accord. Un deuxième temps de débat sera nécessaire :

 

L’attention, à l’approche de Copenhague, se porte surtout sur des chiffres relativement simples : les objectifs de réduction de gaz à effet de serre. Mais c’est oublier un des aspects essentiels au coeur des négociations : les mécanismes de flexibilité et de marché carbone, des mécanismes mis en oeuvre pour compenser les émissions de CO2. Quelle doit être leur place au sein d’un accord ? Les Amis de la Terre refusent que ces techniques de compensation entrent en compte dans les calculs de réductions d’émissions, comme cela risque pourtant d’être le cas.

 

Premier point : le marché du carbone. Donner un prix à la tonne de CO2, et payer pour ses émissions. Fausse bonne idée, juge Cyrielle Den Hartigh :

Deuxième point : les mécanismes de flexibilité. Il s’agit du financement, par des Etats ou des entreprises (en général, dans les pays du Nord), de projets de réductions d’émission de gaz à effet de serre (en général, dans les pays du Sud) pour compenser leurs propres émissions polluantes. Là encore, chez les Amis de la Terre, les critiques sont nombreuses :

 

A l’approche de la conférence de Copenhague, les ONG poursuivent leur mobilisation pour faire entendre leurs revendications. La dernière avant le rendez-vous danois, ce sera samedi 5 décembre, une journée internationale du climat. Vous trouverez tous les rendez-vous en France sur dubruitpourleclimat.org

 

Pour aller plus loin :

Sur Les Nouvelles NEWS : Les institutions financières internationales financent le CO2

Copenhague et le changement climatique sur climaturgie.info

 

 

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