Accueil International Revue de presse internationale, 23 janvier

Revue de presse internationale, 23 janvier

par Arnaud Bihel

Chirurgie esthétique pour filles ; Italie de plus en plus vieille ; Cancer du sein tabou au Pakistan ; Blues des Marocaines au foyer… la revue de presse internationale d’Anne Collet.


 

iChirurgieDe la chirurgie esthétique pour les petites filles ?

Cette idée est horrible mais pas surprenante, estime The Guardian. Le quotidien britannique ajoute que, dans un monde outrageusement sexiste, il n’est pas étonnant que certains créateurs de jouets aient eu l’idée de s’adresser aux plus jeunes, leur suggérant qu’elles sont trop grosses et qu’elles ont besoin de recourir à la chirurgie esthétique. Ces remarques font suite au scandale provoqué par une application sur iTunes qui vante les mérites de la chirurgie esthétique auprès des petites filles. Bien qu’elle ait été rapidement supprimée, le danger demeure réel. D’autant plus qu’au Royaume-Uni, une fille sur quatre âgée de 7 ans a au moins une fois essayé de maigrir (Voir aussi : Au Royaume-Uni, le malaise du rapport au corps).

 

L’Italie vieillit à vitesse grand V

Avec la crise, les Italiennes ne font plus d’enfants. Il y a eu dans le pays en 2013 plus de 60 naissances en moins par jour par rapport à 2012. Il s’agit du niveau de fécondité le plus bas relevé depuis 33 ans, ce qui fait de l’Italie un des plus vieux pays au monde, rapporte La Repubblica. On y compte en effet 149 personnes de plus de 65 ans pour 100 jeunes de moins de 14 ans. A ce rythme, en 2050, l’Italie comptera 263 vieux pour 100 jeunes.

 

Le tabou du cancer du sein au Pakistan

Dans un pays, le Pakistan, où le cancer du sein tue plus de femmes que les attaques terroristes, il est très mal vu de l’appeler par son nom. Le mot sein lui même, associé à la sexualité, est totalement tabou jusque dans les universités et les lieux de recherche. Du coup, la maladie a été surnommée « cancer des femmes ». Une femme sur neuf dans ce pays y sera pourtant confrontée et sera de ce fait stigmatisée. Le fait même de se rendre à l’hôpital pour une mammographie est considéré comme immoral, rapporte le San Francisco Chronicle, citant l’agence Associated Press.

 

Le blues des femmes au foyer marocaines

« Il fut un temps où rester à la maison pour s’occuper de ses enfants était le plus beau métier du monde »… mais dans un monde où seul le travail rémunéré a de la valeur, tout cela est bien fini, note Libération. Le quotidien de Casablanca publie les témoignages de femmes confrontées à une crise identitaire, qui se plaignent de souffrir du dédain, du mépris et même de l’ingratitude des autres. Elles aimeraient que le travail « invisible » qu’elles fournissent soit justement récompensé.

 

L’esclavage moderne sévit à Hong Kong

Depuis les années 70 et le boom économique qu’a connu Hong Kong, les femmes sont entrées massivement sur le marché du travail. Pour les aider à la maison, elles ont embauché des femmes venues des Philippines, puis d’Indonésie et de Thaïlande. Cette communauté de 300 000 petites bonnes vit légalement mieux protégée qu’au Moyen Orient, mais demeure très vulnérable. Selon un rapport datant de 2012 cité par le magazine Time, 18% d’entre elles seraient victimes de l’esclavage moderne, privées de droits et de papiers, sans que les autorités y trouvent à redire.

 

A VOUS DE JOUER

o Vous appréciez nos articles ?
o Vous voulez partager l’information pour que tout le monde ouvre les yeux sur l’inégalité des sexes ?
o Vous considérez que l’égalité dans les médias est la mère de toutes les batailles pour l’égalité ?
o Vous savez qu’un journal indépendant et de qualité doit employer des journalistes professionnels ?
Si vous avez répondu oui à une de ces quatre questions, faites un don pour financer l’information. Ce don est défiscalisé à 66 %. (Un don de 50 € vous coûte en réalité 17 €)

JE FAIS UN DON

2 commentaires

09 Aziza 23 janvier 2014 - 10:13

C’est bien vu, dans un monde où seul le travail des hommes est valorisé, les 70h par semaine d’une mère de famille au foyer ne valent rien! Simone de Beauvoir disait déjà que le travail d’une mère de deux enfants équivalait à la journée d’un maçon…mais en France aussi celles qui produisent tous les jours de la vie, et la reproduction de la force de travail sont méprisées, même par certaines féministes.
Et dés qu’un homme en fait le quart, OH!!!!! la bouche en coeur, on s’extasie…..

Répondre
Sylv5 28 janvier 2014 - 09:31

Italie moins d’enfants, est-ce si grave ?
Non en réalité, il est inutile de procréer si l’on est pas sûr.e de l’avenir de l’enfant, et dans la société actuelle, on ne peut qu’applaudir l’intelligence des couples italiens qui pensent plus à l’enfant qu’à leur égo (les histoires du « c’est trop beau d’avoir des enfants! »). Il faudrait qu’en France on commence à réfléchir un peu plus en prenant en compte les aspects généraux, les contingences économiques, politiques et sociales.
Qu’un pays « vieillisse » n’est pas un mal en soi, bien au contraire (et ne me parlez pas des retombées financières du pays en questions, il faudrait tout de même que l’on sorte de ce genre d’arguments).
Le Pakistan:
Puisque les femmes meurent du mauvais traitement que l’on leur inflige au nom d’un prophète, alors ce seront des milliers d’autres petits fondamentalistes de moins à naître.
S’ils étaient vraiment intelligents, ces hommes qui méprisent la femme, ne la mépriseraient plus puisqu’ils ne peuvent se renouveler sans elle…

Répondre

Laisser un commentaire