Accueil International Revue de presse internationale, 20 mars 2014

Revue de presse internationale, 20 mars 2014

par Arnaud Bihel

Loi anti-sexisme en Belgique ; Cueilleuse de fraises marocaines exploitées ; Boxeuses afghanes… La revue de presse internationale d’Anne Collet.


 

Les commentaires sexistes hors la loi en Belgique

La Belgique vient d’adopter une loi – qui entrera en application dès le début du mois d’avril – faisant du harcèlement sexuel un crime puni d’une amende ou d’une peine de prison d’un an maximum. Le nouveau texte entend s’attaquer au harcèlement au travail mais aussi ans la rue et sur les réseaux sociaux. La Belgique a déjà une loi contre les discriminations sexuelles, mais celle-ci ne protège pas suffisamment les victimes de gestes ou de propos déplacés, quelque soit leur sexe, a estimé Joelle Milquet, la ministre en charge du dossier, citée par International Business Times.

 

L’exploitation des cueilleuses de fraises marocaines

Les fraises que l’on voit en ce moment sur les étals des marchés sont un vecteur important de développement économique de la région nord du Maroc où elles sont cultivées. Mais les ouvrières embauchées le temps de la cueillette, issues de milieux très pauvres, sont privées de leurs droits les plus élémentaires, dénonce le quotidien Libération de Casablanca. Elles n’ont en général aucun contrat de travail et leurs nombreuses heures supplémentaires ne sont pas payées. Souvent victimes d’insultes et de châtiments, de licenciements abusifs et parfois de viol, elles travaillent la peur au ventre. Pourtant, un sondage effectué en 2011 montre qu’elles ne sont pas dupes et connaissent leurs droits.

 

L’espoir des boxeuses afghanes pour les JO de 2016

Dans une salle de sports qui leur est réservée, elles sont une douzaine de femmes à s’entraîner à la boxe, avec pour objectif de participer aux Jeux Olympiques de Rio en 2016 et pour unique ressource leur détermination, raconte l’agence Associated Press, qui propose une galerie de photos. Il n’y a pas si longtemps, elles étaient 25 et recevaient grâce à une ONG l’équivalent de 100 dollars par mois. L’ONG a cessé de payer, le comité olympique afghan a pris la relève mais il n’a pas un sou à consacrer aux femmes.

 

L’obésité des femmes coûte cher à la société britannique

Une admission sur huit à l’hôpital est due aux femmes de plus de 50 ans ayant des problèmes de surpoids et d’obésité, selon la plus grande enquête de santé jamais menée au Royaume Uni que cite le Guardian. Dans ce pays où 58% des femmes sont en surpoids, les femmes obèses représentent 2 millions de journées d’hospitalisation par an. Elles coûtent chaque année 500 millions de livres aux contribuables. Le diabète, la chirurgie du genou et les maladies cardiaques sont en tête des pathologies exigeant une hospitalisation.

 

Pourquoi les Noires américaines meurent plus du cancer

Depuis le début des années 70, de nombreuses études ont établi que les Noires américaines avaient un taux de mortalité dû au cancer, surtout du sein, très supérieur à celui des autres groupes de population. Une étude récente publiée par la revue Cancer Epidemiology, reprise par le New York Times, démontre que dans les 41 plus grandes villes du pays, les Noires ont 40% de plus de chances d’en mourir que les Blanches. Dans le passé les Noires avaient moins accès à la mammographie mais ce n’est plus vrai aujourd’hui. Par contre, les diagnostics sont plus longs à établir et les traitements à mettre en place dans cette catégorie de population. (Voir aussi : Aux États-Unis, « disparités fatales » face au cancer du sein)

 

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