Accueil Eco & SocialEnvironnement Contre les pesticides tueurs d’abeilles, les États-Unis aussi ?

Contre les pesticides tueurs d’abeilles, les États-Unis aussi ?

par Arnaud Bihel
Abeille2

Par Andrés Nieto Porras sur Flickr

Dans la lignée de l’interdiction décidée par l’Union européenne, des élus U.S. veulent s’en prendre à certains pesticides pour éviter la disparition des abeilles.


 

Après l’Union européenne qui a voté leur interdiction fin avril, les États-Unis pourraient à leur tour légiférer contre les pesticides tueurs d’abeilles. Les molécules de la famille des néonicotinoïdes, présents dans certains pesticides, font en effet des ravages chez les pollinisatrices : « La moitié des colonies en France a déjà été décimée depuis la mise sur le marché de ces produits » déclarait en février Olivier Belval, président de l’Union nationale de l’apiculture française. Selon une étude du gouvernement des États-Unis, ce sont 45% des abeilles américaines qui auraient disparu durant l’hiver dernier.

Pour lutter contre ce phénomène, deux Démocrates de la Chambre des représentants des États-Unis ont présenté le 16 juillet une proposition de loi interdisant les néonicotinoïdes. En Europe l’interdiction entrera en vigueur le 1er décembre pour une durée de deux ans ; elle ne concernera en outre que certaines cultures, celles qui sont le plus au contact des abeilles.

Un enjeu essentiel

La disparition des les abeilles ne concerne pas leur seule espèce : sans elles c’est l’agriculture qui s’effondre. Selon Scott Hoffman Black, directeur exécutif de la Xerxes Society pour la préservation des invertébrés, le maïs et le blé qui ne dépendent pas de la pollinisation pourraient survivre, mais les cultures de fruits et légumes seraient en grave danger. On estime que la reproduction de 80% des espèces végétales dépend des abeilles.

Supprimer les néonicotinoïdes risque cependant de ne pas suffire, car les causes semblent multiples : on a ainsi accusé successivement le frelon asiatique, les téléphones portables ou d’autres pesticides comme le Gaucho et le Régent. L’effet de leurs interdictions, respectivement en 1999 et 2004, est toujours contestée.

 

A VOUS DE JOUER

o Vous appréciez nos articles ?
o Vous voulez partager l’information pour que tout le monde ouvre les yeux sur l’inégalité des sexes ?
o Vous considérez que l’égalité dans les médias est la mère de toutes les batailles pour l’égalité ?
o Vous savez qu’un journal indépendant et de qualité doit employer des journalistes professionnels ?
Si vous avez répondu oui à une de ces quatre questions, faites un don pour financer l’information. Ce don est défiscalisé à 66 %. (Un don de 50 € vous coûte en réalité 17 €)

JE FAIS UN DON

Laisser un commentaire