Accueil SagaInitiatives Prise de parole : le cercle vertueux de la mixité

Prise de parole : le cercle vertueux de la mixité

par Arnaud Bihel

Une solution pour éviter les plateaux aux intervenants 100% masculins. Quand des tables rondes sont organisées par des comités mixtes, celles-ci sont bien plus féminisées.


 

Pour qu’une conférence donne la parole à des femmes, mieux vaut qu’une femme participe à son organisation. Des chercheurs états-uniens ont mis en évidence ce principe, au moins dans le domaine scientifique, dans une étude dévoilée le 7 janvier.

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Ils ont analysé les panels des tables rondes lors de trois grandes conférences de la Société Américaine de Microbiologie, entre 2011 et 2013, ce qui représente près de 2 000 intervenants.

104 équipes d’organisation de ces tables rondes étaient exclusivement masculines, 112 comprenaient au moins une femme.

Les tables rondes organisées par des équipes masculines comptaient en moyenne 25% d’intervenantes, et 30% d’entre elles ne comptaient que des hommes. Du côté de celles organisées par des équipes mixtes, 43% de femmes ont pris la parole et seules 9% ne comptaient pas de femmes.

« Effet boule de neige »

Donner plus de places aux femmes dans l’organisation des conférences et autres symposiums, c’est donc une façon de briser le plafond de verre dans les carrières scientifiques, souligne le professeur Arturo Casadevall, qui a conduit l’étude. « Être invité à participer est un facteur extrêmement important pour l’avancement de carrière. C’est un effet boule de neige : si vous prenez la parole, vos travaux sont reconnus, et vous avez plus de chances de créer un réseau, de voir vos travaux financés, et d’être à nouveau invité à parler. »

Cette étude concerne le champ scientifique – et la Société Américaine de Microbiologie a promis de tenir compte de ces résultats – mais Arturo Casadevall « espère que des personnes dans d’autre domaines vont s’intéresser à cette question, et s’ils rencontrent des disparités similaires vont commencer à se demander comment les corriger ».

Un an plus tôt, la journaliste du magazine US The Atlantic Rebecca J. Rosen adressait aux hommes qui se sentent concernés par la sous-représentation des voix des femmes dans les conférences scientifiques ou technologiques une « suggestion toute simple » : le boycott. « Refusez de parler depuis des scènes exclusivement masculines. Dites non. » (Voir : Messieurs, boycottez les plateaux 100% masculins !)

 

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