Selon l’OMS près de 7 millions décès prématurés dans le monde en 2012 était dus à la pollution de l’air. L’Agence européenne pour l’environnement relève de son côté des émissions de polluants supérieurs aux plafonds réglementaires.
C’est un chiffre qui fait la une des médias ce mardi : selon l’Organisation mondiale de la santé, près de 7 millions décès prématurés dans le monde en 2012 était dus à la pollution de l’air.
Et c’est l’air intérieur vicié, plus que l’air extérieur pollué, qui tue. Et en majorité dans les pays pauvres :« les femmes et les enfants pauvres paient un lourd tribut (…) car ils passent plus de temps à la maison à respirer les fumées et la suie que dégagent les fourneaux à bois ou à charbon mal ventilés », souligne Flavia Bustreo, Sous-Directrice générale de l’OMS chargé de la santé de la famille, de la femme et de l’enfant.
La veille un autre rapport, publié par l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) épinglait plusieurs pays européens, dont la France, pour n’avoir pas respecté les plafonds réglementaires d’émissions d’oxydes d’azote (Nox). Selon une directive adoptée en 2001, un taux limite d’émissions devait être atteint en 2010. La France dépassait encore le plafond de 33% cette année-là. Et malgré des progrès, ses émissions étaient encore en 2012 à 21% au-dessus du plafond.
La faute, surtout, à la voiture, selon l’AEE : les émissions d’oxydes d’azote sont principalement dues (pour 40%) à la circulation automobile « et les réductions dans ce secteur, au cours des deux dernières décennies, n’ont pas été aussi importantes que prévu ».
