Accueil International Revue de presse internationale, 11 juillet

Revue de presse internationale, 11 juillet

par vincimoz

Première « Jirga » féminine ; Golfs machos en Écosse ; Le nom du mari recule ; Ivoiriennes trop noires discriminées… la revue de presse internationale d’Anne Collet.


 

 

Des Pakistanaises s’en prennent aux ‘jirgas’ mâles

Au Pakistan, dans la vallée de Swat, l’influence des ‘Jirgas’ – des conseils tribaux composés exclusivement d’hommes – est puissante. L’an dernier, après le meurtre à l’acide d’une jeune femme par son mari, les pouvoirs publics officiels n’ont pas réagi, tandis que la Jirga décidait d’arranger un mariage de compensation. C’est en s’adressant à une Jirga de femmes, la seule qui existe dans le pays, que la mère de la victime a pu porter l’affaire en justice. « Nous en avons assez de ces Jirgas exclusivement masculines, qui ne décident qu’en faveur des hommes et sacrifient les femmes », explique à l’AFP la responsable de ce premier conseil féminin, Tabbassum Adnan, 35 ans, qui dit avoir déjà permis à plusieurs femmes de défendre leurs droits.

 

La honte de l’Écosse ? des clubs de golfs exclusivement masculins

Muirfield est une institution en Écosse : il s’agit d’un club de golf très réputé accueillant nombre de compétitions internationales, et qui a la particularité d’interdire aux femmes d’en être membre. Une « honte », juge Kevin McKenna dans The Guardian. Deux autres clubs tout aussi sélects pratiquent la même politique. Certes, il existe aussi en Écosse une demi-douzaine de clubs exclusivement féminins. Mais ce sont des clubs de seconde zone qui n’ont rien à voir avec la renommée et la splendeur des clubs masculins.

Lire aussi : Le golf d’Augusta s’ouvre aux femmes. Avait-il le choix ?

 

Garder ou ne pas garder son nom de naissance ?

L’idée qu’une femme existe d’abord en fonction de son mari commence à avoir du plomb dans l’aile. Mais les temps changent… lentement, en ce qui concerne le nom de famille qu’adoptent les femmes à leur mariage, note le quotidien New Zealand Herald. Selon une étude publiée sur Facebook il y a quelques jours, en effet, 62% des femmes qui se marient entre 20 et 30 ans adoptent le nom de leur mari. Les femmes de 30 ans et plus sont 74% à faire ou avoir fait ce choix, et à plus de 60 ans elles sont 88% .

 

Les droits bafoués des femmes du Bangladesh

La souffrance des femmes du Bangladesh est souvent ignorée, souligne le Dhaka Times qui rappelle que la Constitution du pays est supposée protéger les femmes et garantir l’égalité entre les sexes. Or, il n’en n’est rien dans les faits. A l’aide de quelques exemples particulièrement frappants, le quotidien démontre que dans le domaine du travail les salaires des femmes sont très inférieurs à ceux des hommes. Quant à la sphère domestique, une femme a beaucoup plus de difficultés à obtenir le divorce qu’un homme qui, lui, peut à tout moment répudier sa femme.

 

Trois Chinoises demandent des excuses au maire d’Osaka

Les Asiatiques contraintes de se prostituer pour l’armée japonaise pendant la seconde guerre mondiale, que l’on a injustement appelées ‘femmes de réconfort’, font beaucoup parler d’elles depuis quelques années. Bien qu’âgées de plus de 80 ans aujourd’hui, elles continuent de se battre pour obtenir réparation. Dernières en date, trois femmes de la région du Shanxi ont demandé par écrit au maire d’Osaka de se rétracter et de s’excuser, rapporte le Japan Times. Il avait osé dire en mai dernier que la prostitution forcée avait été nécessaire pour maintenir la discipline dans l’armée (Voir : Fin de la polémique sur les « femmes de réconfort » ?).

 

Les noires victimes de discrimination à l’embauche en Côte d’Ivoire

Le « paradoxe africain », ironise le site d’informations des pays francophones d’Afrique Koaci à propos des Ivoiriennes à peau très noire qui seraient victimes de discrimination à l’embauche. Le site, qui a envoyé des faux CV à trois grandes entreprises locales, a constaté que les femmes à peau claire avaient bien plus de chances d’être retenues que celles à peau foncée, surtout quand il s’agit de pourvoir des postes en contact avec la clientèle. Une banque n’a d’ailleurs pas craint de mentionner la couleur de peau dans la liste de ses critères de sélection fournie aux candidates.

 

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